Margot Durrmeyer

| Naissance | |
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| Décès |
(à 85 ans) Metz |
| Nom de naissance |
Marguerite Sophie Durrmeyer |
| Nationalité | |
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| Parti politique |
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Margot Durrmeyer, née le à Hagondange en Moselle, morte le à Metz, est une militante des Jeunesses communistes[1], résistante, un des principaux membres du « groupe Mario », déportée, membre militante de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes[2]. Une rue porte son nom à Metz.
Biographie
Marguerite Durrmeyer est née à Hagondange en Moselle le [2]. Elle est la sixième des sept enfants de Pierre Durrmeyer, ouvrier et militant communiste, et de Caroline Solt[2].
Elle va travailler à Paris vers 1935 comme nurse, et milite aux Jeunesses communistes ; elle vend L'Avant-Garde le dimanche[2]. Elle y connaît les événements du Front populaire[2]. Elle retourne parfois en Moselle et participe à de manifestations ; elle prend la parole le à Hagondange devant 20 000 personnes au nom des Jeunesses communistes et appelle à s'opposer à la propagation en France du fascisme sévissant en Allemagne[2].
Elle entame des études d'infirmière, interrompues par la Seconde Guerre mondiale[2]. Elle travaille alors dans une cimenterie en 1939-1940. Après l'annexion du département par l'Allemagne, elle est convoquée pour travailler dans un hôpital militaire mais refuse de travailler pour les Allemands, et se retrouve sans emploi[2].
Fin 1940, elle parcourt le département à bicyclette avec le militant Charles Hoeffel pour faire le point des militants syndicaux et communistes pouvant être sollicités[2]. C'est l'embryon du futur groupe de résistance « Mario » fondé par Jean Burger. Celui-ci la sollicite pour diverses opérations de résistance, et notamment pour prendre contact avec les prisonniers de guerre soviétiques internés au camp du Ban-Saint-Jean[2]. Elle participe à un vol des papiers nécessaire pour imprimer les tracts clandestins, recueille des renseignements dans les centres industriels, y diffuse les tracts, et effectue plusieurs transports d'armement[2].
Surprise à traverser la frontière, elle est renvoyée de la Reichsbahn et devient pontonnière de laminoir à l'usine d'Hagondange[2]. S'étant cachée chez une amie, elle y est arrêtée le ; emprisonnée trois semaines par la Gestapo, elle est torturée, puis transférée à Sarrebruck où elle est emprisonnée au Lerchesflur jusqu'en , ensuite au fort de Queuleu près de Metz, puis au camp de Rothenfells près de Gaggenau en Allemagne[2]. Elle essaye d'y organiser un petit groupe mais est dénoncée et interrogée par la Gestapo de Strasbourg[2]. Envoyée au camp de concentration de Natzweiler-Struthof puis au camp de Schirmeck, elle s'y cache puis s'en échappe fin , et se réfugie au couvent des Carmélites de Molsheim peu avant l'arrivée des Alliés. Elle rentre à Hayange en [2].
Après la guerre, elle épouse en 1946 Fernand Obrecht[3] et participe à la fondation de l'Association des déportés de la Moselle[2]. Elle devient en 1988 la liquidatrice du Groupe « Mario » et cherche à faire valoir les droits de ses anciens membres[2].
Distinction
Médaille de la Résistance française (décret du )[4]
Notes et références
- ↑ Schill 2006.
- Dict. Biographique du mouvement ouvrier français.
- ↑ Pierre Schill, « Durrmeyer, Marguerite, dite « Margot » [épouse Obrecht] », sur maitron.fr, (consulté le )
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Marguerite Durrmeyer » (consulté le )
Bibliographie
- Pierre Schill, « Durrmeyer, Marguerite, dite "Margot" [épouse Obrecht] », dans Jean Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions ouvrières, 1964-1981 (lire en ligne).
- Pierre Schill, 1936. Visages et figures du Front populaire en Moselle, Metz, éditions Serpenoise, .
- Laurence Thibault (dir.), Les femmes et la Résistance, Paris, AERI-Documentation française, .
Liens externes
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