Marguerite Dielman
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(à 76 ans) Bruxelles |
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Marguerite Dielman, née à Bruxelles le et morte dans la même ville le , est une artiste peintre belge.
Biographie
Famille
Marguerite (Marguerite Éléonore Louise Victorine) Dielman, née rue Belliard no 11 à Bruxelles le , est la fille de Ferdinand Edmond Dielman (1837), commissaire de police à Bruxelles, et de Jeanne Françoise Hennequin (1845), mariés à Saint-Josse-ten-Noode le [1],[2].
Carrière

Marguerite Dielman, qui peint depuis son plus jeune âge, se forme à l'atelier de Jean-François Portaels et auprès du peintre Ernest Blanc-Garin[3].

Membre du Cercle des femmes peintres, elle expose, en 1890, 1892 et 1893, à trois des quatre salons organisés par l'association bruxelloise. Elle se fait également connaître lors du Salon d'Anvers de 1891, où elle envoie une représentation de fruits. Lors de l'Exposition universelle de 1893 de Chicago, elle expose également une nature morte aux fruits[4]. Elle envoie Iris à l'Exposition de Bordeaux de 1895[5].
Son succès l'amène à initier des femmes à la peinture. Marguerite Dielman meurt, à l'âge de 66 ans, à Bruxelles le .
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural comprend les natures mortes, ornées de fleurs et de fruits, de même que les représentations animalières[3].
En 1915, le quotidien belge Le Messager de Bruxelles publie : « Légèreté, vigueur, coloris, délicatesse, séduction, sentiment très décoratif, sont les qualités premières de la charmante artiste. De progrès en progrès, elle est arrivée, s'est dûment personnalisée, et sa palette éclatante est d'une souplesse exquise. Ses fleurs, ses fruits, brossés en pleine pâte, ont de la couleur et du brio. Elle excelle également dans le portrait des animaux. Elle a signé les plus jolies reproductions de chats, de griffons, de fox-terriers et de dogues d'Ulm. Pour sa part, le critique Lucien Solvay estime que ses fleurs ont le charme de la nature, traduites d'une main adroite, sûre de sa virtuosité et conduite par une délicate vision de la peinture. Ses cytises, ses œillets, ses jonquilles, ont dans leur facture un joli frisson de réalité[3]. »
Expositions triennales belges
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : Chrysanthèmes japonais[6].
- Salon de Bruxelles de 1890
- Salon d'Anvers de 1891 : Fruits et Chrysanthèmes japonais[7].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : Fleurs et fruits et Fruits et accessoires[8].
- Salon de Bruxelles de 1900 : Harmonie d'ors[9].
- Salon de Bruxelles de 1903 : Coin de salon et Pivoines[10].
- Salon de Bruxelles de 1907 : Giroflées quarantaines, Fleurs oubliées et œillets et primevères[11].
- Exposition universelle de Bruxelles de 1910[12].
Références
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- B.O.N, « Nos femmes artistes », Le Messager de Bruxelles, no 215, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Exposition de Chicago », sur ia600106.us.archive.org, (consulté le ).
- ↑ Société Philomathique de Bordeaux, XIIIe Exposition, Nationale, Internationale, Universelle, Bordeaux 1895 : Catalogue officiel des arts anciens et modernes, Bordeaux, Société Philomathique de Bordeaux, , 192 p., p. 22 lire en ligne = http://1886.u-bordeaux-montaigne.fr/items/show/9145
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1889 (XXXIVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 144 p. (lire en ligne), p. 71.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 142 p. (lire en ligne), p. 37.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1892 (XXXVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 156 p. (lire en ligne), p. 51.
- ↑ Catalogue, Exposition triennale des Beaux-Arts de 1900, Bruxelles, Imprimerie Veuve Monnom, , 116 p. (lire en ligne), p. 36.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1903, Bruxelles, Imprimerie Fred. Tilbury, , 262 p. (lire en ligne), p. 46.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1907, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 188 p. (lire en ligne), p. 23.
- ↑ Emmanuel Bénézit, « Cleynhens (Théodore Joseph) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 1, Paris, Gründ, , 1200 p. (lire en ligne), p. 107.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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