Maurice Normand

| Rédacteur en chef L'Illustration | |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 58 ans) Rue de Turin (8e arrondissement de Paris) |
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| Nom de naissance |
Pierre Eugène Philippe Maurice Normand |
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Lycée Jeanne-d'Arc Faculté de droit de Lyon (d) Lycée Stendhal Faculté de droit de Lyon (d) (licence en droit) |
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| Distinctions |
Maurice Normand, né le à Moroges et mort le à Paris 8e, est un rédacteur en chef français.
Biographie
Après de fortes études au lycée de Clermont, puis de Grenoble, Normand a passé une licence en droit à Lyon[1]. Monté à Paris, il entre comme rédacteur au ministère de la Marine, avant d’abandonner les occupations régulières et monotones de l’administration pour se livrer au grand reportage[2]. Après avoir accompli d’importantes missions à l’étranger, notamment en Russie, Normand entre à l’Illustration en 1895.
Chargé de suivre l’Exposition universelle de 1900 pour son journal, cette circonstance le révèle à lui-même. En 1903, ses qualités professionnelles lui valent d’être promu, rédacteur en chef. Dès lors, collaborateur infatigable de René Baschet, il s’est dépensé sans compter pour faire de cette publication le premier journal illustré du monde[3],[4], parvenant notamment à augmenter, pendant la Première Guerre mondiale, les tirages de l’Illustration, privée de la plus grande partie de ses ouvriers, de ses collaborateurs, de ses illustrateurs, et dont les moyens techniques risquaient de lui manquer, à quatre cent mille exemplaires[1].
Le ministère de l’Intérieur a reconnu le talent professionnel de Normand en changeant en rosette, le , le ruban rouge de la Légion d’honneur, qui le récompensait depuis le . Rentré chez lui le au soir, après avoir achevé l’Illustration du lendemain et ébauché le numéro suivant, il a été pris, dans la nuit d’une hémorragie qui indiquait un mal grave et menaçant, nécessitant une intervention chirurgicale[1]. Opéré, le , à la clinique de Turin, il n’a pas survécu à cette opération[3].
À l’issue de ses obsèques, célébrées à l’église Notre-Dame-de-Lorette, en présence d’une foule immense, l’inhumation a eu lieu à Villemoisson[5]. Il était membre du Cercle de la Librairie depuis 1913[2].
Jugements
« Maurice Normand a mis son empreinte à l'Illustration sans jamais rien écrire. C’était le seul homme dont Gaston Chérau acceptait les leçons, le seul qui obtenait de lui faire recommencer un chapitre. Maurice Normand était un rédacteur en chef de la famille des Léon Ganderax[6]. »
Notes et références
- Henry Bordeaux, « Maurice Normand », L’Illustration, Paris, vol. 8I, no 4169, , p. 70-1 (ISSN 2539-7699, lire en ligne).
- « Nécrologie : Maurice Normand », dans Bibliographie de la France, vol. 112, t. lxvii, Paris, Cercle de la librairie, (ISSN 2419-7785, lire en ligne), partie 1, chap. 5, p. 30.
- « La Mort de M. Maurice Normand », La Liberté, Paris, vol. 57, no 21452, , p. 2 (ISSN 2612-906X, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Jean-Noël Marchandiau, « L’Illustration, premier journal illustré du monde (1904-1913) », dans L’Illustration, 1843-1944 : vie et mort d’un journal, Toulouse, Privat, , 344 p., ill. ; in-8º (ISBN 978-2-70895-335-2, OCLC 23079904, lire en ligne), p. 179 et suiv..
- ↑ « Nécrologie », La Liberté, Paris, vol. 57, no N21455, , p. 2 (ISSN 2612-906X, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Paul-Émile Cadilhac et Robert Coiplet, Demeures inspirées et sites romanesques, vol. 2, t. 2, Paris, S. N. E. P.-Illustration, , 378 p., illustr., pl., portr. ; in-fº (OCLC 1410485537, lire en ligne), p. 349.
Liens externes
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