Matthieu Simard

Matthieu Simard
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
Ça sent la coupe (d), La tendresse attendra (d)

Matthieu Simard est un chroniqueur et écrivain québécois né en 1974[1],[2]. Il habite à Montréal[3].

Biographie

Matthieu Simard possède un baccalauréat en droit à l'Université de Montréal ainsi qu'un certificat en journalisme à Québec[1]. Il est chroniqueur au magazine Urbania et écrivain[1],[4].

Parcours littéraire

En 2004, il publie son premier roman, Échecs amoureux et autres niaiseries, à la suite d'une tentative de suicide[5]. Il s'est d'abord ouvert à ce sujet dans une publication sur sa page Facebook, en espérant venir en aide ne serait-ce qu'à une seule personne[6]. Il reviendra ensuite sur cette période difficile de sa vie dans un témoignage pour le magazine Urbania[7].

Une partie de son œuvre est collée à la réalité, très proche du quotidien[8]. Il parle lui-même d'autofiction[9]. D'ailleurs, le narrateur de ses premiers romans (Échecs amoureux et autres niaiseries (2004), Ça sent la coupe (2004) et Douce moitié : demi-roman (2005)) porte le même prénom que l'auteur, brouillant ainsi les frontières entre la réalité et la fiction[8].

En 2009, il publie aux éditions de La courte échelle une série en 13 épisodes pour la jeunesse, Pavel, qui fut ensuite republiée sous forme de roman.

Sa série jeunesse Les Prank (2021 et 2024), aborde les conflits entre un frère et une sœur qui deviennent viraux après que leur père publie une vidéo en pleine chicane[10]. Par le truchement de ces personnages, l'auteur aborde les thèmes de la célébrité et des réseaux sociaux, thématiques populaires chez les jeunes[10]. Même si le ton est humoristique, voire cynique et ironique, les sujets de la série sont sérieux[10],[11]. Son œuvre La tendresse attendra aborde les relations amoureuses au XXIe siècle, thème qu'il poursuit dans Les écrivements, roman dans lequel une vieille dame cherche à se souvenir et à retrouver un amour de longue date[12],[5],[13].

L'écrivain ne fait pas de distinction entre l'écriture de fiction pour adultes et celle dite pour adolescents; peu importe pour qui il écrit, son objectif est de faire réfléchir[10].

Œuvres

Romans

  • Échecs amoureux et autres niaiseries, Montréal, Stanké, 2004, 201 p. (ISBN 2-7604-0963-5).
  • Ça sent la coupe, Montréal, Stanké, 2004, 270 p. (ISBN 2-7604-0975-9).
  • Douce moitié, Montréal, Stanké, 2005, 211 p. (ISBN 2-7604-0999-6).
  • Llouis qui tombe tout seul, Montréal, Stanké, 2006, 206 p. (ISBN 9782760410312 et 2760410315).
  • La tendresse attendra, Montréal, Stanké, coll. «°10 sur 10°», 2011, 211 p. (ISBN 9782897220075).
  • Ici, ailleurs, Québec, Alto, coll. «°CODA°», 2017, 133 p. (ISBN 9782896945306).
  • Les écrivements, Québec, Alto, coll. «°CODA°», 2018, 243 p. (ISBN 9782896944576).
  • Une fille pas trop poussérieuse, Montréal, Stanké, 2019, 189 p. (ISBN 9782760411531 et 2760411532).

Littérature jeunesse

Ouvrages collectifs

Adaptation cinématographique

En 2017, Matthieu Simard écrit le scénario de Ça sent la coupe, film qui est adapté de son populaire roman du même titre. Le film est réalisé par Patrice Sauvé[14].

Prix et honneurs

Notes et références

  1. Jessica Émond-Ferrat, « Noémie Poirier, 12 ans, rencontre Matthieu Simard », Entre les lignes : le plaisir de lire au Québec, vol. 6, no 3,‎ , p. 44–45 (ISSN 1710-8004 et 1923-211X, lire en ligne, consulté le )
  2. « Matthieu Simard Auteur | Agence Artistique Claude Girard - Agent », sur Agence Claude Girard | Cinéma Littérature Télévision Nouveaux médias (consulté le )
  3. « Matthieu Simard », sur www.salondulivredemontreal.com (consulté le )
  4. « Matthieu Simard - URBANIA », sur urbania.ca (consulté le )
  5. Marie-Christine Chartier, « Marie-Christine Chartier dans l’univers de Matthieu Simard : Entre ombre et lumière », sur Revue Les libraires, (consulté le )
  6. Sandra Godin, « Pensées suicidaires: «J’ai fait la paix avec ça», témoigne Matthieu Simard », sur Le Journal de Québec (consulté le )
  7. « Il y a 20 ans, j’ai voulu mourir - URBANIA », sur urbania.ca (consulté le )
  8. Josée Bonneville, « Éric Dupont, Michèle Péloquin, Matthieu Simard », Lettres québécoises : la revue de l'actualité littéraire, no 118,‎ , p. 17–18 (ISSN 0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
  9. Matthieu Simard, « L’autofiction et moi », Entre les lignes : le magazine sur le plaisir de lire au Québec, vol. 2, no 1,‎ , p. 27–27 (ISSN 1710-8004 et 1923-211X, lire en ligne, consulté le )
  10. « Matthieu Simard : un frère, une sœur et la notoriété non désirée », sur Le Soleil, (consulté le )
  11. Marie-France Bornais, « «Les Prank» de Matthieu Simard: abominable duo frère-sœur », sur Le Journal de Québec (consulté le )
  12. Jean-François Crépeau, « Matthieu Simard, Stéphane Dompierre, Étienne Verstraelen », Lettres québécoises : la revue de l’actualité littéraire, no 146,‎ , p. 20–21 (ISSN 0382-084X et 1923-239X, lire en ligne, consulté le )
  13. Radio-Canada, « L'auteur Matthieu Simard remporte le Prix littéraire France-Québec pour Les écrivements », sur Radio-Canada, (consulté le )
  14. « Matthieu Simard : écrivain, auteur | Stanké », sur www.editions-stanke.com (consulté le )
  15. (fr-CA) Tristan Malavoy-Racine, « Le dernier mot! », sur Voir.ca, (consulté le )
  16. « Gagnants et finalistes précédents des LivresGG », sur Prix littéraires du Gouverneur général (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail du Québec
  • icône décorative Portail de Montréal
  • icône décorative Portail de la littérature française et francophone
  • icône décorative Portail de la littérature d’enfance et de jeunesse