Maryan Seylac

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Maryan Seylac (parfois appelée Marian Zeila[1]), née en 1987 à Baidoa, est une journaliste et militante des droits des femmes somalienne.
Fondatrice et directrice exécutive de la Somali Women Media Association (SOMWA, Association des femmes des médias somaliens)[2].
Biographie et etudes
Maryan Seylac nait à Baidoa d'un père est enseignant[3]. Elle grandit dans cette même ville, mais termine son école primaire à l'école Abdulahi Bin Zubeyr (Abda-azam) à Mogadiscio. Elle achève ses études secondaires à Al-hikma, toujours à Mogadiscio, avant d'intégrer l'Institut kényan de communication de masse (KIMC) où elle suit une formation en journalisme. En 2020, elle étudiait la santé et le travail social à l'Université du Bedfordshire au Royaume-Uni.
Son intérêt pour le journalisme vient de son enfance, quand elle écoutait BBC Somali[4].
Carrière
Après ses études secondaires à Baidoa, Maryan Seylac travaille brièvement comme enseignante[3]. Elle fait ensuite ses débuts comme personne chargée de l'accueil des invités[4], préparant également les programmes puis comme présentatrice dans une station de radio locale[3],[4]. Elle couvre une explosion[4], devenant ainsi la première et seule femme reporter de Baidoa[3] et la seule femme journaliste dans sa région[4]. Elle acquiert de l'expérience en travaillant dans plusieurs stations locales des villes de Baidoa, Mogadiscio et Bosaso[3]. Elle est présentatrice et reporter pour Universal TV et Royal TV au Royaume-Uni.
Constatant le peu de femmes journalistes, à cause de à la violence de genre qu'elles subissent[4] et de l'approche patriarcale de la profession[5], Maryan Seylac fonde en 2006 la Somali Women Media Association (SOMWA) dans le but d'accroître le nombre de femmes présentes dans les médias somaliens[6], ainsi que de lutter contre la violence domestique ou les mutilations génitales féminines[3]. L'association propose aux femmes journalistes de formation un soutien légal et du tutorat[5], ainsi qu'une prise en charge partielle des congés de maternité[4].
Elle quitte la Somalie pour le Kenya, puis l'Angleterre, en 2009 en raison de l'insécurité en Somalie, et après avoir reçu un certain nombre de menaces de mort de la part de militants d'Al-Shabab en raison de son statut de femme journaliste[7]. Elle milite pour l'instauration en Somalie de lois qui protègent davantage les journalistes en garantissant leurs droits plutôt qu'en les poursuivant[5].
Références
- ↑ (en-GB) « 'I'm not afraid of al-Shabab' », news.bbc.co.uk, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) « Interview with Chairperson of Somalia Media Women's Association », Somali Media Women Association, (consulté le )
- (en-GB) « 'I was the only female journalist in my city' », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
- https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/news/despite-abuse-and-sexism-women-journalists-somalia-are-fighting-back-do-their-job
- (en-US) « Somali Media Women Association on transforming the media landscape | African Journalism Education Network » (consulté le )
- ↑ (en-US) Urban Woman, « Maryan Seylac Says Somalia Is A Dangerous Place For Women Journalists », sur Urban Woman Magazine, (consulté le )
- ↑ (en) Standard Digital | Aug. 19 et 2009, « Journalists on the run », sur The Standard (consulté le )
Liens externes
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