Massacre d'El Fasher
| Massacre d'El Fasher | |
| Date | - en cours |
|---|---|
| Lieu | El Fasher (Soudan) |
| Victimes | Prisonniers de guerre Civils zaghawa, fours, masalit |
| Type | Massacre génocidaire |
| Morts | 2 500 à 70 000[1],[2] |
| Auteurs | |
| Motif | Suprémacisme arabe |
| Guerre | Guerre civile soudanaise |
| Coordonnées | 13° 22′ nord, 25° 13′ est |
Le massacre d'El Fasher (arabe : مجزرة الفاشر) commence le , pendant la guerre civile soudanaise. Il débute au terme du long siège de la ville d'El Fasher, investie par les Forces de soutien rapide.
Déroulement
Le , les Forces de soutien rapide s'emparent de la ville d'El Fasher au terme d'une bataille de deux ans, et prennent ainsi le contrôle de la totalité du Darfour[3],[1]. Après la prise de la ville, plusieurs massacres sont signalés[3], principalement contre les communautés non arabes du Darfour[1].
Selon un rapport du Humanitarian Research Lab de Yale, des analyses d'images satellitaires d’El-Facher « corroborent des preuves que les massacres ont continué dans les quarante-huit heures ayant suivi la prise par les FSR » d'El-Facher, avec notamment des exécutions près de deux hôpitaux et des « tueries systématiques » sur les talus des fortifications à l’est de la ville[3]. D'autres images prises par satellites confirment des « massacres de masse continus » et des « opérations de ratissage maison par maison »[1].
Bilan humain
Le , l'OMS rapporte que plus de 460 personnes, « patients et accompagnateurs », ont été tuées dans l'hôpital saoudien de la ville d'El Fasher[4],[5]. L'Union des docteurs soudanais déclare quant à elle que 450 patients sont morts à l'hôpital saoudien et 1 200 autres personnes dans le reste des structures médicales de la ville[1].
Le même jour, Mona Nour al-Daem, chargée de l’aide humanitaire du gouvernement soudanais, affirme que plus de 2 000 civils ont été tués « au cours de l’invasion de la milice (des FSR) à El-Facher, visant les mosquées et les volontaires du Croissant-Rouge »[3],[1].
Dans une vidéo diffusée sur TikTok, un commandant des FSR nommé « Abu Lulu » se vante d'avoir tué plus de 2 000 civils[1]. Un officier loyaliste avance le chiffre de 27 000 morts en 3 jours[6].
En , les chercheurs de l'Université Yale déclarent avoir identifié 150 charniers et estiment que le nombre des victimes se compte en « dizaines de milliers »[7].
Des témoignages font état de nombreuses demandes de rançons (avec des otages abattus quand la demande n'aboutit pas rapidement), ainsi que des viols[8] et des tortures[6].
Notes et références
- Eliott Brachet, Soudan : à El-Fasher, « nous assistons depuis nos écrans à des atrocités de masse », Le Monde, 30 octobre 2025.
- ↑ (en) « RSF digging mass graves in Sudan’s el-Fasher to ‘clean up massacre’: Expert »
, sur Al Jazeera,
- Soudan : des massacres signalés dans la ville d’El-Facher conquise par les paramilitaires, AFP, 29 octobre 2025.
- ↑ A El-Fasher, au Soudan, plus de 460 personnes tuées dans une maternité selon l’OMS, Le Monde avec AFP, 29 octobre 2025.
- ↑ « Guerre au Soudan : les milices des RSF ont tué 460 personnes à l'hôpital d'el-Fasher, selon l'OMS. », sur BBC News Afrique, (consulté le )
- Eliott Brachet, « Au Soudan, les familles brisées d’El-Fasher racontent le massacre : « Les FSR tuaient les gens à bout portant dans leurs maisons » »
, sur Le Monde,
- ↑ Soudan: des dizaines de milliers de victimes à El-Fasher selon l'université américaine de Yale, RFI, 18 décembre 2025.
- ↑ (en) Nafisa Eltahir et Reade Levinson, « Insight: Sudanese force holding survivors of Darfur siege for ransom, witnesses say »
, sur Reuters,
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