Mariama Hima

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Mariama Hima Yankori, née en , à Niamey, est une cinéaste, ethnologue et femme politique nigérienne. Elle est reconnue comme la première femme réalisatrice de films au Niger. En , elle occupe la fonction de Secrétaire d’État à la Promotion de la Femme et à la Protection des Enfants.
Biographie
Mariama Hima Yankori naît en à Niamey. Elle obtient son baccalauréat au début des années à Niamey où elle fait ses études jusqu’au niveau licence[1],[2]. Avant de partir en France, elle effectue quelques mois de bénévolat au Musée national de Niamey, puis part en France en . En France, elle étudie à l'École du Louvre et au Musée de l'Homme[2]. Elle poursuit une formation en ethnolinguistique à l'École pratique des hautes études à Paris et obtient un Doctorat en à l'Université Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense en anthropologie[1],[2],[3].
Carrière
Dans les années et , elle réalise cinq films documentaires, ce qui fait d’elle la première femme nigérienne réalisatrice[4]. Elle travaille plus d'une décennie comme conservatrice au Musée National du Niger à Niamey[5], puis occupe la fonction de directrice entre et [6]. En , en tant que Directrice nationale de la culture, elle organise le 20ème anniversaire de la Francophonie[2].
Elle contribue à la réussite de la candidature du Niger pour l'organisation des 5èmes Jeux de la Francophonie (2005)[2].Sa nomination comme Secrétaire d'État en a été une "nomination surprise"[2]. C'est sous son impulsion que le Secrétariat d'État est érigé en ministère, devenant ainsi le Ministère du Développement Social, de la Population et de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant[2].
Filmographie
Ces films sont des documentaires, axée sur les artisans travaillant à Niamey. Ils ont reçu des prix dans des festivals internationaux, notamment à la Mostra de Venise, au festival du réel à Beaubourg et au festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO)[7]
- 1984: Baabu Banza (Rien ne se jette), un documentaire de 20 minutes[1],[4]
- 1985: Falaw (L'aluminium), un documentaire de 16 minutes[1]
- 1986: Toukou (Le tonneau), documentaire[1]
- 1987: Katako (Les planches), documentaire[1]
- 1994: Hadiza et Kalia, documentaire[1]
Distinctions
Notes et références
Notes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mariama Hima » (voir la liste des auteurs).
Références
- Les cinémas d'Afrique : dictionnaire, Paris, Karthala Éditions, , 592 p. (ISBN 2-84586-060-9, lire en ligne), p. 236
- Super User, « Portraits des femmes pionnières du Niger (Archives - article publié le 13 mai 2014) », sur Nigerdiaspora, (consulté le )
- ↑ « Thèse de doctorat de Hima Mariama », Lille, Atelier national de reproduction des thèses
- « Actualité courts métrages. Les paquets-surprises de Canal+ », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ Nancy Schmidt, « Sub-Saharan African Women Filmmakers : Agendas for Research », dans Kenneth W. Harrow, With Open Eyes: Women and African Cinema. Matabu Series, vol. 19, Rodopi, , 163–191 p. (ISBN 9042001542, lire en ligne)
- ↑ (en) Abdourahmane Idrissa et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Niger, Lanham, MD, Scarecrow Press, (ISBN 978-0-8108-7090-1 et 0-8108-7090-8, lire en ligne), p. 332
- ↑ (en) Nancy Schmidt, « Sub-Saharan African Women Filmmakers », dans Kenneth W. Harrow, African Cinema : Postcolonial and Feminist Readings, Africa World Press, (ISBN 0865436975, lire en ligne), p. 289
Liens externes
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