Mauvais Œil (album)
| Sortie | (édition standard)[1],[2],[3],[4] |
|---|---|
| Enregistré |
1999-2000
|
| Durée | 61:29 |
| Genre | Hip-hop, rap, rap conscient, rap hardcore |
| Auteur |
Booba Ali |
| Producteur |
Animalsons Trevor Jones Geraldo Craig J Cris Prolific Fred Le Magicien |
| Label | 45 Scientific |
Albums par Ali
Albums par Booba
Singles
- Civilisé
Sortie : 1999 - Si tu kiffes pas / Le Son qui met la pression
Sortie : 2000 - La Lettre
Sortie : 2000 - Pas l'temps pour les regrets
Sortie : 2001 - B.O. (Banlieue ouest)
Sortie : 2001
Mauvais œil est le premier et unique album studio du groupe de rap français Lunatic, sorti le sur le label indépendant 45 Scientific.
Certifié disque d'or 8 mois et 9 jours après sa sortie, alors l'équivalent de 100 000 exemplaires vendus[N 1], l'album devient le premier disque d'or en indépendant du rap français[N 2].
Incluant des titres considérés comme classiques tels que Pas l'temps pour les regrets, Civilisé ou encore La lettre, le disque est souvent considéré, tant par la presse spécialisée que par de nombreux amateurs, comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre du rap français, voire comme le meilleur.
Il se distingue par ses productions aux ambiances ténébreuses, inspirées par les différents travaux du producteur New-yorkais Havoc, en particulier sur l'album Hell on Earth de Mobb Deep.
L'album est réédité le , avec un DVD et deux nouveaux morceaux, Civilisé (version originale) et B.O. (Banlieue Ouest). Le remix de Civilisé (spécialement créé pour l'album lors de sa sortie) est cependant absent de la réédition.
Contexte
Formation et évolution du groupe Lunatic
Le duo Lunatic, composé de Booba (Élie Yaffa, originaire de Boulogne-Billancourt) et Ali (Yassine Sekkoumi, d'Issy-les-Moulineaux), se forme en 1994 dans les Hauts-de-Seine, en banlieue ouest de Paris. Avant Lunatic, ils évoluent dans des collectifs locaux comme Coup d'État Phonique, puis rejoignent le collectif Beat de Boul pour affiner leur style via des freestyles. En 1996, ils intègrent Time Bomb aux côtés d'artistes comme Oxmo Puccino, Ärsenik et les X-Men, marquant une période de collaborations et de freestyles influents[5],[6].
Contexte de création de l'album Mauvais Œil
La notoriété de Lunatic s'établit rapidement grâce à des morceaux phares comme Le crime paie (1996) et Les vrais savent (1997), issus de compilations et freestyles au sein de Time Bomb, posant les bases thématiques de l'album. Mauvais Œil, qui sera leur unique album studio, est annoncé par le maxi Civilisé au premier semestre 2000 et sort le sur le label indépendant 45 Scientific[7]. Produit principalement par des beatmakers comme Geraldo, Animalsons et Cris Prolific, l'album adopte des sonorités sombres et désespérées, inspirées des albums The Infamous (1995) et Hell on Earth (1996) de Mobb Deep, avec des thèmes centraux comme la prison, le trafic de drogue, la justice, la violence urbaine et le sens de la vie, offrant une description brute et sans filtre de la rue.
Le disque marque la consécration de Lunatic, issu d'un long cheminement artistique dans les années 1990, mais aussi leur séparation peu après, due à des divergences (Booba poursuit une carrière solo prolifique, Ali une plus discrète)[8].
Événements récents
Début , l'album est retiré des plateformes de streaming pour violation des droits d'auteur, suite à une mise en ligne non autorisée. Booba réagit en indiquant que la situation est en cours de régularisation et que l'album sera remis en ligne ultérieurement[9].
Analyse et description
L'album s'ouvre avec le morceau Intro, qui pose un ton froid et provocateur sur une production de Clément Dumoulin d'Animalsons.
Le journaliste Maxime Delcourt indique en 2020 dans un article du magazine Les Inrockuptibles que l'album affiche un « rap froid, nourri au son de Queensbridge et voué à marquer une rupture avec les années 1990 »[10]. Il rapporte les propos de Jean-Pierre Seck en 2018, qui déclarait à Télérama qu'« aux revendications sociales prégnantes des années 1990, Lunatic opposait une description froide et brutale de la réalité », et les compare notamment aux démarches qu'avaient pu engager NTM ou IAM. Le journaliste souligne un disque au ton sombre et tendu, d'une grande qualité d'écriture, avec d'un côté Booba, « tête brûlée venue cracher sa haine », et de l'autre, Ali exposant ses réflexions intimes et religieuses[10]. Les membres du groupe et leur entourage indiquent que cette gravité est liée notamment à leur état d’esprit lors de la composition, marqué par l’incarcération de Booba et une volonté d'aller vers des titres orientés vers le réalisme cru de la rue, refusant le misérabilisme[11]. Le label 45 Scientific, cofondé par Jean-Pierre Seck et Geraldo, met l'accent sur une production indépendante méticuleuse, avec des campagnes promotionnelles innovantes (affiches dans le métro, site internet pionnier) qui ont permis à l'album de devenir le premier disque d’or du rap français en indépendant, écoulant plus de 100 000 exemplaires initialement[11]. Le groupe note en interviews l’importance de ses engagements, notamment contre le système et pour une représentation authentique de la banlieue, influencée par la mythologie du bitume et des références new-yorkaises comme Mobb Deep ou le Wu-Tang Clan. Ses membres indiquent aussi en rétrospective que le rap américain a une influence majeure sur ce premier album, traduisant avec aisance des sons comme ceux de Havoc dans un contexte français, après les influences plus organiques de la scène Time Bomb pour les précédents freestyles et mixtapes[10],[12].
Dans une critique de Guts of Darkness, l’album est décrit comme marquant « la fin d’une époque dans le rap français », avec une atmosphère « froide, collante et funèbre », où la rancœur pue la plus amère des haines, mêlant un côté mystique conscient (Ali) à une énergie délinquante et narcissique (Booba), violant les préceptes spirituels avec arrogance[13]. L'Abcdr du son considère Mauvais Œil comme un « écrin qui accueille cette chose si rare : la possibilité du dialogue, malgré les différences d'opinion », un groupe schizophrène où Booba et Ali, que tout oppose, créent une osmose impressionnante, posant les bases de leurs carrières solo respectives et changeant la face du rap français en introduisant un verbe aride et des punchlines virales[14].
Accueil commercial
L'album est certifié disque d'or 8 mois et 9 jours après sa sortie et cumule aujourd'hui[Quand ?] plus de 180 000 exemplaires vendus[réf. nécessaire].
À la sortie
L'album est salué par une grande partie de la critique spécialisée dès sa parution, bien que certaines voix expriment des réserves sur ses aspects thématiques ou stylistiques.
L'internaute dymE, sur le site krinein.com, souligne la complémentarité entre les deux rappeurs :
« Ce qui fait de Mauvais Œil un classique, c’est tout d'abord son style. Mêlant le hardcore d'un Booba énervé et revenant de prison avec la conscience, le mysticisme et la sagesse d'Ali, l'album parvient à créer une dualité finement réfléchie et collant parfaitement, sur des productions du 45 Scientific décidément sombres, étouffantes et variées ; ce qui rend chaque son reconnaissable, avec sa propre atmosphère. »
Il attribue la note de 9/10 à l'album, qu'il décrit comme une retranscription « de la réalité de manière dure et consciente, prenant, sombre et addictif »[15].
Sur le blog Le monde d'Olive, l'album est présenté comme « l'un des plus beaux bras d'honneur à l'industrie du disque et aux programmateurs de radio trop frileux »[16]. Le site cosmichiphop.com souligne la cohérence lyricale :
« Lyricalement, aucune baisse de régime, la rigueur est incroyable, les concessions inexistantes (pas de refrains chantés ou faciles, pas de thèmes plus légers, pas de featurings a 5000 francs la minute)[17]. »
Le bloggeur Kaiserben adopte toutefois un ton plus critique, reprochant aux textes de Booba et Ali de « [prôner] la haine et le mépris de toutes formes d'institutions, et cela avec une rage et une vulgarité que je jugerais primaires, car étant donné le manque de recul et le trop grand manichéisme des propos, ils ne sont pas constructifs et ne peuvent pas être pris au sérieux et faire avancer le schmilblick[18] ».
La performance de Booba semble faire l'objet d'un consensus positif. David, sur les sites Hush Hush Yo ! et Le Rap en France, évoque par exemple une « surpuissance technique et verbale »[19],[20]. En revanche, les avis sur Ali sont plus nuancés. Codotusylv, sur le site fakeforreal.net, le trouve « moins charismatique, moins distinctif, cantonné au registre du chialeur des cités », le reléguant au rôle de « faire-valoir » face à Booba, « plus politique, plus prêcheur […] moins intime, égotiste et viscéral »[21]. L'Abcdr du Son adopte une position intermédiaire : « Ali ne fait que combler les silences de Booba. Ou, plutôt, remplit avec brio ce rôle ingrat. Car comment expliquer autrement la qualité constante de tous les titres, sans une baisse d'intensité ? C’est donc finalement une prouesse qu'opère Ali : servir de faire-valoir et non de moitié boiteuse. »[7]. David soutient par ailleurs que Booba « ne se situerait pas à un tel niveau sans le formidable contrepoids offert par son acolyte », et qualifie les textes d'Ali d'« idées mûrement réfléchies ». Pour lui, Ali « est l'un des rares MC à ne pas faire briller Booba pour cause d'inconsistance »[22].
Les productions, signées 45 Scientific, recueillent un accueil globalement favorable pour leur atmosphère sombre. Olive les décrit comme « hypnotiques, sombres et/ou [oppressantes] »[16] ; L'Abcdr du Son y voit « un seul son, oppressant de bout en bout […] un bloc » ; David parle d'un « pavé froid et homogène »[19]. Codotusylv reste plus réservé : « Même s'ils sont parfois plus soignés que la moyenne des beats de hip-hop français, ceux-là ont pour seul but d'installer les ambiances lourdes et poisseuses de circonstance. Ils sont là, sans surcroit de sophistication, pour accentuer les paroles par un brin d'emphase[21]. »
Les textes au global sont aussi très bien accueillis, et marquent les esprits. Le site cosmichiphop.com souligne l'absence de concessions et la profusion de « formules légendaires », comme la phrase « je suis pas né dans le ghetto, je suis né a l'hosto »[17]. Olive évoque des « rimes et des phrases cultes », comme « Putain quelle rime de bâtard »[16] — qui fait référence à un clash avec Fabe. Le morceau La Lettre attire une attention particulière : cosmichiphop.com le qualifie de « déchirage live où Booba atteint la stratosphère du récit […] ce morceau ne se raconte pas, il se vit »[17] ; David y voit un couplet « monstrueux » de Booba précédé d’une « impeccable introduction » d'Ali[19].
Des années plus tard
L'auteur de l'article de l'Abcdr du son en 2000 revient en 2021 sur son analyse :
« En 2000, j'écrivais un article à propos de Mauvais Œil. Un rappeur dans chaque écouteur, celui de droite parlait trop fort. Ébloui, j’évoquais la forte présence de Booba, et la magnifique absence d'Ali. Vingt ans plus tard, je dois admettre que j'étais passé à côté de l'essentiel. Aveuglé, je n'avais rien compris. […] Booba et Ali, eux, n'étaient pas complémentaires. Leurs carrières respectives l'ont démontré, tous les opposait. Rétrospectivement, Ali et Booba n'avaient rien à faire ensemble. Lunatic était un groupe schizophrène. Et Mauvais Œil l'écrin qui accueillit cette chose si rare : la possibilité du dialogue, malgré les différences d'opinion[14]. »
Postérité
Mauvais Œil est le point de départ du label 45 Scientific, fondé par Lunatic, le producteur Géraldo et le journaliste Jean-Pierre Seck avec le soutien des beatmakers Animalsons et Fred Le Magicien. Il est certifié disque d'or en 2001, huit mois et neuf jours après sa sortie[2].
Mauvais Œil est considéré par de nombreux journalistes et amateurs de rap comme l'un des plus grands albums de l'histoire du rap français. Plusieurs rappeurs notamment en font l'éloge[23]. Parmi d'autres, Josman le cite comme un album fondateur, Dinos y fait référence dans de nombreux morceaux[24], Caballero & JeanJass sortent en 2018 La lettre Part. 2 en hommage au morceau du même nom[25], que Benjamin Biolay considère par ailleurs comme du « Dostoïevski en prison »[26], tandis que Nekfeu juge le disque comme « la définition d'un classique »[27].
Six morceaux de l'album apparaissent dans le top 100 des classiques du rap français du magazine en ligne l'Abcdr du son. Le silence n'est pas un oubli est à la 72e place, Le son qui met la pression à la 70e place, HLM 3 à la 64e place, Civilisé à la 21e place, La lettre à la 12e place et Pas l'temps pour les regrets à la 6e place[28].
Liste des titres
| Mauvais œil (Édition standard) | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Compositeur(s) | Durée | ||||||
| 1. | Introduction | Clément Dumoulin (Animalsons) | 2:00 | ||||||
| 2. | Pas l'temps pour les regrets | Geraldo | 4:41 | ||||||
| 3. | Groupe sanguin | Craig J | 3:33 | ||||||
| 4. | L'effort de paix (featuring Sir Doum's) | Geraldo | 4:33 | ||||||
| 5. | La lettre | Cris Prolific | 4:50 | ||||||
| 6. | Si tu kiffes pas... | Geraldo | 4:30 | ||||||
| 7. | Têtes brûlées | Geraldo | 4:18 | ||||||
| 8. | 92 I (feat. Malekal Morte) | Fred Le Magicien / Fred Dudouet | 5:47 | ||||||
| 9. | HLM 3 | Marc Jouanneaux (Animalsons) | 5:19 | ||||||
| 10. | Le son qui met la pression | Fred Le Magicien / Fred Dudouet | 4:20 | ||||||
| 11. | Avertisseurs | Geraldo | 4:30 | ||||||
| 12. | Le silence n'est pas un oubli (feat. Jockey) | Marc Jouanneaux (Animalsons) | 4:57 | ||||||
| 13. | Mauvais Œil | Cris Prolific | 3:26 | ||||||
| 14. | Civilisé (Version album) | Cris Prolific | 4:34 | ||||||
| 61:00 | |||||||||
| Mauvais œil (Réédition) | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Compositeur(s) | Durée | ||||||
| 1. | Intro | Clément Dumoulin (Animalsons) | 2:00 | ||||||
| 2. | Pas l'temps pour les regrets | Geraldo | 4:41 | ||||||
| 3. | Groupe sanguin | Craig J | 3:33 | ||||||
| 4. | L'effort de paix (feat. Sir Doum's) | Geraldo | 4:33 | ||||||
| 5. | La lettre | Cris Prolific | 4:50 | ||||||
| 6. | Si tu kiffes pas... | Geraldo | 4:30 | ||||||
| 7. | Têtes brûlées | Geraldo | 4:18 | ||||||
| 8. | 92 I (feat. Malekal Morte) | Fred Le Magicien / Fred Dudouet | 5:47 | ||||||
| 9. | HLM 3 | Marc Jouanneaux (Animalsons) | 5:19 | ||||||
| 10. | Le son qui met la pression | Fred Le Magicien / Fred Dudouet | 4:20 | ||||||
| 11. | Avertisseurs | Geraldo | 4:30 | ||||||
| 12. | Le silence n'est pas un oubli (feat. Jockey) | Marc Jouanneaux (Animalsons) | 4:57 | ||||||
| 13. | Mauvais Œil | Cris Prolific | 3:26 | ||||||
| 14. | Civilisé (Version originale) | Cris Prolific | 4:47 | ||||||
| 15. | B.O (Banlieue ouest) | Geraldo | 5:33 | ||||||
| 66:46 | |||||||||
Clips vidéos
- Pas l'temps pour les regrets :
Samples
| Intro | Amarum, Joan Pau Verdier |
| Pas l'temps pour les regrets | - Zahrat El Madaen, Fairuz
- You're Getting a Little Too Smart, Detroit Emeralds (en) |
| L'effort de paix | Jericho Jerk, Michel Colombier & Pierre Henry |
| La lettre | - Dialogues extraits du film de Don Siegel, L'Évadé d'Alcatraz, avec Clint Eastwood
- Reprise d'une phrase de Fabe dans Des durs, des boss... des dombis |
| Si tu kiffes pas | - The Godfathers at Home, Carmine Coppola, bande originiale du film Le Parrain, 2e partie de Francis Ford Coppola[N 3]
- Le crime paie, Lunatic |
| 92i | Passacaglia in C minor, Hubert Laws |
| Le son qui met la pression | Homage to Doctor Jekyll (a), Paul Lewis |
| Avertisseurs | Sample de la bande originale du premier film d'animation dérivé de la série Ken le Survivant, composée par Katsuhisa Hattori |
| Le silence n'est pas un oubli | Edges of Illusion, John Surman |
| Civilisé (Version originale) | Les parfums de la nuit, Claude Debussy |
| Civilisé (Remix) | Du Whisky au Vichy, Serge Reggiani (Interprète), Claude Lemesle (Paroles), Alain Goraguer, Alice Dona (Musique) |
| B.O (Banlieue Ouest) | La serveuse, Serge Lama (Paroles), Yves Gilbert (Musique)[N 4] |
Certifications et classements
Classements
| Classement | Meilleure position |
|---|---|
| 10 |
Certifications
| Pays | Certifications | Ventes | |
|---|---|---|---|
| Certifiées | Cumulées | ||
| France (SNEP) | 100 000 | 180 000[réf. nécessaire] | |
Notes et références
Notes
- ↑ Entre 1973 et 2006, en France, un album était certifié disque d'or dès qu'il atteignait 100 000 ventes. Depuis 2009, ce seuil a été abaissé à 50 000 exemplaires pour le disque d'or, tandis que le disque de platine correspond désormais à 100 000 ventes, soit le double.
- ↑ Certains considèrent L'Homicide volontaire d'Assassin comme le premier album certifié disque d'or en indépendant, ce qui est inexact. En effet, le groupe était signé chez Delabel, filiale d'EMI, et donc sous major.
- ↑ Booba fait d'ailleurs référence au premier volet de la trilogie de Coppola dans ce morceau (« J'aime pas les dictons, ma tronche sur les biftons/ J'aimerais bien être le parrain et t'appeler fiston ») mais aussi dans Le son qui met la pression (« J'nie devant l'daron, vis la nuit, ris devant Le Parrain »).
- ↑ La mélodie de B.O est une variation de habanera possiblement samplée de L'amour est un oiseau rebelle, chanson issue de l'opéra Carmen de Georges Bizet.
Références
- ↑ « Les sons issus des albums », sur 45scientific.com (version du sur Internet Archive).
- « Lunatic - Mauvais œil (album) », sur lescharts.com (version du sur Internet Archive).
- ↑ Olivier Cachin, Rap in France, Castor Astral, (ISBN 979-10-278-0341-5), p. 199 :
« 25 octobre 2000 : Mauvais Œil, premier et unique album du duo Lunatic […]. »
- ↑ « La Revue 2025 » [PDF], sur ina.fr, p. 26.
- ↑ JS et AlphaKilo, « Révise tes skeuds #1 : Mauvais Œil, Lunatic (2000) », sur Raplume, (consulté le ).
- ↑ « Lunatic, ou le groupe le plus ambivalent du rap français. », La culture à Audencia, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- Aspeum, « Chronique - Lunatic - Mauvais oeil », sur Abcdr du Son, (consulté le ).
- ↑ « "Mauvais Oeil" de Lunatic fête ses 24 ans ! », sur Générations, (consulté le );
- ↑ « Lunatic : "Mauvais Oeil" retiré des plateformes, Booba réagit », sur Générations, (consulté le ).
- Maxime Delcourt, « Comment Lunatic a changé la face du rap français avec "Mauvais œil" »
, sur Les Inrockuptibles, .
- Saturnin Sabatier, « Il y a 20 ans, le "Mauvais Œil" de Lunatic faisait entrer Booba dans la légende », sur Jack Canal+, .
- ↑ Genono, « Lunatic : 20 ans après, retour sur le classique "Mauvais Œil" », sur Mouv', .
- ↑ https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=16769 Guts of Darkness
- Aspeum, « Les chroniques de l'Abcdr revues par leurs auteurs », Abcdr du Son, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ dymE, « Lunatic - Mauvais oeil », sur krinein.com, (consulté le ).
- Olive, « 10 ans déjà ! : Lunatic - Mauvais Oeil, au panthéon du rap français », sur Le monde d'Olive, (consulté le ).
- « Lunatic - Mauvais Oeil », sur cosmichiphop.com (version du sur Internet Archive).
- ↑ « Chronique de LUNATIC : "Mauvais Œil" », sur kaiserben.free.fr.
- David, « Lunatic – Mauvais Oeil », sur Hush Hush Yo !, (consulté le ).
- ↑ David, « (Chronique) 2000 - Mauvais Oeil - Lunatic », sur lerapenfrance.fr, (version du sur Internet Archive).
- codotusylv, « LUNATIC - Mauvais Oeil », sur fakeforreal.net, (consulté le ).
- ↑ « Le rap français en 30 albums majeurs : 2nde partie (1996-2000) », sur Hush Hush Yo !, (consulté le ).
- ↑ Maxime Delcourt, « Comment Lunatic a changé la face du rap français avec "Mauvais œil" », sur Les Inrocks, (consulté le ).
- ↑ Chafik, « Dinos, pas l'temps pour les regrets », sur lebonson.org, (consulté le ).
- ↑ Raphaël Hassine, « Caballero et JeanJass ressuscitent Lunatic dans « La lettre » », sur Interlude, (consulté le ).
- ↑ « "J'aime bien quand ça fait tier-quar…" On a parlé "pop urbaine" avec Benjamin Biolay », sur Greenroom, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Azzedine Fall, « Les 5 albums qui ont changé la vie de Nekfeu », sur Les Inrocks, (consulté le ).
- ↑ « Les 100 Classiques du Rap Français », sur Abcdr du son, (consulté le ).
- ↑ « Mauvais Œil - Les certifications », sur snepmusique.com.
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