Marius Francisco

Marius Théodule Francisco
Marius Théodule Francisco dans sa jeunesse.
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Ouidah, Bénin
Nationalité
Béninoise
Formation
Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar
Activité
Homme politique, dirigeant sportif
signature de Marius Théodule Francisco
Signature.

Marius Théodule Francisco, né le à Ouidah et mort le dans la même ville, est un homme politique et dirigeant sportif béninois. Premier ingénieur en informatique d'Afrique subsaharienne, il est ministre, député de la première législature de l’ère démocratique, président du Comité national olympique et sportif béninois (-), conférencier à l’Académie internationale olympique et acteur majeur du rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora à travers le festival Ouidah 92.

Origines et formation

Originaire de Ouidah, son patronyme « Francisco » provient de l’histoire de son ancêtre Wensavi, réduit en esclavage par Francisco Félix de Souza (dit Chacha). Lors de son baptême, l’ancêtre devint « Francisco »[1].

Il effectue sa scolarité à l’école primaire catholique Lèbou de Ouidah puis au collège catholique Père Aupiais de Cotonou. De à , il étudie à la Faculté des sciences mathématiques de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, dont il sort diplômé comme premier ingénieur en informatique d’Afrique subsaharienne[2].

Engagement politique

Opposant au régime marxiste-léniniste du président Mathieu Kérékou, dans un contexte où l'opposition politique formelle est rendue impossible par la répression, on l'arrête en .

En 1978, il est nommé directeur général de l’Office béninois de l’informatique (OBI) par le décret n° -69 du [3], fonction qu’il occupe jusqu’en . Il représente le Bénin à l’Institut africain de l’informatique (IAI), où il préside le conseil scientifique. Il reçoit dans les années 1980 le Mercure d’or international[4].

En février , il participe à la Conférence nationale des forces vives de la nation béninoise (19-) à Cotonou. Aussi, élu porte-parole, il siège au présidium. Il devient ensuite membre du Haut Conseil de la République (1990-1991)[5].

En , il fonde l’Union pour la liberté et le développement (ULD) et rejoint l’alliance UTR (Union pour le triomphe du renouveau). Élu député lors des élections législatives de , il siège à l’Assemblée nationale durant la première législature de l’ère démocratique. On le nomme successivement ministre porte-parole du gouvernement[6] puis ministre de la Culture et des Communications [7] sous la présidence de Nicéphore Soglo (-). C’est sous son mandat qu'organise le festival Ouidah 92, visant à renforcer les liens entre l’Afrique et sa diaspora[8]. Il pilote notamment la mise en place du projet de la Route des esclaves et de la Porte du non-retour. En avril , il participe au colloque international « L’après-législatives  », organisé à Ouidah par l’Initiative pour la Démocratie et le Développement en Afrique (IDEE), mouvement panafricaniste actif dans le domaine démocratique et culturel. Il figure dans la liste officielle des participants du rapport final[9].

De à , il est 2ᵉ adjoint au maire de Ouidah.

Engagement associatif et sportif

Il est président de la Fédération béninoise de handball (-) et du Comité national olympique et sportif béninois (-)[10]. Il est également conférencier à l’Académie internationale olympique[11].

En , l’auditorium du CNOSB est rebaptisé « Auditorium Marius Francisco »[12].

Distinctions

  • Mercure d’or international (années 1980)[4]
  • Divers hommages posthumes, dont la dénomination de l’« Auditorium Marius Francisco »[12].

Notes et références

  1. « Le négrier en ancêtre fondateur : Francisco Felix de Souza, « grand négociant et bâtisseur » à Ouidah. - Usages Publics du Passé » Accès libre, (consulté le )
  2. « Décès de l’ancien président du Cnosb : La Presse sportive rend hommage à Francisco Marius » Accès libre, sur journalafrique.blogspot.com, (consulté le )
  3. « Décret n° 1978-69 du portant nomination de Marius Francisco comme Directeur général de l’OBI » Accès libre, sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin (consulté le )
  4. La Revue de Presse du Bénin, « Visite au Bénin chez son ami Nicéphore Soglo: Mahamane Ousmane rend hommage à Marius Francisco et prend conseil », sur Le blog de beninpresse (consulté le )
  5. « Ordonnance n°90-004 du Date invalide (01 mars1990)[[Catégorie:Page utilisant le modèle date avec une syntaxe erronée]] portant création du Haut Conseil de la République(HCR) », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin  (consulté le ), p. 2
  6. « Décret n° 91-176 du portant composition du Gouvernement de la République du Bénin », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin (consulté le ), p. 4
  7. « Décret n°93-199 du portant composition du Gouvernement de la République du Bénin », sur Secrétariat général du Gouvernement du Bénin (consulté le ), p. 2
  8. « MUSIQUES UN FESTIVAL AFRICAIN Le propos d'Ouidah 92 était de rassembler au Bénin l'Amérique et l'Afrique autour des cultures vodun OUIDAH de notre envoyée spéciale », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  9. « Colloque de l'Après-législatives 1995 – rapport final, liste des participants », sur IDEE Bénin (consulté le ), p. 2
  10. « Olympedia – Marius Théodule Francisco », sur www.olympedia.org (consulté le )
  11. « FRANCISCO, Marius Conférencier de l'Academie Internationale Olympique (Personal Name) › Authority search › CATALOGUE COMMUN DES BIBLIOTHEQUES DE L'UAC catalog », sur koha.uac.bj (consulté le )
  12. « Nouvelles du CNO du Bénin : ANOC » (consulté le )

Liens externes

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