Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye

Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
–
(4 ans, 7 mois et 24 jours)
Circonscription Maine-et-Loire
Député français
–
(22 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection
Réélection 4 octobre 1885
22 septembre 1889
20 août 1893
8 mai 1898
11 mai 1902
Circonscription Maine-et-Loire
Législature IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe et VIIIe (Troisième République)
Groupe politique Union des droites
Prédécesseur Henri Louis Marie de Durfort-Civrac
Successeur Pierre de Blacas d'Aulps
Conseiller général de Maine-et-Loire
–
(40 ans)
Circonscription Canton de Champtoceaux
Prédécesseur Pierre-Louis Poulain-Furetière
Successeur Henri de la Bourdonnaye
Biographie
Dynastie Famille de La Bourdonnaye
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 10e arrondissement de Paris
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès La Varenne
Nationalité Française
Profession Propriétaire

Image illustrative de l’article Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye
Liste des conseillers généraux de Maine-et-Loire
Liste des députés de Maine-et-Loire

Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye, né le à Paris et mort le à La Varenne, est un homme politique français, député de 1884 à 1889.

Biographie

Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye est le fils de Charles Marie Adolphe, comte de La Bourdonnaye, gentilhomme de la chambre de Charles X, et de Caroline Louise Antoinette de Menou, et petit-fils de François-Régis de La Bourdonnaye, ancien député et ministre de l'Intérieur sous Charles X. Comte de La Bourdonnaye, il épouse Jeanne-Louise Luglienne de Jouenne d'Esgrigny, fille de Jean Luglien de Jouenne d'Esgrigny.

Après ses études, il devient en 1857 attaché au ministère des Affaires étrangères, puis envoyé comme attaché d'ambassade à Londres.

En 1864, il est nommé secrétaire d'ambassade à Vienne, avant d'être mis en disponibilité en 1867 à sa demande.

Propriétaire du château familial du Mesangeau, en Anjou, il se lance dans la politique et est élu en 1871 conseiller général du canton de Champtoceaux, en Maine-et-Loire, comme son grand-père. Il tient ce siège jusqu'à sa mort où il est alors remplacé, le , par son fils Henri de La Bourdonnaye (qui conservera ce siège jusqu'à sa mort le ).

Le , à la suite du décès de Durfort de Civrac, député de la seconde circonscription de Cholet, il se porte candidat et est élu par 11 749 voix sur 12 834 votants et 19 807 inscrits.

Inscrit dans le groupe de la droite monarchiste, il prend part comme protectionniste à la discussion sur les droits protecteurs de l'agriculture en 1885. Pendant les cinq dernières années de la vie du « comte de Chambord », il est membre du comité royaliste du Maine-et-Loire.

Présenté sur la liste conservatrice de Maine-et-Loire lors du scrutin du , il est élu en 5e position sur 8.

Il sera réélu le puis le , puis le et enfin le .

Toujours membre de la droite monarchiste, il s'oppose systématiquement à tous les cabinets de gauche et vote contre le rétablissement du scrutin uninominal, pour l'ajournement indéfini de la révision de la constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, et contre les poursuites contre le Général Georges Boulanger.

Il démissionne de son poste de député le à la suite de son élection comme sénateur de Maine-et-Loire, dont le mandat prend effet le , siège qu'il occupe jusqu'à son décès le .

Sources

  • « Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960

Notes et références

Liens externes

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