Maurice Doublier

Maurice Doublier
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Maurice Doublier, né le à Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loir) et mort pour la France le à Vauquois (Meuse), est un chansonnier, poète et militant syndicaliste révolutionnaire français.

Figure de la Fédération de l'Alimentation, il est un militant emblématique de la Belle Époque alliant la culture populaire des cabarets à l'engagement social radical, notamment au sein de la Muse rouge.

Biographie

Jeunesse et engagement

Maurice Doublier naît le à Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loir)[1]. C’est le fils d’Eugène Doublier et de Marie Anne Gabrielle Tremblay. Maurice Doublier s'installe à Paris où il devient commis en épicerie[1]. Le secteur des métiers de l'alimentation est alors marqué par des conditions de travail particulièrement pénibles[2]. Il s'engage rapidement dans le syndicalisme actif et devient l'un des piliers de la Fédération de l'Alimentation, affiliée à la CGT[1].

Deux Chansons. Paroles de Maurice Doublier. Musique de L.-A. Droccos

Le chansonnier militant

Au-delà de ses responsabilités administratives et de terrain, Doublier utilise son talent de poète et de chansonnier pour la cause ouvrière[3]. Il compose des chansons corporatives dont « Les chants du commis épicier (1897), Le crayon sur l’oreille (1898), Les boîtes, et La Chanson des arpètes" (1900)[4],[5]. Il se produit dans les fêtes syndicales, les universités populaires et les meetings de grève[6]. Ses textes, souvent satiriques et antimilitaristes, dénoncent l'exploitation patronale et prônent l'émancipation du prolétariat par l'éducation et l'action directe[1]. Il devient membre et secrétaire du Groupe de La Muse rouge en 1905[1].

Première Guerre mondiale et décès

Malgré ses convictions pacifistes, il est mobilisé lors de la Grande Guerre au sein du 91è régiment d’infanterie territoriale [7],[8],[9]. Il est envoyé sur l'un des points les plus névralgiques du front, la butte de Vauquois en Argonne. Grièvement touché au combat du « Bois des Merliers », il meurt des suites de ses blessures à Clermont-en-Argonne (Meuse), le [9],[8]. Ses cendres reposent au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris[8].

Voir aussi

Articles connexes

Références

  1. appl, « Cimetière du Père Lachaise - APPL - DOUBLIER Maurice (1873-1916) », sur Cimetière du Père Lachaise - APPL, (consulté le )
  2. « DOUBLIER Maurice [Dictionnaire des anarchistes] – Maitron » (consulté le )
  3. « Doublier, Maurice (1873-1916) - Canto », sur canto.ficedl.info (consulté le )
  4. « Généalogie de Maurice DOUBLIER », sur Geneanet (consulté le )
  5. Robert Brécy, Autour de la Muse rouge: groupe de poètes et chansonniers révolutionnaires 1901-1939, C. Pirot, coll. « Collection Chanson », (ISBN 978-2-86808-047-9)
  6. La chanson de la Commune: chansons et poèmes inspirés par la Commune de 1871, Éditions Ouvrières, (ISBN 978-2-7082-2855-9)
  7. « DOUBLIER, Maurice, Eugène, Gabriel - Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes », sur militants-anarchistes.info (consulté le )
  8. « Adhérents - Fiche personnalité - CRGPG », sur www.perche-gouet.net (consulté le )
  9. « Rechercher dans les bases nominatives », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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