Maurice Ignace Fresia
Maurizio Ignazio Fresia | ||
Le général Maurice Ignace Fresia (gravure du XIXe siècle). | ||
| Naissance | Saluces, Stura |
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| Décès | (à 80 ans) Ancien 2e arrondissement de Paris |
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| Origine | Italien (naturalisé français le 7 décembre 1815) | |
| Allégeance | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1758 – 1814 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Baron de l'Empire Chevalier de Saint-Louis |
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Maurice Ignace Fresia (en italien Maurizio Ignazio Fresia), baron d'Ogliano, d'Oglianto ou d'Oglianico, né le à Saluces dans la Stura et mort le à Paris, est un général de division italien issu d'une famille noble du Piémont.
Biographie
Au service de la Sardaigne et de la France
Admis à l'École militaire de Turin le , le jeune Fresia entre comme cornette dans le régiment de dragons au service du roi de Sardaigne le et devient aide-major le . Il passe successivement capitaine le de la même année, major le , lieutenant-colonel du régiment de Chablais (dragons) le et enfin colonel du même régiment le [1].
Pendant la guerre que la Sardaigne soutient contre la France, Fresia combat dans les rangs de l'armée piémontaise et commande en l'an IV les chevau-légers du roi avec le grade de brigadier lorsque les États du souverain sont envahis par l'armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte. Fresia continue à servir la couronne piémontaise jusqu'à la paix de Cherasco. Lorsque le roi Victor-Amédée est obligé en l'an VI d'abandonner le Piémont pour se retirer en Sardaigne, Fresia s'empresse d'offrir ses services à la France qui les accepte, et se rend à l'armée d'Italie où ses talents et sa bravoure le font remarquer.
Chargé, à l'ouverture de la campagne de cette année, du commandement d'une brigade de dragons dans la division du général Hatry, il se trouve le à la bataille qui a lieu sous les murs de Vérone[1]. À l'affaire du 16, il défait un régiment autrichien à la tête de deux petits escadrons et le fait prisonnier. Il obtient alors le commandement de toutes les troupes piémontaises. Il est présent au combat de Verderio, sur l'Adda, où il lutte contre les forces supérieures en nombre des Russes et des Autrichiens et à l'issue duquel il doit capituler avec 2 500 hommes. Rendu peu après à l'armée française, Fresia est nommé général de brigade le . Au mois de germinal an XI, il est investi dans la 19e division militaire du commandement du département de la Haute-Loire jusqu'au mois de messidor suivant, époque à laquelle il se rend à Montpellier pour y organiser la légion du Midi, composée de Piémontais.
Sous l'Empire

C'est lui que le général Frégeville, commandant la 9e division militaire, envoie à Paris le 2 floréal pour porter à l'Empereur les vœux des militaires de la division. Le général Fresia se rend ensuite à Auxonne où il continue ses fonctions puis organise dans cette ville trois bataillons, dont deux sont embarqués sur la flotte de Rochefort. Fait membre de la Légion d'honneur le , il est nommé commandeur de l'ordre le .
Il sert en Italie pendant la campagne de 1805, d'abord à la tête de la 1re brigade de dragons de la division Mermet puis au sein de la division du général Pully. S'étant rendu peu après à la Grande Armée en Prusse pour y commander une brigade de cuirassiers, Fresia obtient le grade de général de division le . Il dirige en cette qualité la cavalerie du 8e corps du maréchal Mortier à la bataille de Friedland. Le de la même année, il reçoit le commandement de la cavalerie du 2e corps d'observation de la Gironde, avec lequel il prend part à la guerre d'Espagne. Créé baron de l'Empire le , il est fait prisonnier à la suite de la capitulation de Bailén signée par le général Dupont, le suivant[1], mais n'est pas compris dans la disgrâce de la plupart des généraux qui ont participé à cette affaire.
À sa rentrée en France, Napoléon le nomme commandant de la 18e division militaire de Dijon et le charge en 1809 d'une mission près de la cour de Toscane. De là, Fresia supervise l'organisation d'une réserve de cavalerie à Vérone avant de remplacer le général Grouchy au commandement de la 1re division de dragons de l'armée d'Italie le . Il dirige ensuite la 4e division militaire du royaume. À la mort de l'amiral Villaret de Joyeuse, Fresia obtient le gouvernement provisoire de Venise, puis fait la campagne de Saxe en 1813 à la tête d'une division de cavalerie du corps du général Bertrand[1].
Devenu commandant des provinces illyriennes dont Fouché est gouverneur général, il met en état de défense les châteaux de Leybach et de Trieste. Dès que ces provinces sont évacuées, il passe en Piémont pour reprendre le commandement de l'une des divisions de l'armée de réserve qui s'organise dans ce pays. Chargé le de défendre la ville et la rivière de Gênes, où il résiste jusqu'au , il conclut avec le général anglais Bentinck une convention et sort de Gênes avec les honneurs de la guerre. Ayant ramené ses troupes en France, une ordonnance du roi le fait chevalier de Saint-Louis.
Admis à la retraite le de la même année et naturalisé français le , le général Fresia meurt à Paris le [1]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (24e division)[2].
Notes et références
- Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, t. 1, Paris, Librairie Georges Saffroy, (lire en ligne), p. 469.
- ↑ Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 348
Voir aussi
Bibliographie
- « Maurice Ignace Fresia », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
Liens externes
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