Maria Kim (militante)

Maria Kim
Biographie
Naissance

Changyon County (en)
Décès
(à 52 ans)
Romanisation révisée
Kim Maria
McCune-Reischauer
Kim Maria
Nationalité
Formation
Activité

Maria Kim (hangeul : 김마리아 ; hanja : 金瑪利亞 ; RR : Kim Maria), née le et morte le , est une patriote coréenne active pendant l'occupation de la Corée par le Japon.

Biographie

Maria Kim naît en 1891 dans la région de Hwanghae. Le prénom Maria est choisi par son père, chrétien. Sa famille milite pour l'indépendance de la Corée et compte nombre d'intellectuels réformistes. Un oncle et un cousin travaillent par exemple pour le Gouvernement provisoire de la république de Corée à Shanghai. Le père de Maria, Kim Yun-bang, est cousin de Kim Sun-ae (ko), militante indépendantiste et épouse de Kim Kyu-sik[1].

Diplômée du lycée pour jeunes filles de Chungshin (en), elle y est institutrice jusqu'en 1914[1].

Séjour au Japon et en Chine

Elle part ensuite étudier à Tokyo, où elle publie le premier magazine féminin coréen d'intérêt général, Le Monde des femmes (Yŏjagye / 여자계, 1917-1921). De retour en Corée, elle est emprisonnée à la suite de sa participation au Mouvement du 1er Mars 1919. Torturée, elle en gardera des séquelles le reste de sa vie. Elle est condamnée à une peine de prison pour son appartenance à l'Association des femmes patriotes de Corée. Relâchée pour cause de maladie, elle s'enfuit à Shanghai, et devient la première femme déléguée de la province de Hwanghae au sein du Gouvernement provisoire de Corée. Elle continue ses études à Nankin, avant de quitter la Chine pour les États-Unis[1].

Séjour aux États-Unis

Aux États-Unis, Maria Kim étudie la littérature pendant deux ans dans le Missouri, puis entre à l'université de Chicago en 1927, où elle est obtient un master deux ans après. Elle étudie ensuite la théologie à New-York. Là, Maria Kim et Esther Hwang (ko), qui s'étaient connues au Japon, et Pak In-dŏk (en) fondent l'Association des femmes de Corée Kŭnhwahoe (근화회의), dont Maria Kim est la présidente[1].

Retour en Corée

Elle revient en Corée en 1933, mais les autorités japonaises lui interdisent de résider à Séoul. Elle devient donc institutrice dans le Hamgyŏng du Sud et exerce diverses activités en relation avec sa foi chrétienne. Les tortures qu'elle a subies plusieurs décennies auparavant conduisent à sa mort prématurée en 1944, à l'âge de 52 ans. Selon ses volontés, ses cendres sont dispersées dans le fleuve Taedong[1].

Distinctions

Maria Kim reçoit en 1962 la médaille de l'Ordre du Mérite de la Fondation nationale. Ses tablettes ancestrales sont déposées au cimetière national de Séoul[1].

Références

  1. « MARIA KIM 김마리아 », sur uchicago.edu, The University of Chicago Library,‎

Liens externes

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