Massacre du centre de santé de Biambwe
| Massacre du centre de santé de Biambwe | ||
| Localisation | Biambwe, territoire de Lubero, Nord-Kivu ( |
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|---|---|---|
| Cible | Centre de santé | |
| Coordonnées | 0° 15′ 28″ nord, 28° 58′ 00″ est | |
| Date | Nuit du au 20h – 2h |
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| Morts | 28 à 29 civils tués | |
| Auteurs | Forces démocratiques alliées | |
| Organisations | État islamique en Afrique centrale | |
| Mouvance | Terrorisme islamiste | |
| Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo
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Le massacre du centre de santé de Biambwe se déroule dans la nuit du 14 au , lorsque des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) attaquent le village de Biambwe, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, en république démocratique du Congo. Cette incursion des ADF cause la mort d'au moins 28 civils et s’inscrit dans une série d’attaques menées entre le 13 et le , qui cause la mort de 89 civils dans la région[1],[2],[3].
Contexte
Dans les jours qui précédent le , le village de Biambwe, situé dans la chefferie de Baswagha à environ soixante kilomètres à l’ouest de Lubero, au Nord-Kivu, en république démocratique du Congo[4],[2],[5], connaît des tensions liées aux mouvements de combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la zone de Maeba, au nord du village[6],[7]. Des affrontements y sont signalés, ainsi que des alertes lancés par les communautés voisines, notamment dans la localité de Bujumbura, à cinq kilomètres de Biambwe[7].
Déroulement
Le vers 22 heures, un groupe de combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) venant de Maeba entre à Biambwe[6]. Les rebelles opèrent durant environ quatre heures, jusqu’à 2 heures du matin, sans rencontrer de résistance significative, malgré la présence sur place de militaires des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), de supplétifs wazalendo et de l'armée ougandaise (UPDF)[6].
Le principal objectif du groupe d'assaillants est le centre de santé de Biambwe, une structure appartenant à l’église catholique[8],[9]. Les ADF s’y dirigent en premier lieu et exécutent au moins 17 patients[7], dont onze femmes – certaines hospitalisées en maternité – ainsi que six hommes[10],[6],[7]. Des témoignages indiquent que des femmes allaitantes sont retrouvées la gorge tranchée[8],[10]. Les assaillants pillent également les médicaments et un microscope, puis incendient la maternité, le bloc opératoire et plusieurs cjhambres d’hospitalisation[6]. Selon la MONUSCO, quatre pavillons destinés aux malades sont détruits par le feu[9],[2].
Après le centre de santé, les rebelles poursuivent leur attaque dans les quartiers de Makuta et Mabiango[6]. Ils incendient respectivement onze et douze maisons, causant la mort d’au moins cinq civils qui périssent brûlés[6],[11]. Les recherches menées les jours suivants permettent d’identifier d’autres victimes : deux personnes tuées à Makuta, une femme exécutée à Rabiano, à trois kilomètres de Biambwe, et deux civils retrouvés dans une ferme[7].
À la suite de cette attaque,plus de 80 % des habitants du groupement de Manzia, où se trouve Biambwe, fuient le groupement et se dirigent vers la ville de Butembo pour se mettre à l'abri, le couvent des « Petites Sœurs de la Présentation » cesse leurs activités, et une journée de deuil est déclaré le [5],[11].
Bilan
Le bilan initial de 17[10] ou 18[8] morts est révisé à 28 victimes[7],[11] selon l’administrateur du territoire de Lubero, le colonel Kiwewa Mitela Alain[7], et à 29 civils selon certaines sources locales[5].
Réactions
La MONUSCO souligne que les violences commises contre des civils peuvent constituer des crimes de guerre et des violations graves du droit international humanitaire[4],[9].
Un appel à l'Etat congolais est lancé pour agir afin de stopper les tueries des populations perpétrées par les islamistes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans l'est de la RD Congo[12].
Notes et références
- ↑ « En RDC, 89 civils tués en une semaine lors d’attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées, dans l’est du pays », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )
- « RDC: 89 civils tués par les rebelles ADF en une semaine dans l'Est »
, sur TV5 Monde, (consulté le )
- ↑ « RDC : 89 civils tués en une semaine dans des attaques attribuées aux ADF à Lubero »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
- (en) « Islamic State-backed rebels killed 89 people in multiple attacks in eastern Congo, UN says »
, sur AP News, (consulté le )
- « RDC-Lubero: un couvent des religieuses catholiques ferme à Biambwe après l’attaque des ADF ayant fait plus de 25 morts »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
- « RDC: au moins 20 morts dont une dizaine de patients dans un centre de santé lors d’une attaque ADF à Biambwe sur l’axe Butembo-Manguredjipa »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
- « RDC : le bilan de l’attaque des ADF à Biambwe (Lubero) s’alourdit à 28 personnes tuées, dont une dizaine de patients dans un centre de santé »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
- « RD Congo: au moins 18 morts dans une attaque des ADF dans un hôpital dans le Nord-Kivu »
, sur TV5 Monde, (consulté le )
- « RDC : 89 civils tués en une semaine dans des attaques attribuées aux ADF à Lubero »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
- (en) « Islamic State-backed rebels kill 17 in eastern Congo hospital attack »
, sur AP News, (consulté le )
- « En RDC, un massacre dans la paroisse de Byamwe relance les appels à l’aide face aux ADF »
, sur Vatican News, (consulté le )
- ↑ « Massacres ADF à Biambwe (Nord-Kivu) : Mgr Sikuli Paluku appelle « l’Etat congolais à se réveiller de son sommeil » », sur Actualite.cd, (consulté le )
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