Maurice Pellosh

Maurice Pellosh
Maurice Bidilou avec son Yashica à Pointe Noire en avril 2022
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Pointe-Noire
Pseudonyme
Pellosh
Nationalité
Activité

Maurice Bidilou dit Pellosh, né (Congo-Brazza) le à Bouansa et mort le [réf. nécessaire] à Pointe-Noire, est un photographe-portraitiste congolais.

Biographie

Il naît à Bouansa (Congo-Brazza) le dans une famille d'agriculteurs.

Il ouvre son studio photo, Studio Pellosh à Pointe-Noire le .

Il est remarqué dans les années 2020 et des expositions lui sont consacrées.

« A 70 ans, il est enfin reconnu comme l’un des derniers maîtres encore vivants de la photographie africaine »[1]

Jeunesse

Dès le collège, il se choisit le surnom «Pellosh», un nom prédestiné (La «pelloche» est le nom familier d'une pellicule) qui l’accompagne toute sa vie.

À 17 ans, il rejoint son frère à Pointe-Noire et après avoir exercé divers petits boulots, (en suivant les conseils de son oncle qui finance son apprentissage), Maurice devient élève-photographe (tirage noir et blanc et portrait) au Studio Jeanot Père dès , pour 20 mois[2],[3],[4],[5].

Contre une dame-jeanne de vin, d’un poulet, d’un régime de bananes et de 20 000 francs CFA, il apprend les clés du métier .

En 1973, il commande en France son premier boîtier : un 6x6 Yashica, et devient photographe ambulant dans le Mayombé.

Vie professionnelle

Maurice Bidilou dit «Pellosh» s'installe à Pointe-Noire à 17 ans et, à 22 ans il ouvre son studio non loin du grand marché, près de la grande mosquée, dans un quartier populaire et animé[6].

Durant près de 40 ans, Pellosh photographie l'ensemble de la société ponténégrine : bande d'amis, amoureux, familles, se pressent dans son studio. Alain Mabanckou y est photographié à l'âge de 9 ans[7],[8].

Dans les dancings, ou dans les fêtes de famille et les rues, flanqué de son Yashica, Maurice Bidilou saisit les transformations d'une population joyeuse et empreinte d'espérance et de liberté après l'indépendance du Congo-Brazzaville.

Dans les années 1983-1985, avec la disparition au Congo des produits argentiques, Maurice Pellosh abandonne peu à peu le noir et blanc pour les photos couleur. Puis pour les photos numériques dans les années 2000.

Il ferme son studio définitivement en 2016.

Maurice Bidilou a vécu dans les faubourgs de Pointe-Noire, entouré de sa collection d'appareils photo et des éléments de décor de son ancien studio, jusqu'à son décès en .

Reconnaissance tardive

En 2019, Pellosh rencontre à Pointe-Noire Emmanuèle Béthery, dénicheuse de talents[9],[10],[11],[12].

Depuis, Maurice Bidilou et Emmanuèle Béthery valorisent les archives photographiques conservées dans des dizaines de boîtes en carton Kodak pendant près de 50 ans.

Une 1re exposition mondiale, "Flash B(l)ace" a été organisée à Paris en [13],[14],[15].

Une 2e exposition, "D'Ouest en Est", première sur le Continent Africain, à Dar es Salaam, en Tanzanie en [16],[17].

Des photos de Maurice Pellosh sont exposées au Salon du Livre Africain en à Paris[18],[19].

Une 3e exposition" Faces à Faces" s'est déroulée en , à Paris[20],[21].

"Pause Congolaise" la 4e exposition, dans le cadre des Traversées Africaines [1] s'est déroulée en Mai 2024 à Paris[22].

"Fringués comme Jamais", la 5eme exposition, dans le cadre des Traversées Africaines, s'est tenue en Mai 2025 à Paris.[2]

Le travail de Maurice Pellosh a fait l'objet d'une projection et d'une présentation à la 16e édition des Nuits Photographiques de Pierrevert en [23].

Un livre est en préparation.

Un film documentaire "Maurice Pellosh, La Mémoire en Images" est achevé en [24][3]. Ce documentaire a été sélectionné pour le Festival de Cinéma 2024 "Écrans Noirs" de Yaoundé (Cameroun)[25], pour le Festival de Cinéma 2024 "Abuja Film Festival" à Abuja (Nigéria), pour le Festival du Film Africain de New York 2025 (NYAFF)[4][5], pour le Festival de Cinéma Plan d'Ensemble 2025 [6] à Chateauguay (Quebéc) (Prix du Meilleur Documentaire International [7]) et pour le Festival "Benin City Festival " à Bénin City (Nigéria) en .[8]

Une projection du documentaire a été faite le au Cinéma Saint André des Arts à Paris [9].

La notoriété de Maurice Bidilou dit Pellosh gagne les États-Unis et le reste de l'Europe.[26],[27],[28],[29][10][30]

Des photos de Maurice Pellosh sont présentées lors d'une exposition itinérante "In Slavery's Wake" sur 5 ans et 3 continents du National Muséum of African American History and Culture (NMAAHC) (Smithsonian) à Washington (États-Unis) à partir de [31]. Le Musée Historique National de Rio de Janeiro (Brésil) accueille l'exposition "In Slavery's Wake" du au .[11]

Le service d'Archives Photographiques de la BNF a acquis 10 photos de Maurice Pellosh en [32].

Des photos de Maurice Pellosh sont présentées lors d'une exposition consacrée à la Rumba Congolaise à Ixelles, Belgique : "Café Rumba" en [33]. Cette exposition est en collaboration avec Le Musée royal de l'Afrique centrale. Tervuren de Bruxelles, Belgique.[12]

Lors de la 1ère édition du Festival de Photo de Pointe Noire, Ponton Photo, de Juin 2025 à Septembre 2025, une quarantaine de photos de Maurice Pellosh sont exposées.[13]

L'institut Français de Libreville (Gabon) présente le travail de Maurice Pellosh dans son exposition "Studio Photos"[14] du au . Brice Oligui Nguema et Emmanuel Macron ont visité l'exposition le . [15]

Des photos de Maurice Pellosh sont proposées à des ventes de photographies contemporaines à la maison de ventes Drouot en , en , en [16] dans le cadre Rencontres de la photographie d'Arles.[17] et en .[18]

Notes et références

  1. Sandrine Tolotti, « Le temps retrouvé de Pointe Noire. », L'Intimiste,‎ , p. 6 pages (lire en ligne)
  2. (en) « A tribute to Maurice Pellosh. The Bright Continent »,
  3. « 9 lives Magazine »,
  4. Jeanne Mercier, « Afrique in Visu. Interview »,
  5. « Les Dépêches de Brazzaville. Hommage au Photographe Congolais »,
  6. Steven Lumière Moussala, « Une Histoire de la Photographie au Congo-Brazzaville », Africultures,‎ , p. 145 à 161 (lire en ligne)
  7. Alain Mabanckou, Lettres à un jeune romancier sénégalais, Lonrai, Secrets d'écriture, , 1 p. (ISBN 9782321017950), p. 97, 172
  8. Marina Rozenman, « La Photo d'Enfance; Alain Mabanckou », Marie Claire, no N° 841,‎ , p. 105
  9. (en) Marlaine Glicksman, « Remenbering a Congolese Photographer's. Hyperallergic »,
  10. « Le Temps retrouvé de Pointe-Noire. L'Intimiste »,
  11. Jeanne Mercier, « Interview. Afrique In Visu »,
  12. « Portfolio. Mozaik »,
  13. « Fron Dakar to Paris. TSA Art Magazine »,
  14. « Maurice Bidilou. L'oeil de la Photographie » (consulté en )
  15. « Regard d'aujourd'hui. Openeye Magazine »,
  16. « Exhibitions. Alliance Française. »,
  17. Samba Doucouré, « Exposition d'Est en Ouest », SPLA. Sud Planète,‎ (lire en ligne)
  18. « Quand le Livre Africain fait Salon. Le Point »,
  19. « Salon du Livre Africain. Les Dépêches de Brazzaville »,
  20. « Exposition Faces à faces », Fisheye Magazine,‎ (lire en ligne)
  21. « Exposition Maurice Pellosh », L'Oeil de la photographie,‎ (lire en ligne)
  22. « Culture Africaine : les Rendez vous de Mai », RFI Culture,‎ (lire en ligne)
  23. « Les Nuits Photographiques de Pierrevert »,
  24. « Le Film Documentaire »,
  25. « Programme Projections Ecrans Noirs. 19/26 octobre 2024 », Catalogue,‎ , p. 6
  26. (en) Bryan Mason and Jeanine Hays, APHROCHIC, Celebrating the legacy the black family home, New York, , 253 p., pages 146 à 150
  27. (en) Tosin Adeosun, Bal d'Afrique, Suède, Byredo, , 3 p. (lire en ligne), p. 9 , 82 et 84
  28. (de) Eric Langer, « Maurice Bidilou Pellosh. Congo. », Fine Art Photo, no N°36,‎ , pages 32 à 45
  29. (en) « All About Photo », sur All About Photo,
  30. (en) patrick Arnzechukwu, Random Photo Journal, octovre 2025, pages 39 à 47
  31. (en) « Exhibition: In Slavery's Wake », sur www.searchablemuseum.com,
  32. « Catalogue BNF »,
  33. « Café Rumba », sur www.cafe-rumba.com, (consulté le )

Annexes

Voir aussi

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