Mateni Tapueluelu

Mateni Tapueluelu
Illustration.
Mateni Tapueluelu en 2019.
Fonctions
Ministre des Recettes publiques et des Douanes
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 23 jours)
Monarque Tupou VI
Premier ministre ‘Aisake Eke
Gouvernement Eke
Prédécesseur Tiofilusi Tiueti (en)

(1 an, 8 mois et 9 jours)
Premier ministre ʻAkilisi Pohiva
Gouvernement Pohiva II
Prédécesseur Pohiva Tuʻiʻonetoa
Successeur Tevita Lavemaau
Ministre de la Police

(2 ans, 7 mois et 3 jours)
Monarque Tupou VI
Gouvernement Pohiva I, Pohiva II
Successeur Lord Nuku (en)
Biographie
Nationalité tonguienne
Parti politique Parti démocrate
Père Semisi Tapueluelu (en)

Mateni Tapueluelu est un journaliste puis homme politique tonguien.

Biographie

Un temps correspondant pour Radio New Zealand[1], il devient le directeur du journal tonguien Keleʻa, publié par son épouse Laucala, fille du chef du mouvement pour la démocratie, ʻAkilisi Pohiva. En 2013, les époux sont condamnés chacun à une amende équivalant à près de 60 000 euro pour diffamation, pour avoir publié une tribune libre accusant le gouvernement de corruption[2]. En amont des élections législatives de 2014, le couple utilise le Keleʻa pour attaquer les figures opposées à ʻAkilisi Pohiva au sein du Parti démocrate - dont le député Semisi Tapueluelu (en), le père de Mateni Tapueluelu, que ce dernier, dans les pages du journal, accuse à de multiples reprises et sans apporter de preuve d'avoir eu un enfant illégitime[3].

Aux élections de 2014, Mateni Tapueluelu est le candidat du Parti démocrate dans la circonscription Tongatapu 4, qu'il remporte en battant le député ‘Isileli Pulu, figure dissidente du parti[4]. Le parti remporte les élections et ʻAkilisi Pohiva devient Premier ministre. En , Mateni Tapueluelu publie un article dans le Keleʻa pour exhorter le gouvernement de renoncer à adopter la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Il accuse la Convention d'être contraire à la morale chrétienne et de mener à la légalisation des mariages lesbiens et de l'avortement[5]. Le , le roi Tupou VI et son Conseil privé interdisent la signature de la Convention par le gouvernement[6]. En , l'élection de Mateni Tapueluelu comme député est cassée par la justice en raison de ses dettes résultant de sa condamnation pour diffamation deux ans plus tôt[7]. Cette décision est toutefois à son tour cassée en appel, et il demeure député[8].

En , il entre au gouvernement de son beau-père comme ministre de la Police, du Tourisme, du Travail et du Commerce[9]. Largement réélu dans sa circonscription lors des élections législatives anticipées cette même année, il demeure ministre de la Police, et est fait conjointement ministre des Revenus et des Douanes[10],[11]. En , lors d'un débat télévisé, il s'oppose au projet de loi du gouvernement dont il est membre et qui vise à mieux protéger les victimes de violences familiales. Il accuse le projet d'être contraire à la culture des Tonga et à la Bible, qui exhortent les enfants à l'obéissance. Selon lui, le projet de loi encouragerait les enfants à dénoncer leurs parents pour violences, et les rendraient ainsi désobéissants et enclins à se droguer[12]. Le Premier ministre Pohiva meurt deux mois plus tard, et Mateni Tapueluelu n'est pas fait ministre dans le nouveau gouvernement qui s'ensuit[13],[14].

Battu dans sa circonscription aux élections de 2021, il retrouve son siège par une élection partielle en , succédant à Tatafu Moeaki dont l'élection a été cassée pour corruption[15]. En , le nouveau Premier ministre ‘Aisake Eke le nomme ministre des Recettes publiques et des Douanes[16]. Il est réélu député de sa circonscription lors des élections en novembre 2025[17].

Notes et références

  1. (en) "Princess Ashika accused trying to leave Tonga", Stuff.co.nz, 31 mars 2010
  2. (en) "Tongan Prime Minister's defamation action part of an 'ongoing saga'", Radio New Zealand, 17 juin 2013
  3. (en) "PTOA Chair preemptively purging party ‘dissidents’ for fear of being ousted?", The Tonga Herald, 10 juillet 2014
  4. (en) "Final Results for General Election 2014", Commission électorale tongienne
  5. (en) "Tonga Democratic MP pushes against CEDAW", Radio New Zealand, 16 juin 2015
  6. (en) "Tonga's King and Privy council say "no" to CEDAW", Radio New Zealand, 1er juillet 2015
  7. (en) "Tongan MP's election ruled unconstitutional", Radio New Zealand, 14 décembre 2015
  8. (en) "Ousted Tongan MP wins appeal", Radio New Zealand, 16 avril 2016
  9. (en) "Tonga swears in two new cabinet ministers", Radio New Zealand, 7 juin 2017
  10. (en) "Tonga’s new Cabinet", Matangi Tonga, 21 janvier 2018
  11. (en) "His Majesty, The King appoints Prime Minister and Ministers of His Majesty’s Cabinet", ministère de l'Information et des Communications des Tonga, 22 janvier 2018
  12. (en) "Tongan Minister opposes Family Protection Act", Radio New Zealand, 19 juillet 2019
  13. (en) "Tonga MPs choose Tu'i'onetoa as new prime minister", Radio New Zealand, 27 septembre 2019
  14. (en) "Tonga’s new Cabinet", Matangi Tonga, 10 octobre 2019
  15. (en) "Democrats claim victory in Tonga by-elections", Kaniva Tonga, 3 novembre 2022
  16. (en) "Tonga PM announces new cabinet", Australian Broadcasting Corporation, 28 janvier 2025
  17. (en) Résultats par circonscription, Commission électorale


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