Marolles-lès-Bailly
| Marolles-lès-Bailly | |
L'église. | |
![]() Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Barséquanais en Champagne |
| Maire Mandat |
Marion Quartier 2020-2026 |
| Code postal | 10110 |
| Code commune | 10226 |
| Démographie | |
| Gentilé | Marollais, Marollaises |
| Population municipale |
115 hab. (2023 |
| Densité | 26 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 11′ 08″ nord, 4° 20′ 46″ est |
| Superficie | 4,4 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bar-sur-Seine |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
Marolles-lès-Bailly est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Géographie



Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Boderonne, le canal d'Amenée du Barrage Réservoir Seine, le Fossé 01 des Lasnières et le ru de Villy en Trodes[1],[Carte 1].
La Boderonne, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Beurey et se jette dans la Barse à Montreuil-sur-Barse, après avoir traversé huit communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 774 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mesnil-Saint-Père à 7 km à vol d'oiseau[9], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 772,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Marolles-lès-Bailly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,6 %), prairies (31 %), zones urbanisées (7,5 %), forêts (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Histoire
Le fief relevait de Vendeuvre depuis 1387. Dulon et Gualon de Marolles, connu en 1100 et 1103 bien que portant le nom Marolles n'étaient pas surement seigneur du dit-lieu. Le premier connu est Ansery II de Chaceney qui est cité pour son don de ce qu'il possédait à Marolles et Poligny à l'abbaye de Montiéramey.
Aux XVIe et XVIIe siècles les seigneurs de Marolles sont issus de la famille de Lenoncourt.
L'état des émigrés de l'Aube cite Bertrand Bady de Mormond comme possesseur du château de moulins, de quatre fermes, de plus de deux arpents de vignes...comme seigneur.
En 1789, Marolles relevait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube et du bailliage de Troyes.
En 1914, la commune comptait 151 habitants, au recensement de 1918, le village accueillait 40 réfugiés.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].
En 2023, la commune comptait 115 habitants[Note 4], en évolution de +8,49 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église Saint-Remi qui était le siège d'une paroisse ayant comme succursales Chauffourt et Villy-en-Trode, elle était au doyenné de Bar-sur-Seine à la collation de l'abbé de Montiéramey. Parmi son mobilier sont remarquables :
- sa descente de Croix[24], les deux sujets principaux, Marie et Jésus, étant légèrement plus grands[25] ;
- ses douze stalles[26], toutes deux du XVIe siècle.
Le bâtiment, anciennement sous le vocable de saint Germain, est du XIIe siècle pour le sanctuaire et la partie de la nef touchant l'abside. Le reste est majoritairement du XVIe siècle.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
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Blason | Parti : au 1er d'argent à la croix engrêlée de gueules, au 2d d'azur à la colombe fondant d'argent tenant dans son bec la sainte Ampoule d'or, ladite ampoule posée en barre[27]. |
|---|---|---|
| Détails | Le premier est aux armes de la famille de Lenoncourt, seigneur de Marolles de 1488 jusqu'à la fin du XVIIe siècle. La colombe et la sainte Ampoule sont attributs de saint Remi, patron de la paroisse locale. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Marolles-lès-Bailly » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Fiche communale de Marolles-lès-Bailly », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Boderonne »
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Marolles-lès-Bailly et Mesnil-Saint-Père », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Mesnil-Saint-Père », sur la commune de Mesnil-Saint-Père - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Mesnil-Saint-Père », sur la commune de Mesnil-Saint-Père - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Troyes », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Site officiel de la préfecture de l‘Aube
- ↑ https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21599644
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « groupe sculpté », notice no PM10001167, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
- ↑ Le Beau XVIe siècle.
- ↑ « stalles », notice no PM10001165, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
- ↑ Armorial de France, p. 21083
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Marolles-lès-Bailly sur le site de l'Institut géographique national
- Portail des communes de France
- Portail de l’Aube
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