Marichette

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(à 72 ans) Memramcook |
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Émilie C. Leblanc dite Marichette est née le à Memramcook, au Nouveau-Brunswick. Dans une série de lettres publiées entre 1895 et 1898, elle dénonce plusieurs injustices sociales traitant sur les conditions de vie des Acadien. Elle est considérée comme la première Acadienne à revendiquer les droits des femmes[1].
Biographie
Elle fit ses études dans son village natal, au couvent Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Elle poursuivit ses études à l'École normale de Fredericton et entreprit ensuite une carrière d'enseignante à Weymouth, en Nouvelle-Écosse[2].
Elle est surtout connue pour sa série de 13 lettres publiées entre 1895 et 1898 dans le journal L'Évangéline publié dans la région de Weymouth, sous le pseudonyme de Marichette[2].
Marichette est une vieille femme pauvre, mère de nombreux enfants, et peu instruite. Dans un langage populaire, elle dénonce plusieurs injustices sociales et traite de sujets controversés comme les conditions de vie des Acadiens, réclame le droit des votes aux femmes, etc.[2],[3].
Émilie Leblanc a su créer un certain débat de société. Ses critiques n'ont évidemment pas plu à tout le monde et à la suite de nombreuses pressions sociales, Émilie Leblanc cessa d'écrire en 1898. Sa véritable identité est longtemps restée inconnue[2],[4].
Après s'être mariée à Jos Honoré Carrier, elle retourne au Nouveau-Brunswick. Elle meurt quelques années plus tard le à Memramcook[5].
Thèmes des lettres
Voici la date de publication des lettres de Marichette dans le journal l'Évangeline ainsi que les thèmes abordés dans ces dernières :
- : Le vote des femmes
- : Mœurs électorales et l'émigration
- : Le carême et le taureau de course
- : Les sœurs de Marichette, le fromage de Cocagne, l'émigration et la langue
- : Les grenouilles et la campagne électorale
- : La langue et le lendemain d'élections
- : Changement de gouvernement à Ottawa
- : Défaite des Tories et le principe de Malakoff
- : Le dentier, Marc et Jacques
- : Noël, l'alcool, les Noirs de Sissiboo
- : Le Mardi-gras, la supériorité des femmes, le postier indiscret
- : Les jeunes Acadiennes aux États, l'inspecteur des alcools et la locomotive
- : Critique du Moniteur, un journal pour les femmes et les porte-balles[6]
Notes et références
- ↑ « Marichette », sur sites.ustboniface.ca (consulté le )
- (fr) Université de Moncton - Le Maître Guillaume
- ↑ Pierre Guérin et Pierre M. Gérin, Marichette Lettres acadiennes 1895-1898, Québec, Naaman, , 295 p. (ISBN 978-2-8904-0335-2), p. 27
- ↑ (fr) Musée McCord
- ↑ « Émilie LeBlanc, dite Marichette », sur Société culturelle de la Vallée de Memramcook (consulté le )
- ↑ Pierre Gérin et Pierre Marie Gérin, Marichette Lettre acadiennes 1895-1898, Québec, Naaman, , 295 p. (ISBN 978-2-8904-0335-2), p. 12
Liens externes
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