Marianne-Agnès Falques
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Marianne-Agnès Pillement |
| Activité | |
| Père |
Paul Pillement (d) |
| Fratrie |
| Date de baptême |
|---|
Marianne-Agnès Pillement de Falques (Fauques ou Fauque) de La Cépède, surnommée « La Vaucluse », est une femme de lettres française du XVIIIe siècle, auteure de plusieurs romans sentimentaux, parallèlement à des écrits séditieux ou d’actualité.
Ses ouvrages furent pour la plupart traduits à l'époque en anglais et en allemand.
Biographie
Marie Anne Pillement (baptisée Lyon[1]- Paris[2]), est issue d'une famille "d'artistes d'origine lorraine"[3].
Elle est la fille de Paul Pillement (1694 Lyon-?), "peintre puis marchand dessinateur", et Anne Astier veuve Jean Joseph Ferraire, mariés à Lyon en 1727. Elle a quatre frères et sœurs nés entre 1728 et 1733, dont le peintre Jean Pillement[1].
En 1750, elle se marie à Lyon avec Charles Falque, agent de change à Lyon. Celui-ci est condamné à mort et pendu pour crime de faux en 1756[4].
Elle se remarie avec François René Brethe de Clermont, qualifié de capitaine d'infanterie en 1773. Elle meurt à Paris en 1773[5], s'étant suicidée selon Quérard[5].
Mme de Fauk, ou Fauque ou Falque de La Cépède ou de Vaucluse est née à Avignon vers 1721. Elle a été religieuse pendant environ quinze ans avant de se faire "relever de ses vœux"[6].
Elle est à Paris en 1751.
Elle est à Londres en 1765-1766: en 1765, elle serait "remise en prison pour la troisième fois pour avoir menacé d'un coup de pistolet un ... italien qui refuse de l'épouser", et en , elle demanderait "l'aumône dans les rues[7].
Ouvrages
- Le Triomphe de l'amitié : ouvrage traduit du grec, par Mlle de***, chez Bauche fils, Londres et se vend à Paris, 1751 (lire en ligne).
- Abbassaï, histoire orientale, De l'imprimerie de Bagdad. Et se trouve à Paris. Chez Bauche fils, libraire, quay des Augustins, à l'image Ste. Geneviève, 1753.
- Contes du serrail, traduits du turc, à La Haye [i. e. Paris, Veuve de Noël Pissot], 1753. [1]
- Les Préjugés trop bravés et trop suivis, ou Les mémoires de Mlle d’Oran, par Mlle de***, [J.-F. Bastien ?], Londres, 1755.
- La dernière guerre des bêtes, fable pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, par l'auteur d'Abassaï, C.-G. Seyffert, Londres, 1758. t1 t2
- Frédéric le Grand au temple de l'Immortalité, aux dépens de S. Hooper, Londres, 1758.
- Mémoires de Mme F. de la C. contre M. C. [Monsieur Celesia, ministre de la république de Gênes], Londres, 1758.
- L’Histoire de Madame la Marquise de Pompadour, traduite de l’anglois, aux dépens de S. Hooper, à la tête de César, à Londres, 1759 (le comte d'Affry, ministre de France, fut chargé par Louis XV d'acheter l'édition entière de ce pamphlet et de la détruire). [2]
- The Vizirs: Or The Enchanted Labyrinth : An Oriental Tale, Londres, 1774.
- Dialogues moraux et amusants, en anglois et françois. Pour l'instruction de la jeunesse, etc., chez Jean Exshaw, Londres, 1777.
Notes et références
- Georges Pillement, Jean Pillement, Paris, , généalogie p. 25.
- ↑ Enterrements : Du 30 octobre. de Mad. Marie-Anne Pillement, épouse de M. Fr.-René Brethe de Clermont, capitaine d'infanterie, rue Mazarine. À Saint-Sulpice. Annonces, affiches et avis divers, 22 novembre 1773, p. 948 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1047423t/f8.item
- ↑ Nicole Riche, Laurent Félix, Maria Gordon Smith (sous la direction), Jean Pillement paysagiste du XVIIIesiècle, Béziers, musée des beaux-arts de Béziers, 2003, p. 55.
- ↑ Arrêt du parlement du parlement de Paris du 10 février 1756 "qui condamne Charles Falque à être pendu,pour avoir faussement fabriqué des Lettres de change, promesses et billets ...prévariqué dans les fonctions d'Agent de change, & fait une banqueroute frauduleuse...". https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8522814.image
- Joseph Marie Quérard, Les supercheries littéraires, t. V, Paris, , p.137.
- ↑ Notice de la police parisienne rédigée en 1751 citée par Geneviève Artigas-Menant, Lumières clandestines Les papiers de Thomas Pichon, Paris, Honoré Champion, 2001. p. 148.
- ↑ Selon la correspondance de Thomas Pichon / Tyrrell. Geneviève Artigas-Menant, Lumières clandestines Les papiers de Thomas Pichon, Paris, Honoré Champion, 2001, p. 148.
Annexes
Bibliographie
- Boudin Stéphanie, Une romancière et aventurière des Lumières : Marianne-Agnès Falques, dite la Vaucluse, thèse sous la direction de Geneviève Artigas-Menant, université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, 1994.cf. http://www.sudoc.fr/130510254 ou directement sur le catalogue des bibliothèques de l'UPEC : http://bibliotheque.u-pec.fr/accueil/
- Grondin Angélique, La Représentation de la femme dans l'Orient de Marianne-Agnès Falques, thèse sous la direction de Marie-Françoise Bosquet, université de la Réunion, 2005.
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Édition originale du roman sur Mme de Pompadour
- Analyse critique des contes orientaux par Raymonde Robert
- Portail de la littérature française et francophone
- Portail du XVIIIe siècle