Max Waldeck (brise-glace allemand)
| Max Waldeck | |
| |
| Autres noms | Anschütz (2011) Blue Sky III (2022) Sky III (2023) |
|---|---|
| Type | Brise-glace |
| Histoire | |
| Chantier naval | Norderwerft |
| Fabrication | acier |
| Lancement | 06/12/1966[2] |
| Commission | 03/11/1967[2] |
| Statut | Désarmé et vendu en 2006 |
| Équipage | |
| Équipage | 14 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 55,34 m |
| Maître-bau | 13,40 m |
| Tirant d'eau | 5,75 m |
| Port en lourd | 282 t |
| Tonnage | 940 t |
| Propulsion | 3 moteurs diesel-électriques MTU / Maybach 1 hélice à pas fixe avec tuyère Kort |
| Puissance | 2565 kW (3487 ch) |
| Vitesse | 14 nœuds (26 km/h) |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Kiel |
| Indicatif | DBLZ |
| IMO | 6705949[3] |
Le Max Waldeck est un brise-glace allemand, le premier navire de ce type au monde équipé d’une étrave Thyssen-Waas.
Conception
Le navire a une transmission diesel-électrique. Trois moteurs diesel MTU / Maybach de type MD 655, chacun d’une puissance de 855 kW, ont été installés pour produire de l’électricité. Il dispose aussi de trois moteurs diesel auxiliaires Klöckner-Humboldt-Deutz (deux moteurs F6M716 de 110 kW chacun, et un moteur A4M514 de 31 kW). La propulsion est assurée par une hélice à pas fixe, qui a été équipée d’une tuyère Kort en 1982. Le navire atteignait initialement 14 nœuds, tombés à 12 nœuds avec l’étrave Thyssen-Waas.
Le navire peut être utilisé comme remorqueur. À cette fin, il est équipé d’un treuil de remorquage avec une traction au point fixe de 38 tonnes. Avec la console de remorquage, le navire mesure 55,34 mètres de long, et 50,87 mètres sans la console de remorquage.
Sur le pont arrière, il y a une grue avec une flèche de 10 mètres de longueur, capable de soulever 3 tonnes.
Le navire est équipé de 15 cabines pouvant accueillir 28 personnes[4].
Historique
Le Max Waldeck a été construit en 1966 par le chantier naval Norderwerft de Hambourg pour le compte de la Wasser- und Schifffahrtsdirektion Nord (Direction des eaux et de la navigation Nord) à Kiel. Les essais en mer au chantier naval ont eu lieu le 17 octobre 1967. Le but du navire était de servir de brise-glace sur le canal de Kiel et la recherche de mines magnétiques dans les voies maritimes de la mer du Nord et de la mer Baltique, dont certaines étaient encore minées à l’époque. Le navire a été nommé en l’honneur de Max Waldeck, qui avait alors 88 ans. Il avait été le chef du département des affaires maritimes du ministère des Transports du Reich jusqu’en 1942[5].
En 1981, le navire a été équipé d’une étrave Thyssen-Waas par la Nordseewerke à Emden dans le cadre d’un projet de recherches. Cette conversion a été réalisée aux frais et risques du chantier naval pour effectuer les travaux. Si l’étrave n’avait pas satisfait aux exigences imposées, la Nordseewerke aurait été obligée de restaurer le navire dans son ancien état[6]. La forme du gaillard d'avant est légèrement plus large que la coque principale du navire et ressemble à une boîte aux bords arrondis dans la partie sous la ligne de flottaison. Cette configuration garantit que lorsque la proue avance sur la glace à briser, une partie de la banquise est détachée du reste vers le bas par le poids du brise-glace, divisée en deux morceaux par le bord central et poussée sur le côté sous le navire par de l’air comprimé soufflé. La glace s’écarte ainsi de la zone de l’hélice, ce qui minimise le risque de dommages. En mars 1981, les premiers essais en mer ont eu lieu dans les eaux territoriales finlandaises. Les essais ont montré que l'étrave Thyssen-Waas permet une économie de puissance de propulsion d’environ 60 % par rapport aux brise-glaces conventionnels[7].
À la fin de ses essais, le Max Waldeck a été gravement endommagé par un incendie à bord le 31 mars 1981. En avril 1981, le navire fut remorqué jusqu’à Nordseewerke, où il fut réparé. Après environ un an, le Max Waldeck était de retour en service et d’autres essais sur la glace suivirent. Pendant de nombreuses années, le brise-glace resta au chantier naval d'État de Rendsburg-Saatsee et attendait les opérations sur la glace. Le brise-glace a été désarmé en 2006 et vendu peu après pour 200 000 euros[8]. Depuis juin 2011, le navire est inscrit sous le nom d'Anschutz pour une entreprise hambourgeoise. En avril 2016, la société néerlandaise Van der Kamp Shipsales a repris le navire, dont la localisation est inconnue.
Selon le registre des navires, l'Anschutz a navigué pour la dernière fois sous pavillon tanzanien (selon l’IMO 6705949). La dernière position connue, d’après Marinetraffic.com, se trouve dans la mer de Marmara en mars 2024[9].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Max Waldeck (Schiff) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « SKY III, Icebreaker - Détails du bateau et situation actuelle - IMO 6705949 », sur VesselFinder (consulté le ).
- (de) « Max Waldeck », sur Ship-DB Schiffs-Datenbank, (consulté le ).
- ↑ (en) « Max Waldeck - [IMO 6705949] », sur Ship Photos (consulté le ).
- ↑ (en) Capt Thomas, « Explorer Conversion Candidate », sur YachtsUnlimited, (consulté le ).
- ↑ Basil Le Page, « „Max Waldeck“ Demagnetizing Vessel and Ice Breaker », Marine News, vol. XXIII, no 1, januar 1969, p. 15.
- ↑ (de) Klaus Jopp, « Schatz der Arktis », sur Focus Online, 8. november 2011 (consulté le ).
- ↑ « Mit diesem Schiff beginnt die neue Eiszeit », P. M. Magazin – Peter Moosleitners interessantes Magazin, .
- ↑ « Geschäftsbericht 2007 », sur VEBEG (consulté le ).
- ↑ (en) « ANSCHUTZ Brise-glace IMO : 6705949 », sur MarineTraffic: Global Ship Tracking Intelligence - AIS Marine Traffic.
Bibliographie
- « Ein Kraftei namens „Max Waldeck“ », Seekiste – Das Journal der Schiffahrt, vol. 19, no 1, , p. 14.
- A. Freitas, « Forschungsreisen mit der umgebauten „Max Waldeck“ », Hansa, vol. 119, no 18, , p. 1149-1151.
Liens externes
- (nl) « MAX WALDECK - 6705949 - IJsbreker », sur Binnenvaart.eu (consulté le ).
- « Anschutz ex Max Waldeck », sur varenderfgoed.nl (consulté le ).
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