Matricule d'Empire

Exemple de matricule d'Empire pour dix cercles Bas-rhénan-westphalien.

La matricule d'Empire (en allemand : Reichsmatrikel ; en latin : Matricula Imperii) est la liste des États (Reichsstände) du Saint-Empire romain germanique qui fixait, pour chacun d'eux, le contingent de cavaliers et de fantassins de l'armée qu'il devait lever et son équivalent en florins (Römermonat).

Dans le domaine de la recherche historique, la matricule est un indicateur fort de l'immédiateté impériale des États.

Historique

La constitution de l'armée du Saint-Empire (à différencier de l'armée impériale) modifiait le déploiement de troupes chargées par la Diète d'Empire. En 1422, la Diète à Nuremberg, sous l'égide de Sigismond de Luxembourg, leva une armée pour l'utiliser dans les croisades contre les hussites,

Lors de la Diète d'Empire à Augsbourg en 1500, sous le règne de Maximilien Ier de Habsbourg, les cercles d'Empire (Reichskreise) sont fixés et des contingents de forces ont été introduits. En 1512, les territoires héréditaires des Habsbourg ainsi que les électorats ont été ajoutés. La matricule fut arrêtée à la Diète de Worms, en 1521. Elle recense :

  • les sept princes-électeurs (Mayence, Trèves et Cologne, Bohême, Palatinat du Rhin, Saxe et Brandebourg),
  • quatre archevêques,
  • quarante-six évêques,
  • vingt-huit princes laïcs et trois « princes romands » (welsch),
  • soixante-cinq prélats, quatorze abbesses et quatre bailliages,
  • cent quarante-cinq comtes et seigneurs,
  • quatre-vingt-cinq villes d'Empire.

La matricule était consignée dans un registre (en allemand : Reichsregister) ou album (en latin : Album Imperii) qui était conservé par l'électeur de Mayence, doyen perpétuel des électeurs et garde des archives de l'Empire.

Bibliographie

  • Barbara Stollberg-Rilinger, Le Saint Empire romain germanique, traduit de l'allemand par Denis-Armand Canal, Passés composés / Humensis, 2024, p. 35ss. (ISBN 979-1-0404-0779-9)

Voir aussi

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