Marie Desport

Marie Desport
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Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Bordeaux
Nationalité
Activité
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A travaillé pour
Faculté des lettres de Bordeaux (d) (-)

Marie Desport, née le à Coulonges et morte le à Bordeaux, est une universitaire française, figure pionnière dans l’histoire de l’enseignement supérieur en France.

Spécialiste de philologie latine, elle est la première femme professeur à l’université de Bordeaux. Son parcours illustre l’accès progressif des femmes aux carrières universitaires, longtemps dominées par les hommes.

Biographie

Origines et formation

Née le à Coulonges, dans la Vienne[1], Marie Desport effectue ses études supérieures à Poitiers et est reçue première à l’agrégation de lettres en 1934. Nommée professeur au lycée de jeunes filles de Bordeaux, elle y reste jusqu’en 1940[2].

Elle obtient en 1951 un doctorat d’État intitulé L’incantation virgilienne : essai sur les mythes du poète enchanteur et leur influence dans l’œuvre de Virgile sous la direction de Pierre Boyancé. Consacrée à la figure du poète chez Virgile, sa thèse est publiée chez Delmas l’année suivante[2].

Carrière universitaire

Durant la Seconde Guerre mondiale, Marie Desport devient la première femme à enseigner à l’université de Bordeaux, en tant qu’assistante de latin à la faculté des lettres, dans un contexte où le corps enseignant était jusque-là exclusivement masculin[N 1],[3].

Devenue chargée d’une maîtrise de conférences en 1944 puis maître de conférences en 1948, Marie Desport est, là encore, la première femme à accéder à une chaire, en tant que professeur de philologie latine, en 1955[2],[3]. Elle reste la seule jusqu’en 1964, date à laquelle Marguerite Roques devient professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge[3].

Elle prend sa retraite en 1979[2] et meurt quelques années plus tard, le à Bordeaux, à l’âge de 74 ans[1].

Hommages

Le centre de recherches sur la poésie latine de l’université Bordeaux-III a été nommé en hommage à Marie Desport[4].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Il faut attendre les années 1950 pour que quelques autres femmes deviennent enseignantes à la faculté[3].

Références

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Bernard Lachaise, « Au temps de la faculté des lettres », Contact, no 130 « Les enseignants à Bordeaux 3 »,‎ , p. 4-7 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Elsa Clavel et Bernard Lachaise, « Les femmes enseignantes à l’Université de Bordeaux au XXe siècle », Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, no 15 « L’Aquitaine au féminin »,‎ , p. 139-151 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

Liens externes

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