Memorial du SIDA de Londres
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51° 31′ 10″ N, 0° 07′ 56″ O |

Le Mémorial du SIDA de Londres est un centre de mémoire dédié à la mémoire des victimes de la pandémie de SIDA à Londres.
Contexte historique
L'association UK Aids memorial et son fondateur Ash Kotak lancent le projet de réalisation d'un lieu de mémoire pour les victimes du sida à Londres, la ville la plus touchée par le VIH en Grande-Bretagne. Près de 25 000 personnes étaient mortes du sida en 2019 en Grande-Bretagne selon les statistiques officielles, avec un lourd tribut payé par les communautés d'hommes bisexuels et homosexuels, les personnes migrantes, usagères de stupéfiants injectés, trans, hémophiles, et travailleuses du sexe en termes[1]. Ash Kotak, qui a contracté le virus à l'âge de 27 ans, échappe de peu à la mort en 2016, et s'efforce dès lors de perpétuer la mémoire des personnes victimes disparues. Il souhaite surtout rappeler que la lutte contre le sida est loin d'être terminée, malgré les progrès réalisés par la médecine. En 2020 sur 37,7 millions de personnes vivant avec le sida, 10 millions n'ont toujours pas accès aux traitements qui leur permettraient de survivre[1]. Outre ces chiffres préoccupants, le sida exacerbe les inégalités : 36 millions de personnes étaient mortes du sida dans le monde entier, en 2021 dont 680 000 en 2020. Les deux tiers des personnes touchées vivent en Afrique subsaharienne et les femmes et les filles représentent 63 % des nouveaux cas d'infection. Afin d'éviter que le sida sorte de la mémoire collective, Ash Kotak fonde alors UK Aids memorial, pour que les touristes qui viennent voir le palais de Buckingham et Trafalgar Square voient également le mémorial du sida[1].
Genèse du projet
En Lord Fowler déclare abandonner son siège pour se consacrer aux problématiques LGBT+, en particulier aux questions concernant le VIH[2]. Il offre dès lors son soutien à un projet de mémorial du sida national, déclarant que cette réalisation pourrait aider à lutter contre la stigmatisation des personnes atteintes du VIH[3].
Une commission de juges avec entre autres l'écrivaine Olivia Laing (en), l'artiste Rana Begum et le curateur Michael Morris est chargée de sélectionner les artistes[4]. Anya Gallaccio, Ryan Gander, Harold Offeh, Shahpour Pouyan, Diana Puntar soumettent des projets[5].
L'œuvre retenue pour le mémorial est celle de l'artiste lesbienne britannique Anya Gallacio[6]. Le design choisi parmi une liste de cinq œuvres initiales est celui d'un arbre de vie. L'arbre représenté est celui d'un arbre abattu placé sur South Crescent, Store Street à Fitzrovia[6]. L'emplacement choisi se trouve non loin du Middlesex Hospital, qui a accueilli les premières personnes malades dès . La princesse Diana y a serré de façon symbolique la main d'un patient atteint du sida pour combattre les préjugés sur les modes de propagation de la maladie lors de son ouverture officielle en [7].
L'œuvre est financée par l'association Aids Memory UK[8] avec 130 000 livres octroyées par le maire de Londres Sadiq Khan en 2023 et provenant de la Commission for Diversity in the Public Realm[9]. La réalisation de l'œuvre est initialement prévue pour 2027[7]. Ash Kotak, fondateur de Aids Memory UK a déclaré que le mémorial est destiné à continuer la lutte contre la stigmatisation des personnes atteintes du sida, et constitue un rappel du fait que la lutte doit continuer[10]
Il existe déjà un mémorial à Birmingham dévoilé en 2002[11].
Description de l'œuvre
L'arbre se compose d'un tronc d'arbre coupé dont les cercles intérieurs ont été extraits et érigés autour de l'arbre abattu, entouré de platanes[4]. Les cercles intérieurs érigés verticalement sur le côté du tronc coupé symbolisent la génération perdue, victime de l'épidémie depuis les années 1980. Les platanes entourant l'œuvre symbolisent la résistance à la maladie et la résilience : on en trouve partout à Londres où ils aident à combattre les effets négatifs de la pollution[4]. Le lieu propose un espace destiné à la réflexion et à la solidarité, ainsi qu'à la mémoire des personnes dont la vie a été marquée par le HIV[7].
Références
- (en) « I'm campaigning for London's first permanent AIDS memorial », sur Metro, (consulté le )
- ↑ (en-GB) Chris Godfrey, « Former health secretary Norman Fowler: ‘Some said those with HIV should be in isolation. Perpetually’ », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) BBC, « Speaker Lord Fowler backs calls for National Aids memorial », www.bbc.com, (lire en ligne, consulté le )
- (en) Robert Dex, « ‘Tree of life’ is chosen as London's Aids memorial », sur The Standard, (consulté le )
- ↑ (en) Gareth Harris, « Anya Gallaccio wins commission for London’s first ever HIV/Aids memorial », sur The Art Newspaper - International art news and events, (consulté le )
- (en) « Anya Gallaccio wins commission to create Aids memorial near Diana ward », sur The Independent, (consulté le )
- (en-GB) Jack Saddler, « A 'Tree Of Life' Sculpture Will Arrive In The City To Commemorate Anyone Affected By HIV/AIDS », sur Secret London, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Design for aids memorial near Diana ward revealed », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en-US) Conor Clark, « "Inexplicable it's taken until 2023": Sadiq Khan on London's first permanent HIV/AIDS memorial », sur GAY TIMES, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « London's first Aids memorial planned for Tottenham Court Road », www.bbc.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) « Birmingham's HIV and Aids memorial to be 'a beacon of hope' », www.bbc.com, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
- Parc de l'Espoir
- Patchwork des noms
- Place des Combattantes-et-Combattants-du-Sida
- Mémorial du SIDA de Francfort
Liens externes
- (en) Site officiel
- Portail LGBT+
- Portail de Londres