Mausolée Sidi El Arbi

Mausolée Sidi El Arbi
Salle du cénotaphe.
Présentation
Type
Patrimonialité
Monument classé en Tunisie (d) ()
Localisation
Localisation
Coordonnées
37° 12′ 57″ N, 10° 07′ 24″ E
Carte

Le mausolée Sidi El Arbi est une zaouïa située au centre de la ville de Ras Jebel, dans le gouvernorat de Bizerte, en Tunisie. Elle est dédiée au saint musulman Sidi El Arbi, de son nom complet El Arbi ben Hammou El Fassi El Maghribi, considéré comme l'une des figures marquantes du soufisme local au XVIIIe siècle[1].

Biographie de Sidi El Arbi

Originaire de la ville de Fès au Maroc, Sidi El Arbi arrive en Tunisie au XVIIIe siècle. Il est l'un des disciples les plus proches de Sidi Ali Azzouz, fondateur de la confrérie soufie Azzouzia, dont le mausolée se trouve à Zaghouan. Après un séjour à Zaghouan, Sidi El Arbi s'installe à Tebourba avant de se fixer définitivement à Ras Jebel vers la fin du siècle[réf. souhaitée].

Reconnu pour sa piété, son ascétisme et son engagement spirituel, il suit la voie soufie de la confrérie Azzouzia. Selon plusieurs sources, la première zaouïa de cette confrérie fondée après celle de Zaghouan est établie à Ras Jebel. Sidi El Arbi meurt en 1173 de l'hégire, soit 1759, date attestée par une inscription originale conservée sur son mausolée[2],[3].

Fonctions

La zaouïa de Sidi El Arbi est fondée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, sous le règne de la dynastie husseinite[réf. souhaitée]. Construite sous la forme d'une maison traditionnelle, elle regroupe plusieurs espaces destinés aux activités religieuses, éducatives et sociales.

Elle joue notamment le rôle de :

  • centre religieux et soufi ;
  • espace d'apprentissage et de mémorisation du Coran ;
  • institution préparatoire permettant aux élèves de poursuivre leurs études à la Zitouna.

La zaouïa accueille également la prière de Tarawih durant le mois de ramadan, ainsi que des séances hebdomadaires de hadra et de mi‘âd.

Dimension sociale et culturelle

La zaouïa de Sidi El Arbi occupe une place centrale dans la mémoire collective des habitants de Ras Jebel[réf. souhaitée]. Elle est associée à de nombreuses pratiques sociales et rituelles transmises de génération en génération, parmi lesquelles :

  • les visites de bénédiction lors des cérémonies de circoncision et de mariage ;
  • le dépôt symbolique d'une bougie par les mères des jeunes mariées la nuit de noces ;
  • le départ et le retour des pèlerins du hajj depuis le mausolée ;
  • l'organisation de repas traditionnels, notamment le tharid (assida), à cette occasion.

Architecture

La zaouïa comprend plusieurs composantes architecturales traditionnelles, notamment :

  • la salle du cénotaphe ;
  • la salle de prière ;
  • les ablutions (midha) ;
  • une chambre pour les étudiants ;
  • une résidence pour le responsable de la zaouïa (moqaddem) ;
  • une cour intérieure ;
  • un vestibule (sqifa) ;
  • un kouttab (école coranique).

Le monument dispose de deux entrées, principale et secondaire, et couvre une superficie totale d'environ 250 m2[réf. souhaitée].

Restauration et protection

La zaouïa fait l'objet de deux principales campagnes de restauration, sous la supervision du kahia de Ras Jebel au XIXe siècle et grâce à la municipalité de Ras Jebel en 2002, avec la participation des habitants et le soutien du ministère des Affaires religieuses[réf. souhaitée].

Le monument est classé par le ministère de la Culture en 2002[4].

Références

  1. ↑ (ar) « سيدي العربي » الولّي والزاوية » » [« Sidi El Arbi, le saint et la zaouïa »], sur jcirasjebel.tn,‎ (consulté le ).
  2. ↑ (ar) « سيدي العربي ابن السايح رضي الله عنه » [« Mon maître, El Arbi Ibn Essayeh, que Dieu l'agrée »], sur tidjaniya.com,‎ (consulté le ).
  3. ↑ (ar) « أولياء الله: سيدي العربي مزار أهالي رأس الجبل » [« Awliya Allah : Sidi El Arbi, sanctuaire des habitants de Ras Jebel »], Al Chourouk,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ « Arrêté du ministre de la Culture du 30 juillet 2002, relatif à la protection des monuments historiques et archéologiques », Journal officiel de la République tunisienne, no 65,‎ , p. 1890 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF]).
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