Martial Courtet

Martial Courtet
Illustration.
Fonctions
Ministre jurassien
Élection 8 novembre 2015
Réélection 8 novembre 2020
Président lui-même en 2020 et 2025
Département Formation et culture
Prédécesseur Elisabeth Baume-Schneider
Successeur Jean-Paul Lachat
Président du PDC jurassien
Député au Parlement du canton du Jura
Législature 2006-2010, 2011-2015
Département Formation et culture
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Porrentruy
Nationalité Suisse
Parti politique PDC
Profession Enseignant
Résidence Delémont

Martial Courtet, né le à Porrentruy (originaire du Clos-du-Doubs), est une personnalité politique jurassienne, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC).

Il est président du PDC jurassien de 2011 à 2015, puis ministre jurassien, à la tête du Département de la formation et de la culture. Il préside le gouvernement en 2020 et en 2025.

Biographie

Martial Courtet naît le à Porrentruy. Il est originaire d'une autre commune du même district du canton du Jura, le Clos-du-Doubs. Il vient d'un milieu modeste : son père, Alain Courtet, est électricien, puis employé de commerce à la suite d'un accident ; sa mère, née Marie-Antoinette Vallat, cousine germaine de François Lachat, est aide concierge[1],[2]. Il a un frère, prénommé Alexandre[3].

Après avoir obtenu sa maturité gymnasiale en 1996 au Lycée cantonal de Porrentruy, il étudie trois ans le français, l'histoire et la géographie à l'Université de Lausanne jusqu'à la demi-licence pour devenir enseignant du niveau secondaire. Il complète sa formation quelques années plus tard par un master en sciences de l'environnement à l'Université de Neuchâtel, décroché en 2014[2].

Une fois son certificat d'études pédagogiques en poche en 1999, il enseigne dans différentes écoles à Porrentruy. Il y fonde en parallèle une brasserie artisanale en 2003 y et cogère le bistrot Le Faucon. Il quitte Porrentruy pour un an en été 2005 pour mener des projets humanitaires au Cameroun, où il crée une brasserie artisanale[4], et au Pérou. À son retour, il redevient enseignant. Il laisse la brasserie à son frère en 2008 après avoir repris l'année précédente la présidence du club de basket de Boncourt, en grandes difficultés financières. Il occupe un poste de conseiller pédagogique au sein de l'administration jurassienne à partir de 2014[1],[2].

Il est divorcé d'une avocate, Maëlle Courtet-Willemin, et père de quatre enfants. Il se déclare croyant et de confession catholique[1],[2],[5]. Il habite à Delémont depuis son mariage en 2013[1],[4].

Parcours politique

Sa foi et sa proximité avec François Lachat le font naturellement rejoindre les Jeunes démocrates-chrétiens[1].

Il est membre du Conseil de ville (législatif) de Porrentruy de 2008 à 2013 et siège au Parlement du canton du Jura de 2010 à 2013. Il doit remettre ces mandats en raison de son déménagement à Delémont[4]. Il préside en parallèle le PDC jurassien de 2011 à 2015[1].

Il est élu au Gouvernement jurassien le , en dernière position. Il prend ses fonctions à la tête du Département de la formation et de la culture le [6],[7]. Il est aisément réélu, en deuxième position, le [1],[8].

Il préside le gouvernement jurassien en 2020[5] ainsi qu'en 2025[9].

En , un audit externe demandé par Martial Courtet et mandaté par le gouvernement jurassien[10] a sévèrement critiqué la gestion de Martial Courtet décrivant un climat de « peur relativement généralisée »[11] dans son département et d'important déficits managériaux. En réaction le gouvernement a transféré la responsabilité du Service de la formation postobligatoire au Département de l'intérieur de Nathalie Barthoulot[12]. De plus son parti, Le Centre, lui demande de ne plus être candidat au nom de celui-ci lors des élections cantonales d'octobre 2025 et le remplace par Jean-Paul Lachat, maire du Clos du Doubs[13]. Le il annonce maintenir sa candidature en tant qu'indépendant[14].

A noter que Martial Courtet a rendu public l’audit le concernant en le mettant en ligne, invoquant une démarche de transparence. Il a par ailleurs annoncé son intention de suivre des cours de management afin de renforcer ses compétences dans ce domaine. L’élu a reconnu avoir commis certaines erreurs et a déclaré vouloir en tirer des enseignements[15].

Lors du premier tour des élections jurassiennes du , Martial Courtet a recueilli plus de 7’000 voix, se classant parmi les trois candidats les mieux placés. Au second tour néanmoins, il ne parvient pas à obtenir un troisième mandat au gouvernement, arrivant à la 7e place avec 8'918 voix, soit 29,6 %, près de mille voix derrière l'UDC Fred-Henri Schnegg[16].

Notes et références

  1. Yan Pauchard, « Martial Courtet: l'heure de la confirmation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  2. Kiki Lutz, « Courtet, Martial (1976-) », Dictionnaire du Jura,
  3. Laetitia Dell'Estate, « De plus en plus de bières locales, chez nous aussi », sur www.journal-lajoie.ch, (consulté le )
  4. Manuel Montavon, « Le Delémontais du mois - Martial Courtet », Delémont.ch,‎ , p. 36 (lire en ligne [PDF])
  5. « Département de la formation, de la culture et des sports (DFCS). Martial Courtet », sur site officiel du canton du Jura (consulté le )
  6. « Le PCSI a gagné son pari de revenir au Gouvernement jurassien », sur rts.ch, (consulté le )
  7. Serge Jubin, « Le nouveau ministre jurassien Martial Courtet empoigne le sac de nœuds de la Formation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  8. Yan Pauchard, « Le PDC grand perdant dans le Jura », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  9. www jura ch, République et Canton du Jura, « Yann Rufer présidera le Parlement en 2025, Martial Courtet le Gouvernement », sur www.jura.ch (consulté le )
  10. « Conclusions de l’audit managérial du Département de la formation, de la culture et des sports » Accès libre, sur jura.ch, (consulté le )
  11. Daniel Held, « Rapport final relatif à l'audit managérial sur le Département de la Formation, de la Culture et des Sports (DFCS) » [PDF], sur PI Management / RFJ, (consulté le )
  12. « L’audit au sein du DFCS émet de sévères critiques envers Martial Courtet » Accès libre, sur RFJ, (consulté le )
  13. Le Temps avec l’ATS, « Dans le Jura, Jean-Paul Lachat remplace le sortant Martial Courtet, mis en cause dans un audit, sur la liste du Centre pour les élections » Accès libre, Le Temps, (consulté le )
  14. Alexandre Steiner, « Ecarté par Le Centre Jura, Martial Courtet se lance comme indépendant dans la course au Gouvernement » Accès libre, Le Temps, (consulté le )
  15. « Conclusions de l’audit managérial du Département de la formation, de la culture et des sports », sur jura.ch, (consulté le )
  16. « VeWork Publication », sur votations.jura.ch (consulté le )

Liens externes

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