Maurits Niekerk

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(à 68 ans) Paris |
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Maurits Niekerk, né le à Amsterdam et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un peintre impressionniste, graveur et dessinateur néerlandais d'origine juive qui effectue une grande partie de sa carrière en Belgique.
Biographie
Famille
Maurits Joseph Niekerk (parfois orthographié Nykerk), né à Amsterdam le , est le fils de Joseph Levij Niekerk (1821), employé de bureau, et de Henriette Abraham de Boer (1826), mariés à Amsterdam le et tous deux juifs[1].
Formation
De 1887 à 1892, Maurits Niekerk étudie à la Rijksakademie d'Amsterdam, puis, de 1892 à 1893, à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers sous la direction de Julien De Vriendt. Au cours de ses études à Anvers, il se rend à Bruges, où il rencontre Valerius de Saedeleer, qui l'introduit dans la colonie d'artistes réunie sous le nom d'École de Laethem-Saint-Martin[1].
Carrière
En 1898, il devient l'un des douze membres fondateurs du cercle bruxellois Labeur[2] En 1898 et en 1899, il expose au cercle Arte et Labore[3]. Il est membre du collectif d'artistes plasticiens anversois Eenigen, actif de 1900 à 1905, et où il expose notamment en 1903[4],[5]. En 1911, il expose au salon de cercle Le Sillon[6] et l'année suivante au cercle L'Art contemporain.
Il est impressionné par la région et achète une petite ferme à proximité de Laethem-Saint-Martin, où il vit jusqu'en 1903. Ses peintures de cette période sont très colorées, contrairement au style plus sombre pratiqué par l'école de Laethem. Il représente principalement des paysages et des natures mortes, et peint aussi des intérieurs : souvent des habitations insalubres occupées par des paysans et des mendiants. Son ami Karel van de Woestijne écrit plusieurs articles à son sujet pour l'hebdomadaire Elseviers Geïllustreerd Maandblad.
Également critique d'art et écrivain, Maurits Niekerk est l'auteur de Hommage à Émile Zola, un sémite sur l'affaire Dreyfus.
Il voyage beaucoup, effectuant de longs séjours en Allemagne et en Italie. En 1903, il s'installe à Bruxelles et peint des scènes de la vie urbaine. Plus tard, il s'établit à Paris, où il meurt à l'hôpital Laennec le [7].
Œuvre
Caractéristiques

Le champ pictural de Maurits Niekerk couvre les paysages, les vues urbaines, les natures mortes, souvent florales et les nus. Il s'exprime également par la gravure[8].
Réception critique
En , lorsque Maurits Niekerk bénéficie d'une exposition particulière au cercle artistique de Bruxelles, le critique du quotidien Le Soir écrit :
« L'exposition de M. Niekerk nous révèle un véritable tempérament d'artiste Ce sont en général des aspects de ville, de Bruxelles surtout (la gare du Nord, la Montagne de la cour, les environs de la Bourse), des paysages urbains vus à travers la brume, des effets de pluie dans la nuit illuminée des rues, le contraste qui naît des clartés artificielles de la cité moderne et des ténèbres envahissantes Il y a dans ces tableaux une incontestable habileté, mise au service d'une vision très personnelle Dans La Cadre Empire, où il fait briller, s'alanguir et murir la lumière des cuivres ; dans ses Pavots à la fenêtre, où les tons somptueux des fleurs vont se perdre et s'effacer en reflets d'argent, M Nykerk affirme ses qualités de coloriste[9]. »
Galerie
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Fleurs (1925) au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers. -
_-_Museum_Boijmans_Van_Beuningen.jpg)
Femme nue (1913) au Musée Boijmans Van Beuningen. -

Sous la pluie (1900). -

Intérieur (1909). -

Chevaux de carrosse sur une place de la ville la nuit, eau-forte (n. d.).
Collections muséales
Plusieurs de ses œuvres sont visibles dans les collections suivantes :
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) : L'Ancien omnibus d'Ixelles (1908), huile sur toile, inventaire no 4929, format 107 × 141 cm, don de M. Hugo Andriesse, Bruxelles, 1932[10].
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers : Fleurs (1925)[11].
- Rijksmuseum Amsterdam : Chevaux de calèche sur une place de ville la nuit (gravure)[8].
- Musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam : Fleurs en face d'une fenêtre ouverte (1900) et Femme nue (1913).
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maurits Niekerk » (voir la liste des auteurs).
- Piet Boyens 1998, p. 33-34.
- ↑ Rédaction, « Petite chronique », L'Art moderne, vol. 18, no 21, , p. 169 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (nl) Rédaction, « Arte et Labore », Het Handelsblad, no 131, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (nl) Stefan van den Bossche, Jan van Nijlen : Biografie van de Vlaamse dichter (1884-1965), Bruxelles, Lannoo, , 733 p. (ISBN 9789077441015, lire en ligne), p. 134.
- ↑ Rédaction, « Au cercle artistique », Le Matin, no 148, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ L. Dumont-Wilden, « Chronique artistique », L'Expansion belge, vol. 4, , p. 687-688 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Piet Boyens 1998, p. 161.
- (nl) « Maurits Niekerk », sur rijksmuseum.nl, (consulté le ).
- ↑ T., « Au cercle artistique », Le Soir, no 21, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Maurits Niekerk », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
- ↑ « Maurits Niekerk », sur kmska.be, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- (nl) Piet Boyens, Sint-Martens-Latem : Kunstenaarsdorp in Vlaanderen, Bruxelles, Lannoo, , 517 p. (ISBN 978-9-020934977).
Articles connexes
Liens externes
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