Maurice Guibert

Maurice Guibert
Maurice Guibert vers 1890.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Paul Maurice Guibert
Nationalité
Activité
Photographe amateur
Autres informations
Membre de

Maurice Guibert (Passy, - Paris, ) est un photographe amateur français, surtout connu pour avoir été ami avec Henri de Toulouse-Lautrec.

Biographie

Maurice Guibert naît le à Passy[1]. Riche rentier, il est propriétaire avec son père Prosper Guibert[2] de la moitié d’un quartier du 16e arrondissement de Paris dont il tire de confortables revenus.

Plutôt petit de taille, au regard globuleux, il est représentant de la société de champagne Moët et Chandon jusqu’en 1894, ce qui l’amène à fréquenter les établissements de boissons et les lieux de plaisir. En 1887, il fait ainsi la connaissance du jeune Henri de Toulouse-Lautrec, alors âgé de 23 ans. Son influence sur son jeune ami est jugée néfaste, car il l'entraîne dans des bars chics ou des maisons closes de luxe. Généreux, enthousiaste, plein d’humour, Maurice Guibert aime plaisanter et faire des blagues qu'il met en scène pour les photographier.

Excellent photographe amateur, Maurice Guibert devient membre de la Société française de photographie[Quand ?]. Il réalise des reportages photographiques de diverses régions de France et d’Afrique du Nord, comme les clichés exposés lors de l'Exposition universelle de 1889 montrant la construction de la tour Eiffel.

Il est fréquemment le compagnon de vacances et d’excursions de Toulouse-Lautrec. Il le suit notamment à Arcachon en 1890 et 1894, et le photographie déguisé en muezzin. En 1896, leurs facéties consistent au trucage de la pendaison[Quoi ?] du pilote d’automobile Étienne Giraud. En 1897, Lautrec incite Guibert à acheter un voilier, le Show-Fly, et un petit vapeur, l'Olifan. Toulouse-Lautrec a habité chez lui[Quand ?].

Maurice Guibert, « Cha-U-Kao », in Ma vie photographique : portraits, demeures et voyages, entre 1886 et 1895

Certains portraits photographiques de Maurice Guibert ont amené à une peinture de Lautrec, tel le tableau À la mie (1891) :

À gauche : photographie de Paul Sescau (un modèle avec Maurice Guibert) (1891). À droite : Henri de Toulouse-Lautrec, À la mie (1891), musée des beaux-arts de Boston.


Longtemps célibataire malgré de nombreuses conquêtes, Maurice Guibert finit par se marier le à 57 ans, avec Jeanne Bedeau[3]. Le couple n’aura pas d’enfant.

Maurice Guibert meurt le à Paris, au 15, villa Guibert. À son décès, plusieurs de ses albums sont donnés par la veuve de son jeune demi-frère Paul Guibert [4] au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France[5],[6].

Galerie

Références

  1. Sylvain Smague, Toulouse-Lautrec en vacances : Bassin d’Arcachon - château de Malromé, Bordeaux, Éditions L’Horizon chimérique, , 279 p. (ISBN 978-2-9542604-1-9, présentation en ligne).
  2. Prosper Guibert a exercé autrefois la profession d’avocat avec son oncle Ajax. Il est veuf de sa première femme lorsqu’il exerce la profession de négociant. Il se remarie en 1874 avec sa voisine Carole Laroche, mère d’un petit garçon de 5 ans. De cette union est né Paul Guibert le 18 mars 1876, soit vingt ans après celle de Maurice.
  3. Cette date est souvent considérée par erreur comme celle de son décès.
  4. Paul Guibert (1876-1955) s’est marié le 16 juillet 1907 avec Antoinette Falcinelli.
  5. Voir certaines photographies numérisées « Page relative à Maurice Guibert », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  6. Photographie de Maurice Guibert« Toulouse-Lautrec peignant Au Moulin rouge, la danse dans son atelier », sur expositions.bnf.fr, (consulté le ).

Bibliographie

  • Hans-Michael Koetzle, « Maurice Guibert. Toulouse-Lautrec dans son atelier vers 1894 », dans Photo icons : 50 photographies emblématiques et leur histoire, Cologne / Paris, Taschen, coll. « Bibliotheca universalis », , 427 p. (ISBN 978-3-8365-7773-1), p. 94-101.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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