Mathias Durand-Reynaldo

Mathias Durand-Reynaldo
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Mathias Durand-Reynaldo alias Coccinella, né le au Havre, est un sculpteur, peintre et couturier français. Ses œuvres, réalisées en matériaux de récupération sont figuratives et hyper-réalistes. Elles dénoncent un urbanisme galopant et un manque de conscience civique et écologiste.

Biographie

Élève du plasticien Jacques Lélut et compagnon de la créatrice Sylvie Camicas de 1998 à 2003, il réside aujourd'hui dans l'ile de Saint-Martin, dans les Caraïbes[réf. nécessaire].

Tableau « Un couple présidentiel », l’interpellation au Musée du Louvre.

Le , Mathias Durand-Reynaldo, se promène dans les rues de Paris avec un portrait grandeur nature de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni-Sarkozy qu’il porte à bout de bras, il est accompagné d’une documentariste qui filme la réaction des gens.

Intitulé « Un couple présidentiel », le tableau de plus de deux mètres de haut est peint dans un style académique et hyperréaliste, c’est un pastiche d’une œuvre de Jacques-Louis David. Nicolas Sarkozy y est représenté en Napoléon Ier, tenant à la main un nettoyeur haute-pression de la marque Kärcher. Il porte à la boutonnière une paire de lunettes de soleil de la marque Rayban tandis qu’en bas de son veston est accroché un porte-clefs à l’effigie du personnage de Mickey Mouse. Sur le siège impérial est posé un exemplaire de la Princesse de Clèves et en arrière-plan, on aperçoit une bibliothèque ainsi que les drapeaux français et européen. Carla Bruni-Sarkozy se tient légèrement en retrait sur le côté droit du tableau. Seuls son visage, une épaule, l’avant-bras et une main sont dessinés, ce qui laisse supposer qu’elle est nue, car aucun vêtement n’est visible.

Après avoir présenté sans encombre son tableau à l’entrée du Salon du Livre, il pénètre dans la cour carrée du Musée du Louvre. Arrivé au niveau de la pyramide, il se fait arrêter par le service de sécurité qui l’intime de dissimuler sa peinture sous un drap et de sortir de l’enceinte du musée. Par ailleurs, la documentariste est interdite de reportage et doit se résigner à couper la caméra. Ils se feront interpeller une deuxième fois par des agents en civil au niveau de la rue de Rivoli.

Cet incident sera révélé quelques semaines plus tard par l’historien de l’art Thierry Savatier [1] puis par l’écrivain Marie Darrieussecq[1] qui lui consacrera notamment un article intitulé « Lèse-majesté ? » dans la revue Beaux Arts Magazine. Elle qualifiera l’artiste de « facétieux » et son tableau de style "mi-pompier mi-tabloïd"

Sénatoriales 2008

Le , il annonce officiellement sa candidature pour les élections sénatoriales françaises. Cette annonce est perçue par certains comme une prestation artistique[2] et par d’autres pour une provocation. Elle a pour but de dénoncer celles qui se tiennent sur l’île de Saint Martin[3] car il les estime être une "mascarade". Son dossier, contre toute attente, est validé par la préfecture[4].

Prônant la valorisation du patrimoine culturel et naturel, il entame une campagne électorale insolite : il multiplie les interviews chocs et n’hésite pas à utiliser une photo de lui, partiellement dénudé, comme portrait officiel.

Il use de sa notoriété artistique, et fait plusieurs déclarations retentissantes dans les médias Caraïbéens. Le dans le journal France-Antilles, il annonce son intention de corrompre les grands électeurs en leur promettant de renoncer à ses indemnités de sénateur et de leur reverser intégralement s’il était élu. Le , dans le JT de RFO, on le voit juché sur une bicyclette à fourrure rose, affirmant qu’un sénateur ne "sert à rien" et qu’il est préférable de motiver l’équipe territoriale déjà en place.

Son discours politiquement incorrect et polémique est soutenu par l’opinion publique qui partage l'impression d'avoir pour candidats aux élections sénatoriales des politiques désintéressés des préoccupations de la population. Une semaine avant les sénatoriales, Mathias Durand-Reynaldo fait des déclarations bien plus sérieuses et propose des réelles solutions à moindres coûts. Cette notoriété et l'intérêt médiatique à son égard couplé du soutien de la population a finalement amené à ce que les autres candidats tiennent compte des sujets portés par l'artiste, à savoir les problèmes écologiques et sociaux ainsi que la perte de l'identité culturelle de Saint-Martin.

Notes et références

  1. Beaux Arts Magazine no 312 juin 2010, page 10.
  2. Coccinella a choisi de se présenter sous son nom d'artiste et de jouer la carte culturelle et écologique. La démarche artistique est certes farfelue, mais son programme bien ficelé tient la route. Un programme qu'il a choisi de présenter à la presse sous la forme d'une " Lettre ouverte d'un jeune artiste qui assiste impuissant à l'agonie de son île", dans laquelle chaque point est abordé de façon très méthodique. Mariz Lafleur, France-Antilles 18 septembre 2008.
  3. http://news.sxmsaintmartin.com/resultat_index.php?numero=09092008&keyword=coccinella
  4. http://www.senat.fr/senateurs/elections/2008/liste_candidats.pdf [PDF]

Liens externes

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