Marguerite Naseau

Marguerite Naseau
Biographie
Naissance
Décès
(à 38 ans)
Paris
Activité
Autres informations
Ordre religieux
Étape de canonisation

Marguerite Naseau (parfois orthographié « Nezot »), surnommée la « première fille de la charité », est née le [1] et mourut fin février 1633.

Biographie

Jeune vachère de Suresnes, près de Paris, elle voulut apprendre à lire et à écrire pour être en mesure d'enseigner aux petites filles des villages environnants. Elle acheta un alphabet et, en demandant au curé de Suresnes, au vicaire et à toute personne qui savait lire, comment se prononçaient les lettres et les mots, elle parvint à savoir lire. Les moqueries de son entourage ne faisaient que renforcer sa détermination[2], malgré les jeûnes forcés et les longues marches dans la campagne. Elle suscite des vocations et elle est bientôt imitée par d'autres femmes[3].

Elle rencontra à Villepreux saint Vincent de Paul, qui la présenta à sainte Louise de Marillac. Marguerite Naseau devint bientôt une proche collaboratrice de saint Vincent de Paul, qui la tient pour la « première sœur de la charité »[4] dans la nouvelle congrégation religieuse qu'il fonda en 1633 avec Louise de Marillac : les « Filles de la charité de Saint Vincent de Paul ». Comme institutrice ou infirmière, elle se dévoua toute sa vie auprès des plus pauvres[2], qui ne manquaient pas en cette période du début de la guerre de Trente Ans.

Elle n'hésita pas à céder son lit de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à une pestiférée, dont elle contracta bientôt le mal. Elle fit joyeusement ses adieux à la communauté et se dirigea simplement vers l'hôpital Saint-Louis (Paris), où elle mourut peu après, à l'âge de 39 ans[2].

À Suresnes, une place porte son nom et deux vitraux lui sont consacrés dans l'église du Cœur-Immaculé-de-Marie[3],[5] :

À Clichy, un établissement scolaire catholique (école et collège), ouvert en 2020, porte son nom : « Soeur Marguerite »[6], et un vitrail (du début du XXIe siècle) de l'église Saint-Médard lui est consacré.

L'ouverture de son procès en canonisation est souhaitée par l'évêque de Nanterre. Le , la congrégation pour la Cause des saints autorise le transfert de compétence du diocèse de Paris au diocèse de Nanterre à cette fin[7]. À l'automne 2025, un processus de béatification est lancé par l'Assemblée plénière des évêques de France[3].

Notes et références

  1. ↑ Matthieu Frachon, avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, « C’est arrivé en été à Suresnes », Suresnes Mag n°309,‎ , p. 39 (lire en ligne).
  2. Article réalisé avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, « Suresnes, une histoire au féminin », Suresnes Mag n°305,‎ , p. 38-39 (lire en ligne).
  3. « Marguerite Naseau, pionnière de la charité », suresnes.fr, consulté le 21 avril 2026.
  4. ↑ Conférence de saint Vincent de Paul consacrée aux vertus de Marguerite Naseau (juillet 1642, Coste IX, pp. 77-79) [1].
  5. ↑ « Marguerite Naseau », eglise-suresnes.org, consulté le 30 octobre 2018.
  6. ↑ (en-US) « Soeur Marguerite – Établissement Catholique de Clichy » (consulté le ).
  7. ↑ Lettre de la Congrégation pour la cause des saints à Mgr Rougé, évêque de Nanterre. Ref. : Prot. N. 3516-1/19.

Liens externes

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