Martin Sion
.jpg)
| Président exécutif (d) Alstom | |
|---|---|
| depuis le | |
| Président exécutif (d) ArianeGroup | |
| - | |
Christophe Bruneau (d) | |
| Président Safran Electronics & Defense | |
| - | |
| Président-directeur général Safran Nacelles | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
| A travaillé pour |
ArianeGroup (depuis ) Safran ( - Laboratoires Sandia ( - |
|---|
Martin Sion, né le , est un chef d'entreprise français, président exécutif d'ArianeGroup depuis 2023, sur le départ à la fin . À partir du , il dirige Alstom. Diplômé de l'École centrale Paris, il rejoint la Société européenne de propulsion (SEP) à Vernon en 1990 et occupe divers postes d'ingénierie avant d'en devenir directeur technique en 2005. En 2015, il dirige Safran Electronics & Defense, qu’il réorganise et développe de manière organique et par acquisitions. Il rejoint le conseil d'administration d'ArianeGroup en 2020, avant d'en prendre la direction en , dans une période marquée par l'arrivée de nouveaux acteurs spatiaux privés et une baisse du chiffre d'affaires. Sous sa direction, le programme Ariane 6 marque un premier succès avec son vol inaugural effectué en .
Biographie
Débuts à la Société Européenne de Propulsion puis Safran
Diplômé de l'École centrale Paris[1] après Ginette, Martin Sion commence sa carrière en 1990 en tant que visiting scientist au Sandia National Laboratories (États-Unis), missionné par la Société Européenne de Propulsion (aujourd’hui ArianeGroup).[réf. nécessaire]
Par la suite, il occupe différents postes d’ingénierie à la Snecma avant d’en être nommé directeur technique de la division moteurs spatiaux début 2005[2]. Snecma fusionne cette année-là avec la SAGEM pour donner naissance au groupe Safran[3]. En , il prend la tête de la direction « démarche de progrès » et rejoint le comité de direction de la Snecma, puis dirige le centre d’excellence industriel « habillage et équipements » en [2]. De à , il est à la tête de la division moteurs spatiaux[2].
En , il devient président directeur général d’Aircelle, qu’il dirige jusqu’en [4][source insuffisante]. Aircelle, aujourd'hui Safran Nacelles, est la filiale de Safran spécialisée dans la production de nacelles pour les moteurs d'avions[5].
Safran Electronics & Defense
Martin Sion prend la tête de Sagem qui deviendra Safran Electronics & Defense en 2015, division qui regroupe les activités civiles et militaires de Safran dans l'optronique, la navigation inertielle, l'électromécanique et les calculateurs[6]. Il y engage une réorganisation des activités dédiées à l'espace comme l'instrumentation ou l'électronique spatiale, qu'il fédère au sein d'une direction unique[7]. Celle-ci représente alors 170 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie environ 1 000 personnes, réparties sur huit sites français et trois filiales étrangères[7]. Cette évolution s'inscrit dans une stratégie plus large de Safran visant à accroître les activités du groupe dans la défense et l'espace en misant sur les besoins de souveraineté des États ou le NewSpace[7].
Sous sa direction, Safran Electronics & Defense fait aussi l'acquisition de plusieurs entreprises, parmi lesquelles Syrlinks, une PME française spécialisée dans la radiocommunication et la radionavigation pour le secteur spatial[8]. Il supervise aussi la construction des miroirs du Télescope géant européen, télescope le plus puissant du monde installé au Chili, dont l'usine est inaugurée à Saint-Benoît, près de Poitiers, en 2020[9].
ArianeGroup
Martin Sion devient membre du conseil d'administration d'ArianeGroup, société détenue à parts égales par Safran et Airbus qui conçoit les fusées Ariane, en 2020[6]. Il en prend la direction, en remplacement d'André-Hubert Roussel, en [2]. Entre retard pris par le programme de lanceurs spatiaux Ariane 6, dont le vol inaugural était initialement prévu en 2020, arrêt des lancements Soyouz, guerre en Ukraine, pandémie de Covid-19 et dissensions politiques parmi les États membres de l'Agence spatiale européenne l'entreprise, duale, en charge du lanceur Ariane 6 et du développement des missiles M51 de la dissuasion océanique française traverse alors une période difficile[6]. Elle accuse alors une baisse d'un quart de son chiffre d'affaires, passé de 3,1 milliards en 2021 à 2,35 milliards d'euros en 2022[2].
L'arrivée de Martin Sion doit correspondre à une nouvelle ère, avec pour objectif de réussir le premier vol d'Ariane 6 et mettre en œuvre la trentaine de lancements déjà signés, dont ceux de la constellation de satellites Kuiper d'Amazon[2],[10]. La cadence de tir doit aussi être augmentée, pour passer de la construction de deux à neuf lanceurs par an[11]. Le programme Ariane 6 est destiné à remplacer les fusées Ariane 5, devenues trop chères sur un marché spatial désormais très concurrentiel[10]. En 2023, SpaceX remporte ainsi plusieurs contrats avec la NASA et l'Agence spatiale européenne[12]. Le développement du mini-lanceur Maia, via la filiale MaiaSpace, doit aussi être assuré pour élargir la gamme et accentuer la compétitivité[1].
La réussite des essais de lancement du missile M51[13] en et du démonstrateur technologique de planeur hypersonique V-MAX[14] en ouvre le pas au succès du vol inaugural d'Ariane 6 réalisé en , puis son premier vol commercial en [15],[16]. Ce lanceur lourd, modulaire et polyvalent, possède dans son étage supérieur un moteur réallumable Vinci qui lui permet de lancer plusieurs missions sur différentes orbites en un seul vol[17]. Il existe en deux versions, Ariane 62 et Ariane 64, dotées respectivement de deux et quatre propulseurs d'appoint[17]. Le succès des premiers vols d'Ariane 6 permet un début de sortie de crise pour l'Europe spatiale, qui retrouve son accès souverain à l'espace, après un an sans lanceur souverain, entre fin du programme Ariane 5 et difficultés du lanceur léger italien Vega-C[18].
Début , il annonce son départ d'ArianeGroup en pour rejoindre la direction d'Alstom à partir du [19]. Le , le conseil d'administration d'ArianeGroup annonce son remplacement prochain au poste de président exécutif par Christophe Bruneau[20].
Notes et références
- Hassan Meddah, « Les cinq défis de Martin Sion, nouveau patron d’ArianeGroup », L'Usine nouvelle, (lire en ligne
, consulté le )
- Michel Cabirol, « ArianeGroup : André-Hubert Roussel va quitter ses fonctions de PDG », La Tribune, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Martin Sion remplace André-Hubert Roussel à la tête d'ArianeGroup », Le Figaro, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Aircelle nomme Didier Nicous Directeur technique », Le Journal de l'Aviation, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Près du Havre, Aircelle travaille pour les plus gros avions du monde », Actu.fr, (lire en ligne
, consulté le )
- Florian Maussion et Anne Bauer, « André-Hubert Roussel va quitter la tête d'ArianeGroup », Les Échos, (lire en ligne
, consulté le )
- Michel Cabirol, « Comment et pourquoi Safran montre ses muscles dans le spatial », La Tribune, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Safran fait l'acquisition de la PME Syrlinks », Easybourse, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Maïwenn Bordron, « Saint-Benoît : Safran inaugure une nouvelle usine pour construire certaines pièces d'un télescope », ici, (lire en ligne
, consulté le )
- Dominique Gallois, « ArianeGroup : départ du président sur fond de retard d'Ariane 6 », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Les nouvelles fusées attendues en 2024 », Euractiv, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Capucine Cousin, « Le secteur privé mène la course à la conquête de l’espace », L'Agefi, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Bahar Makooi, « Dissuasion nucléaire : la France teste son nouveau missile M51.3 et le fait savoir », France 24, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Philippe Chapleau, « La France a testé le planeur hypersonique VMAX d’Ariane Group », Ouest-France, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Alexandra Segond, « Espace : la fusée Ariane 5 a décollé avec succès pour son ultime mission », Actu.fr, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Sharon Wajsbrot, « Décollage réussi pour le premier vol commercial de la fusée Ariane 6 », Les Échos, (lire en ligne
, consulté le )
- « 62 m de haut, deux boosters, 540 tonnes : le premier lancement de la fusée Ariane 6 fixé au 9 juillet », La Dépêche du Midi, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Florian Maussion, « Spatial : le premier vol d'Ariane 6 promis pour le 9 juillet », Les Échos, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Martin Sion quittera la présidence d’ArianeGroup pour diriger Alstom en avril », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Christophe Bruneau nouveau patron d’ArianeGroup », sur www.lejournaldesentreprises.com, (consulté le )
- Portail de la France
- Portail des entreprises