Matija Divković

| Naissance | Jelaške, près de Olovo (Empire ottoman) |
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| Décès | Olovo (Empire ottoman) |
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Littérature religieuse |
Matija Divković (1563 - ) est un prêtre franciscain et écrivain bosnien de l’époque de l’Empire ottoman. Il est considéré comme le fondateur de la littérature bosnienne et comme l’un des premiers auteurs à avoir contribué à la diffusion de la langue bosnienne écrite.
Biographie
Divković naît en 1563 à Jelaške, près de Olovo, dans le Pachalik de Bosnie de l’Empire ottoman. Il effectue ses études en Italie, où il reçoit une formation religieuse et intellectuelle approfondie.
De retour en Bosnie, il devient prêtre et consacre sa vie à l’enseignement ainsi qu’à la rédaction de textes religieux et didactiques destinés au peuple, dans le but de rendre les enseignements religieux accessibles en langue vernaculaire[1].
En 1609, il est aumônier à Sarajevo, où il commence la rédaction de son premier ouvrage, Nauk krstjanski za narod slovinski (« Doctrine chrétienne pour les peuples slaves »). En 1611, il se rend dans la république de Venise, où il fait fondre des caractères en cyrillique bosnien afin d’imprimer ses œuvres.
Il meurt à Olovo le .
Pensée et travaux
Divković s’inscrit dans la tradition franciscaine ottomane, tout en innovant par l’usage de la langue parlée par le peuple (narodni jezik) et d’une écriture qui lui est familière[2].
Ses ouvrages répondent aux besoins de l’Église catholique : la Grande Doctrine chrétienne de 1611, traduction destinée aux ecclésiastiques, tandis que la Petite Doctrine chrétienne de 1616 servait de manuel pour le reste du peuple[3].
Sa prose didactique recourt fréquemment à des images de l’enfer et du purgatoire pour les pécheurs, ainsi qu’à la béatitude céleste pour les justes, tandis que ses sermons abondent en récits de miracles et de phénomènes surnaturels.
Son ouvrage le plus important, Nauk krstjanski za narod slovinski, est rédigé en alphabet cyrillique bosnien médiéval, appelé Bosančica, utilisé en Bosnie depuis le Moyen Âge[3],[4].
Bien qu’il ne soit pas toujours un auteur original — étant aussi traducteur et compilateur — son œuvre contribue à structurer et à standardiser la langue bosnienne écrite pour les générations futures et constitue un jalon majeur dans l’histoire de la littérature bosnienne.
Œuvres
Parmi ses principaux ouvrages figurent :
- Nauk krstjanski za narod slovinski (1611)
- Sto čudesa aliti znamenja blažene i slavne Bogorodice (1611)
- Beside Divkovića vrhu evandelja nedjeljnieh priko svega godišta (1616)
Ces textes combinent enseignement religieux, littérature populaire et efforts de codification linguistique, et ont marqué durablement la tradition littéraire bosnienne.
Notes et références
- ↑ (hr) « Divković Matija » (consulté le )
- ↑ (bs) « Istiniti jezik bosanski fra Matije Divkovića »,
- (bs) « Fra Matija Divković: Otac bosanske pismenosti »,
- ↑ (en) John V. A. Fine, When Ethnicity Did Not Matter in the Balkans: A Study of Identity in Pre-Nationalist Croatia, Dalmatia, and Slavonia in the Medieval and Early-Modern Periods, University of Michigan Press, , p. 304-305
Voir aussi
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