Marguerite Beaumatin

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(à 41 ans) Dinard |
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Marguerite Beaumatin, née le à Massignac et morte à Dinard le , est une militante communiste et une résistante française. Elle meurt des suites de son emprisonnement dans le camp d'internement de Poitiers.
Biographie
Contexte familial
Marguerite Beaumatin nait en Charente d'un père boucher et d'une mère sans profession. Au début des années 1930, elle habite à Dinard où elle vit avec ses deux filles, une sœur et deux cousins. Tricoteuse de profession, elle gère un atelier de tricot mécanique qu'elle installe place de la gare. Marguerite Beaumatin milite au sein du parti communiste où elle devient secrétaire de section. Elle aide des réfugiés républicains espagnols à s'évader d'un camp situé derrière la gare de Dinard[1],[2],[3],[4].
La Résistance

Marguerite Beaumatin s'engage dans la Résistance intérieure début 1941. Active comme agente de liaison au sein du mouvement du Front national pour la libération de Dinard, elle participe à l'organisation et la coordination de plusieurs groupes résistants autour de Dinard. Elle héberge chez elle des réfractaires au STO ainsi que plusieurs responsables régionaux du FTP. Son domicile sert d'entrepôt de matériel de propagande ou de sabotage. Elle participe à la propagande contre l'occupant allemand en diffusant tracts et journaux clandestins. Elle assure plusieurs liaisons jusqu'à Saint-Malo, Combourg et Rennes et transmet des renseignements sur la zone côtière Dinard-Ploubalay[1],[2],[4].
En 1942, Marguerite Beaumatin est désignée comme responsable à l'organisation des femmes patriotes. Le rôle de ce groupe est de collecter des fonds et de rassembler de la nourriture pour ravitailler les résistants emprisonnés, les maquisards et réfractaires. Elle informe aussi régulièrement les services de renseignements et participe à la formation de plusieurs groupes de FTP[1],[5].
Arrêtée par la police mobile le à Dinard, elle est internée au camp de Monts avant d'être transférée à Poitiers. Elle s'en évade le avec une amie institutrice, Marie Le Fur. Le , Marguerite Beaumatin rejoint ses filles réfugiées clandestinement à Camors. Dès lors, elle reprend contact avec le maquis du Morbihan et assure encore plusieurs liaisons et autres faits de résistance jusqu'à la Libération[1],[6].
Après-guerre immédiat
Dès la Libération, Marguerite Beaumatin reprend son activité militante, malgré une santé fragile causée par son internement et la malnutrition qu'elle a subie dans le camp de Poitiers. Elle est nommée responsable départementale de l'Union des femmes françaises (UFF) devenue par la suite les Femmes solidaires[1].
Elle meurt le alors qu'elle participe à une séance de cinéma organisée au bénéfice d'enfants socialement défavorisés en but de leur offrir des vacances à la campagne ou à la mer. Elle repose dans le carré des Résistants et Fusillés au cimetière de Dinard[2],[1].
Distinctions honorifiques et posthumes
- Citation à l'Ordre de la Division avec attribution de la Croix de Guerre avec Étoile d'argent.
- Mention Morte pour la France.
- Le square triangulaire de l’ancienne gare de Dinard porte son nom depuis 2019[7].
Notes et références
- « BEAUMATIN Anne-Marguerite – Maitron » (consulté le )
- « Qui est Marguerite Beaumatin, dont l’allée qui porte son nom, rejoint le Ciné-Armor à Pleurtuit ? », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ Jeanne Roquier-Drouillas et Renée Thouanel-Drouillas, Emile Drouillas dit Laporte militant ouvrier, , 224 p.
- Isabelle Le Boulanger, Bretonnes et Résistantes, 1940-1944: approche sociohistorique d'un engagement hors norme, Coop Breizh, coll. « Histoire », , 421 p. (ISBN 978-2-84346-858-2), p. 329
- ↑ « Un hommage, ce matin, à Marguerite Beaumatin », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Marguerite Beaumatin », sur memoiredeguerre.free.fr (consulté le )
- ↑ « Résistance. Le square Marguerite-Beaumatin inauguré », sur Le Télégramme, (consulté le )
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