Marian Hooper Adams

Marian Hooper Adams
Biographie
Naissance
Décès
(à 42 ans)
Washington
Sépulture
Adams Memorial (en)
Nationalité
Activités
Père
Robert William Hooper (en)
Mère
Fratrie
Ellen Sturgis Hooper (d)
Edward W. Hooper (en)
Conjoint
Henry Adams (de à )

Marian « Clover » Hooper Adams, née le et morte le , est une socialite américaine. Elle a notamment été citée comme inspiration par l'écrivain Henry James pour ses œuvres Daisy Miller et Portrait de femme. Elle était mariée à l'écrivain Henry Adams qui, après son suicide, a fait ériger le fameux Adams Memorial (en) avec son énigmatique sculpture de bronze réalisée par Augustus Saint-Gaudens à l'endroit où se trouve sa tombe.

Biographie

Jeunesse et formation

Marian Hooper est née à Boston dans l'État du Massachusetts, elle est la seconde fille et la cadette des trois enfants de Robert William Hooper (en), un ophtalmologiste fortuné et d'Ellen Sturgis Hooper une poète transcendantaliste, une féministe et une amie de Margaret Fuller[1]. "Clover" est le surnom que lui ont donné les membres de sa famille après la mort de sa mère de la tuberculose, décès survenu à ses 5 ans. Robert William Hooper, cesse son activité de médecin pour se consacrer à l'éducation de ses enfants : Marian, Ned et Nella[2],[3],[4].

En 1857, à l'âge de 14 ans, Marian Hooper suit ses études secondaires dans une école privée pour jeunes filles dirigée par Elizabeth Cary Agassiz à Cambridge[3],[4].

La guerre de Sécession

Durant la guerre de Sécession, elle se porte volontaire pour servir au sein de la Sanitary Commission[2]. Dans une lettre à sa sœur Mary Louise Shaw, elle décrit son expérience après avoir assisté aux grandes revues des armées de William Tecumseh Sherman et Ulysses S. Grant en 1865[5].

En 1866, elle entreprend un voyage à l'étranger et aurait rencontré son futur mari Henry Adams en Angleterre[2].

En 1872, elle se marie avec lui à Boston et passe son voyage de noces en Europe[2].

À son retour, son mari commence à enseigner à Harvard et leur résidence de Boston devient un cercle d'intellectuels[1].

En 1877, ils déménagent à Washington, D.C. où leur résidence devient de nouveau un lieu de mondanité et de rencontres intellectuelles[6],[7].

D'après les lettres écrites à son père, il est vraisemblable qu'elle soit l'auteure anonyme de Democracy: An American Novel (en) publié en 1880 mais attribué à son mari 43 ans plus tard[6].


La photographe

À partir de 1883, Marian Hooper Adams se consacre à la photographie[2], plus particulièrement au portrait[1]. Elle effectue le développement photographique elle-même.[réf. souhaitée] Ses photographies sont surtout des portraits formels et informels d'amis[1], de politiciens et de membres de la famille et d'animaux de compagnie, ainsi que des vues d'intérieurs et d'extérieurs incluant des photographies de Washington, de Bladensburg et de Sweet Springs (en), ainsi que des résidences familiales à Quincy et à Beverly Farms.[réf. souhaitée]

Fin de vie

Le , lors d'un épisode dépressif, Marian Hooper Adams se suicide en ingérant du cyanure de potassium[8]. Elle repose au Rock Creek Cemetery (en) dans un mémorial le Adams Memorial (Saint-Gaudens) (en) réalisé par le sculpteur Augustus Saint-Gaudens[2],[3],[4].

Dans la culture populaire

En littérature

Marian Hooper Adams aurait inspiré les romans Daisy Miller (1878) et Portrait of a lady (1881) de Henry Adams[9],[10].

Le suicide de Marian Hooper Adams est l'élément déclencheur des évènements décrits dans le roman Le Cinquième Cœur (The Fifth Heart) de l'écrivain américain Dan Simmons et paru en 2015[11].

Notes et références

  1. (en) Natalie Dykstra, « Marian Adams: American Socialite, Photographer & Activist », sur www.britannica.com, (consulté le )
  2. (en-US) John A. Garraty (dir.), Mark C. Carnes (dir.) et Eugenia Kaledin (rédactrice), American National Biography, vol. 1 : Aarons - Baird, New York, Oxford University Press, , 944 p. (ISBN 9780195150636, OCLC 921903375, lire en ligne), p. 114-115
  3. (en-US) Paul S. Boyer (dir.), Edward T. James (dir.) et Janet Wilson (dir.), Notable American Women : 1607-1950 : a biographical dictionary, Cambridge, Massachusetts, Belknap Press of Harvard University Press, , 756 p. (ISBN 9780674627345, OCLC 28467178, lire en ligne), p. 15-16
  4. (en-US) Deborah Klezmer (dir.) et Anne Commire (dir.), Women in World History, vol. 1 : Aak - Azz, Waterford, Connecticut, Yorkin Publications, , 848 p. (ISBN 9780787637361, OCLC 76433082, lire en ligne), p. 44-48
  5. (en) Ward Thorton, First of Hearts: Selected Letters of Mrs. Henry Adams, AuthorHouse, (ISBN 978-1-4634-2451-0, lire en ligne)
  6. (en) Lisa McGunigal, « From Salonnière to Author: Clover Adams’ Salon and Henry Adams’ Democracy as Salon Realism », American Literary Realism, vol. 52, no 1,‎ , p. 47–67 (ISSN 1540-3084 et 1940-5103, DOI 10.5406/amerlitereal.52.1.0047, lire en ligne, consulté le )
  7. (en-US) Katharine Simonds, « The Tragedy of Mrs. Henry Adams », The New England Quarterly, vol. 9, no 4,‎ , p. 564-582 (19 pages) (lire en ligne Inscription nécessaire, consulté le )
  8. (en) John O’Rourke, « A Gilded and Heartbreaking Life », sur Boston University, (consulté le )
  9. (en) Nancy Hendricks, Haunted Histories in America: True Stories behind the Nation's Most Feared Places, Bloomsbury Publishing USA, (ISBN 979-8-216-09476-0, lire en ligne), p. 87
  10. (en-US) Leslie Landrigan, « Clover Adams Takes Pictures of Grief (Her Own) », sur New England Historical Society, (consulté le )
  11. (en-US) « In the beguiling mystery ‘The Fifth Heart,’ Sherlock Holmes teams up with Henry James », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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