Maximilien Pastur

Maximilien Pastur
Illustration.
Maximilien Pastur
Fonctions
Sénateur belge

(3 ans, 4 mois et 16 jours)
Élection 20 novembre 1921
Circonscription Arrondissement de Nivelles
Monarque Albert Ier
Législature IXe
Coalition Parti catholique
Prédécesseur Auguste Dumont de Chassart
Successeur Paul Pastur
Député belge

(9 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 02 juin 1912
Réélection 16 novembre 1919
Circonscription Arrondissement de Nivelles
Monarque Albert Ier
Législature XXVe et XXVIe
Coalition Parti catholique
Prédécesseur Émile de Lalieux de La Rocq
Successeur Pierre de Burlet
Biographie
Nom de naissance Maximilien Léon Charles Joseph Pastur
Surnom «Max Pastur»
Date de naissance
Lieu de naissance Jodoigne, Drapeau de la Belgique Belgique
Date de décès (à 51 ans)
Lieu de décès Prangins, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Belge
Parti politique Parti catholique
Père Léon Pastur
Mère Virginie de Brouckère
Conjoint Germaine Waucquez
Enfants Christiane Pasur
Claire Pastur
Jacques Pastur
Famille Famille Pastur
Diplômé de Université de Louvain
Profession Notaire
Distinctions Commandeur de l'Ordre de Léopold, officier de l'Ordre de la Couronne, officier de la Légion d'honneur, Member of the Order of the British Empire (MBE)
Religion Catholicisme
Résidence Château Pastur

Maximilien Pastur, né le à Jodoigne (Brabant) et mort le à Prangins (Suisse), est un homme politique belge. Notaire de profession, membre du Parti catholique, il est élu député du au et sénateur du au . Il est le cousin du député socialiste Paul Pastur.

Issu d'une famille de notables et grands propriétaires terrien du Brabant, il obtient un doctorat de droit à l'université de Louvain, puis s'établit comme notaire à Jodoigne, où il reprend l'étude notariale de son père Léon Pastur. En 1911, il s'engage en politique en devenant conseiller communal de Jodoigne, il est élu député en 1912 et sénateur en 1921.

En 1929, gravement malade, il doit renoncer à toute action politique pour raison de santé. Il décède le à Prangins, en Suisse[1].

Biographie

Château Pastur à Jodoigne

Maximilien Léon Charles Joseph Pastur, dit «Max Pastur», naît le à Jodoigne, dans le château Pastur, propriété de ses parents le notaire et député Léon Pastur (1845-1918) et Virginie de Brouckère (1852-1914), fille du notaire Charles de Brouckère, bourgmestre de Roulers.

Sa famille paternelle est originaire de Braine-l'Alleud, en 1830 son arrière-grand-père le notaire Philippe Pastur (1777-1861), s'installe à Jodoigne où il acquiert le château Pastur.

En 1905, il épouse Germaine Waucquez, fille du riche négociant en tissus Charles Waucquez et de Maria Idiers, dont il a trois enfants : Christiane (1906), Claire (1907) et Jacques (1911).

Carrière

Docteur en droit de l'université catholique de Louvain, il reprend l'étude notarial de son père à Jodoigne où il début une carrière politique en 1911 en étant élu conseiller communal.

Il s'engage dans l'Armée belge quand éclate la Première Guerre mondiale et devient auditeur militaire.

Il est député de l'arrondissement de Bruxelles puis de l'arrondissement de Nivelles de 1912 à 1921 puis sénateur de l'arrondissement de Nivelles de 1921 à 1925. Il appartient au groupe conservateur et catholique de l'Assemblée[2] et manifeste un engagement antiflamand très vif[3].

Conscient que les idées flamandes progressent, il participe au mouvement wallon et entre en 1919 à l'Assemblée wallonne. En 1913, il est l'un des premiers parlementaires à mettre en cause les directives du Parti catholique en matière linguistique. Il est réservé par rapport au Mouvement wallon qui peut sembler anticlérical, il est cependant signataire, avec Jules Destrée et Charles Magnette, du manifeste qui lance le périodique La Défense wallonne. Il se fait alors le porte-parole des revendications wallonnes tant dans son parti que dans les enceintes parlementaires. Il s'oppose au vote du Parlement belge en faveur du bilinguisme généralisé dans les administrations obtenu grâce à une majorité essentiellement flamande. Il lance un appel aux Wallons contre la flamandisation de l'université de Gand[4]. Les milieux flamands protestent vigoureusement et exigent qu'il soit mis au ban du Parti catholique. Il hésite pour l'Assemblée wallonne, donne sa démission le puis la reprend le . Il est alors très proche de La Terre wallonne et la société des amis de cette revue, opposés au séparatisme et au bilinguisme en Wallonie, partisan du régionalisme. Il met en cause la manière dont le Boerenbond s'installe en Brabant wallon, soutenu en cela par le cardinal Mercier. Face aux critiques au sein de son propre parti concernant ses engagements wallons, il renonce à sa carrière parlementaire et redouble d'activité à l'Assemblée wallonne.

Il doit renoncer à toute action politique en 1929 pour raison de santé. Malade, il meurt le à Prangins où il est soigné[1].

Décorations

Références

  1. Charles de Preter, La mort de Monsieur Max Pastur, La Gazette du Centre: Brabant wallon, no 9, 16 février 1930.
  2. L'Alsace française, volume 3, partie 1, 1922, page 441.
  3. Leen Van Molle Chacun pour tous: le Boerenbond belge, 1890-1990, Leuven University Press, 1990, page 179.
  4. Paul Delforge, Philippe Destatte et Micheline Libon, Encyclopédie du Mouvement wallon, t. III, Bruxelles, Institut Jules Destrée, 2001, pages 1240-1241.

Voir aussi

Bibliographie

  • Paul Delforge, Philippe Destatte et Micheline Libon, Encyclopédie du Mouvement wallon, t. III, Bruxelles, Institut Jules Destrée, (ISBN 2-87035-021-X)
  • Louis Derie, Sénat Belge : En 1894-1898, Bruxelles, Société belge de librairie, (lire en ligne)
  • Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, Recueil LXI de l'Association royale office généalogique et héraldique de Belgique, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Joseph Tordoir, Nouvelle biographie nationale : Notice sur Léon Clément Pastur, vol. 7, Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, (lire en ligne), p. 287-289 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles de Preter, « La mort de Monsieur Max Pastur », La Gazette du Centre: Brabant wallon, no 9,‎ .
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