Massacre de Kirindera
| Massacre de Kirindera | ||
| Localisation | Kirindera, territoire de Beni, Nord-Kivu, république démocratique du Congo | |
|---|---|---|
| Coordonnées | 0° 05′ 32″ nord, 29° 18′ 43″ est | |
| Date | ||
| Morts | 19 civils | |
| Disparus | plusieurs disparus emmenés par les assaillants | |
| Auteurs | ||
| Organisations | ||
| Mouvance | Terrorisme islamiste | |
| Partie de Guerre du Kivu Insurrection des Forces démocratiques alliées | ||
| Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo
| ||
Le , des membres des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié à l' État islamique - Province d'Afrique centrale (ISCAP) attaquent le village de Kirindera, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, en république démocratique du Congo, tuant dix-neuf civils. Ce massacre survient quelques jours après celui de Mukondi, où l'ADF ont tué une quarantaine de civils.
Contexte
À la fin des années 2010, les Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé d'origine ougandaise actif dans l'est de la république démocratique du Congo opèrent un rapprochement idéologique avec la mouvance djihadiste internationale, prêtant allégeance à l' État islamique (EI) en 2018[1]. En 2019, l'EI revendique sa première attaque sur le territoire congolais et intègre les ADF au sein de sa structure régionale, l'État islamique – Province d'Afrique centrale (ISCAP)[2]. A la suite de cette affiliation, le groupe intensifie ses exactions contre les populations civiles, particulièrement dans la province du Nord-Kivu et de l'Ituri[2].
Le massacre de Kirindera s'inscrit dans le cadre d'une campagne plus vaste menée par les ADF début 2023 visant à attaquer des civils dans le territoire de Beni. Quelques jours auparavant, une quarantaine de civils avaient été tués lors du massacre de Mukondi[3].
Déroulement
Le massacre débute à 1 h du matin, heure locale, le [4]. Lors de l'attaque, les membres des Forces démocratiques alliées (ADF) prennent d'abord pour cible un centre de santé où ils tuent deux personnes, avant de se diriger vers un motel où des civils se sont réfugiés[5],[3]. Onze civils y sont tués[6]. Dans la vallée par laquelle les assaillants ont pénétré dans le village, deux autres personnes sont assassinés [6]. Le centre de santé, l'hôtel, ainsi que de nombreuses maisons civiles et cinq voitures sont également incendiés au cours de l'assaut[6]. Le bilan communiqué par les autorités congolaises fait état de dix-neuf morts et de plusieurs disparus emmenés par les assaillants[3].
Le maire de Kirindera, Joachim Vyaghulua, a déclaré avoir coordonné une intervention des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) au moment de l'attaque[7].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Massacre de Kirindera » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Groupe d'étude sur le Congo, « À l'intérieur des ADF : Une étude détaillée du groupe rebelle le plus meurtrier du Congo », (consulté le )
- Candland, Finck, Ingram, Poole, Vidino et Weiss, « The Islamic State in Congo », The George Washington University Program on Extremism, (consulté le )
- (en) « At least 19 people killed in Congo by suspected extremists », AP News, (consulté le )
- ↑ « Suspected Islamist militants kill 19 in another village raid in east Congo », Reuters, (consulté le )
- ↑ (en) « ADF rebels kill 17 in east DR Congo », New Vision, (consulté le )
- « RDC: 19 morts et un centre de santé saccagé lors d'une attaque ADF à Kirindera près de Kyondo », Actualite.cd, (consulté le )
- ↑ « RDC: 19 morts et un centre de santé saccagé lors d'une attaque ADF à Kirindera près de Kyondo », sur Actualite.cd, (consulté le )
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