Marjorie de Chastonay
| Marjorie de Chastonay | |
Marjorie de Chastonay en 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère administrative de Genève | |
| En fonction depuis le | |
| Législature | 2025-2030 |
| Département | Aménagement, constructions et mobilité |
| Prédécesseur | Frédérique Perler |
| Députée au Grand Conseil genevois | |
| – | |
| Conseillère municipale à Genève | |
| – | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Genève |
| Nationalité | Suisse |
| Parti politique | Les Verts |
| Profession | Enseignante |
Marjorie de Chastonay, née le à Genève, est une femme politique genevoise, membre des Verts.
Elle est conseillère administrative de la ville de Genève depuis , à la tête du département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité.
Biographie
Origines et famille
Marjorie de Chastonay naît à Genève[1] le [2]. Elle grandit dans le quartier populaire de la Servette[3]. Elle quitte le foyer familial à l'âge de 16 ans pour emménager dans l'appartement de sa grande sœur dans le quartier des Pâquis[3]. Leur père meurt d'un cancer des os alors qu'elle a 19 ans ; leur mère d'un cancer des ganglions lymphatiques[3].
Elle est séparée de son mari, dont elle porte le nom, et mère de trois enfants. L'aîné est diagnostiqué autiste à l'âge de 7 ans[3].
Études et parcours professionnel
Après avoir obtenu une maturité de type moderne (italien) au Collège Calvin, elle fait des études en relations internationales à l'Institut de hautes études internationales de 1995 à 1999, conclues par une licence et suivies par un master d'une année en droit européen et droit international économique aux universités de Genève et de Lausanne[4]. Elle fait ensuite une formation d’enseignante au primaire, de 2001 à 2004[4].
Elle exerce de 2001 à 2025 la profession d'enseignante au primaire, après avoir été remplaçante depuis 1990 et officié comme libraire et chargée d'accueil du public à la Comédie de Genève de 1995 à 2000[4]. Elle occupe un poste d'analyste juridique au Bureau international du travail en 2000-2001[4].
Parcours politique
Candidate à l'élection du Conseil municipal (législatif) de la Ville de Genève du , elle n'est pas élue[5]. Toutefois, à la suite de la démission d'une conseillère municipale, elle est assermentée à cette fonction en [6].
Membre des Verts du canton de Genève, elle préside de la section Ville de Genève de 2016 à 2018[4]. Peu connue[7], elle présente néanmoins sa candidature aux élections de 2018 au Conseil d’État et au Grand Conseil de son canton pour la législature 2018-2023, devenant ainsi la troisième femme de son parti politique à briguer un mandat ministériel[8],[9].
Élue députée au Grand Conseil le [10], elle y siège du suivant au [11]. Chef du groupe des Verts de 2021 à 2023[4], elle s'implique en particulier dans les questions budgétaires[12],[13] et les problèmes de nuisances sonores[14].
Lors des élections cantonales genevoises de 2018, elle termine à la 11e position (pour 7 places à l'exécutif) lors du premier tour de l'élection au Conseil d'État[15] et renonce donc au deuxième tour. Elle est une des quatre candidates du parti Les Verts à l'occasion de l'élection complémentaire d'un membre du Conseil d'État de [16], seules candidatures de gauche[17]. Parmi elles, Fabienne Fischer devient conseillère d’État.
Le , elle est élue au second tour au Conseil administratif de la ville de Genève. Elle termine en en quatrième position (13 905 suffrages), devant la sortante du Centre Marie Barbey-Chappuis (13 688) et la candidate malheureuse du Parti libéral-radical Natacha Buffet-Desfayes (11 810)[18],[19]. Elle reprend le dicastère de Frédérique Perler (Aménagement, constructions et mobilité), dont dépend notamment le dossier de l'extension souterraine de la gare de Genève-Cornavin[20].
Positionnement politique
En tant que mère d'un enfant autiste, elle constate que des progrès peuvent être accomplis au niveau de la scolarisation des enfants à besoins spéciaux[21].
Le , elle codépose une motion intitulée Attribution de noms de rue : les femmes sont-elles à côté de la plaque ?[22]. Demandant la parité des candidatures au niveau des partis, voire la parité des résultats[8], par exemple en modifiant la constitution[23], elle est à l'origine avec Alfonso Gomez du projet de loi demandant la parité dans les listes électorales[24].
Elle participe à l'initiative des Verts genevois « De l'air, moins de bruit. Préservons notre santé face à la pollution » exigeant de l’État des actions concrètes pour lutter efficacement contre la pollution atmosphérique et sonore[25].
Autres mandats
Marjorie de Chastonay est membre du comité Autisme Genève[26], de l'association Autisme suisse romande de 2012[27] à [28] et présidente depuis de la Fédération genevoise des associations de personnes handicapées et de leurs proches[16],[29]. Elle est également membre du comité de l’association Handicap Architecture Urbanisme[2] et membre de Pro Infirmis[réf. nécessaire].
Elle est trésorière de l’Association transports et environnement de 2021 à 2025 et présidente de la section genevoise de la Fourchette verte de 2020 à 2023[4].
Références
- ↑ « Qui je suis », sur site personnel, (consulté le )
- Centre de liaison des associations féminines genevoises, Portrait de la députée Marjorie de Chastonay [lire en ligne (page consultée le 26.10.2021)]
- Théo Allegrezza, « Élections en Ville de Genève: Marjorie de Chastonay, mère Courage engagée sur tous les fronts »
, Tribune de Genève, (consulté le )
- « Marjorie de Chastonay », sur Ville de Genève (consulté le )
- ↑ « Résultats de l'élection du 19 avril 2015 », sur www.ge.ch.
- ↑ Service du Mémorial, 175ème année du Mémorial des séances du conseil municipal de la ville de Genève (volume 19), Genève, Ville de Genève, (lire en ligne), p. 2814.
- ↑ « Une «bleue» sur le ticket des Verts - Le Courrier », Le Courrier, (lire en ligne, consulté le ).
- « Elles rêvent d’une liste Femmes en 2018 - Le Courrier », Le Courrier, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Judith Monfrini, « L’Actualité politique avec Marjorie de Chastonay | Radio Lac », Radio Lac, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Élection du Grand Conseil du 15 avril 2018 », sur www.ge.ch.
- ↑ « Mme de CHASTONAY Marjorie », sur Grand Conseil du canton de Genève (consulté le )
- ↑ « Les Vert-e-s genevois-es saluent le projet de budget 2022 présenté aujourd'hui par le Conseil d'État », sur Les Vert·e·s genevois·es, (consulté le )
- ↑ « À Genève, l'initiative de l'Entente séduit à droite et irrite à gauche », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Tadeusz Roth, « «J’entends la guerre sur mon balcon» », Le Courrier, , p. 5 (www.lecourrier.ch)
- ↑ « Élection du Conseil d'Etat (premier tour) du 15 avril 2018 », sur www.ge.ch.
- Rachad Armanios, « Quatre vertes dans les starting-blocks », sur Le Courrier, (consulté le )
- ↑ « À Genève, une élection complémentaire dans le brouillard », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Frédéric Julliard, « La gauche reste hégémonique en ville de Genève. Elle fera face à de lourds défis », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Élection des conseils administratifs du 23 mars 2025 - Genève », sur Canton de Genève, (consulté le )
- ↑ Théo Allegrezza, « Marjorie de Chastonay reprend l’Aménagement, Joëlle Bertossa, la Culture »
, Tribune de Genève, (consulté le )
- ↑ L. B., « Enfant autiste: une mère lance un cri d’alarme », tdg.ch/, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Attribution de noms de rue: les femmes sont-elles à côté de la plaque? », sur www.ville-geneve.ch (consulté le ).
- ↑ TDG, « Parité des sexes au parlement genevois: Marjorie de Chastonay face à Stéphane Florey », tdg.ch/, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La parité jusqu’au bout des urnes », sur Le Courrier, (consulté le )
- ↑ ATS, « Les Verts genevois déposent leur initiative "De l'air, moins de bruit" », rts.ch, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Marjorie de Chastonay, membre du comité Autisme Genève », sur rts.ch, (consulté le )
- ↑ Autisme Suisse romande, Rapport d'activités 2012, p. 5 [lire en ligne (page consultée le 25.10.2021)]
- ↑ Autisme Suisse romande, Rapport d'activités 2018, p. 5 [lire en ligne (page consultée le 25.10.2021)]
- ↑ « À Genève, un projet de loi prévoit des exceptions au port du masque anti-covid », sur Forum Ecoute (consulté le )
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à la vie publique :
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