Massacre de Dar El Kebdani
Le massacre de Dar El Kebdani fait référence à un événement violent survenu lors de la Guerre du Rif, impliquant l'attaque de troupes espagnoles par des Rifains, décrite dans les sources comme étant un "cimetière" après que "l'extermination" se soit éloignée des baraquements.
| Date | 1921 |
|---|---|
| Lieu | Dar El Kebdani, République du Rif (actuelle Maroc) |
| Issue | Important massacre de troupes espagnols par les troupes rifaines |
| Kaddur Ben Amar | Francisco Franco Salgado-Araujo |
| inconnue | 957 soldats |
| inconnue | 939 Morts |
Batailles
- Dhar Ubarran (1921)
- Sidi Brahim (1921)
- Sidi Bouyane (1921)
- Igueriben (1921)
- Anoual (1921)
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- Melilla (1921)
- Dar Hamed (1921)
- Kert (1921-1922)
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- Tifarouine (1923)
- Agdoz (1923)
- Tétouan (1923)
- M'ter (1924)
- Sidi Messaoud (1924)
- Bouadel (1924)
- Chefchaouen (1924)
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- Zaezae (1925)
- Ain Maatouf (1925)
- Ouergha (1925)
- Kiffane (1925)
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- Cudia Tahar (1925)
- Hassi Medlam et Hassi Ouenzga (1925)
- Issoual (1925)
- Al Hoceima (1925)
- Ajdir (1925-1926)
- Dar Raïd (1926)
- Río Martín (1926)
- Taghzout (1927)
Contexte et Attaque
L'événement s'est déroulé après la conclusion d'un Accord ("el pacto"). Les Rifains se sont précipités au-delà du parapet et ont chargé les troupes espagnoles dans un tumulte Prises par surprise, les troupes espagnoles ont sauté le Parapet[1].
Des officiers qui tentaient de retenir les soldats ou agitaient des drapeaux blanc n'y sont pas parvenus et ont été les premiers à mourir. Les troupes et de nombreux Officiers se sont défendus et sont morts également[1]
Conduite des Officiers Espagnols
Une partie des officiers, dont Francisco Franco Salgado-Araujo et ceux qui lui obéissaient, se sont tenus à l'écart du tumulte. Ils se sont rassemblés dans la guérite de commandement , s'estimant "étrangers à leurs devoirs militaires", pour se concentrer sur la "consommation de l'accord"[1].
Deux témoins, le caporal Blas et le sergent López Ródenas, ont vu d'autres personnes chercher protection auprès d'eux , bien que Francisco Franco Salgado-Araujo les ait jugés par la suite pour avoir combattu.
Lorsque Francisco Franco Salgado-Araujo a cherché à justifier ces actions, il a évoqué la "défection de la troupe", la définissant comme une "véritable explosion" en 1925, le procureur a reproché à la majorité des officiers l'abandon d'une garnison désarmé[1]
Reddition et Captivité

Après que "l'extermination" se fut éloignée des baraquements, les officiers Francisco Franco Salgado-Araujo, estimant qu'ils n'avaient plus rien à faire, ont décidé de s'en aller par la porte principale. Ils y ont été attendus par Kaddur Ben Amar ,et huit à dix autres personnes près des grillages.
le chef des Aït Saïd attendait devant eux. Il avait plus de neuf cents Espagnols morts devant lui, composés de soldats et d'officiers Espagnols. Le chef des Aït Saïd se devait de se prémunir contre une éventuelle contre-attaque de Dámaso Berenguer. Il valorisait les cinq milles pesetas reçues. Kaddur Ben Amar le chef des Aït Saïd a pris et emmené les Espagnols survivants,les constituant de fait prisonniers[1]
Le , Araújo envoie une lettre à Dámaso Berenguer via un messager, expliquant que les rifains exigent un échange de prisonniers détenus à Melilla ainsi qu’une rançon. Il justifie l’abandon de toutes les positions par le manque d’eau, de munitions et d’options pour évacuer les blessés. Il affirme que les officiers et une partie des troupes de Dar El kebdani sont toujours avec lui — ce qui est très exagéré, puisqu’ils ne sont que dix-huit survivants sur près de mille hommes. Le rapport officiel précise que moins de vingt hommes ont survécu parmi 957 soldats. Francisco Franco Salgado-Araujo affirme que le reste des hommes serait captif auprès de la tribu des Aït Saïd[2]
Sources
- (es) Juan Pando Despierto, Historia Secreta De Annual, 263 p. (lire en ligne), p. 146
- ↑ (es) Juan Pando Despierto, Historia Secreta De Annual, 263 p. (lire en ligne), p. 148
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