Michel Admette

| Naissance | |
|---|---|
| Surnom |
Le Prince du Séga, Misèl, Ti Toto |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Période d'activité |
Depuis |
| Enfant |
Jean-Paul Admette, Thierry Admette, Jean-Noël Admette |
| Label | |
|---|---|
| Genres artistiques |
Michel Admette est un chanteur français d'origine réunionnaise, né le à L'Étang-Salé, (La Réunion) surnommé et autoproclamé « le prince du séga ».
Biographie
Il commence sa carrière avec le Trio Fantasio puis connaît le succès en 1964[1] avec La Route en corniche, un titre qui fait écho à l'ouverture de la Route du Littoral[2]. Publié par la société Soredisc, le 45 tours se vendra à 40 000 exemplaires et deviendra un standard de la chanson réunionnaise[3]. Sa notoriété dépassera le département d'outre-mer : les chansons de Michel Admette seront connues à Maurice, Madagascar, aux Seychelles et en métropole. En 1981, il enregistre un autre succès, le titre Met encor la passé, un pot-pourri de chansons créoles de son répertoire et d'autres (Luc Donat avec L'Amour lé doux ou encore le quadrille Antonia interprété par Loulou Pitou et Benoîte Boulard – « Antonia » étant remplacée par « Oté chinois ! »)[4].
Fort de cette notoriété, il part en 1986 à Paris pour une série de contrats dans un dancing réunionnais et ne tarde pas à faire venir son épouse et ses enfants[5]. Mais la vie est difficile et Michel Admette s'en sort grâce à son statut d'employé communal à Guyancourt, acquis via Agence de l'outre-mer pour la mobilité[6].
Le , il perd son fils, Jean-Paul, happé par le train Paris-Nantes à la gare de Trappes[7], alors qu'il tentait de traverser la voie. C'est dans ce même accident que le futur comédien et humoriste Jamel Debbouze perd l'usage de son bras droit[8]. Michel et Marlène Admette portent plainte contre Jamel Debbouze, l'accusant d'avoir poussé leur fils sous le train, ce dernier bénéficiera d'un non-lieu[9].
En 2002, après seize années passées en banlieue parisienne, Michel Admette et sa compagne retournent vivre sur l'île à Saint-Benoît. Son exil en métropole, marqué par la mort tragique de son fils Jean-Paul, sera l'objet d'une pièce de théâtre intitulée Séga tremblade par le Théâtre Vollard sous la direction d'Emmanuel Genvrin[10]. Chanteur populaire au sens noble du terme, disciple revendiqué du dernier chanteur de rue Henri Madoré (il lui témoigne son attachement dans la chanson Bonjour Cousin : « Henri Madoré séga-piqué »), Michel Admette a imposé son style propre de séga, simple et efficace et très humoristique.
En 2006, Michel Admette crée la surprise en enregistrant un album entier de maloya, accompagné de la « Troupe Lélé », un groupe de voix et percussions composé des enfants de Julien Philéas, le célèbre Granmoun Lélé[11]. Ce disque ne contient pas d'instruments harmoniques.
En 2009, il devient Citoyen d'honneur de la ville de La Possession[12]. Michel Admette, à plus de 85 ans, continue de donner des concerts, particulièrement pendant les festivités de la Fête Kaf le et plus récemment, dans un cadre plus intime, pour rendre hommage à Fred Espel[13]. En , il a donné son premier concert dans le cirque de Mafate.
Discographie
- Arrête ton baratin
- Oté Anestine
- Memzelle Mimi
- Cousine Bertin
- Tu quitte a moin Léa
- P'tit femme Zacavol
- Petit Maman
- La Route en corniche
- Mi nourri pas le ver
- Oté gramoun
- Fait' attention
- Allons dansé Ginette
- Bonjour cousin
- Oté camarade
- Séga carambole
- Danse collé
- Moin la glissé
- A Saint André il pleut
- Mamzelle Simone
- Tu cherches
- Alé di partout
- Allons défouler
- Monsieur moto
- Doucement doucement
- Memzelle Yvette
- Layla
- En métropole
- Tania
- Jolie demoiselle
- La Route en cornisse
- Carri bringele
- Citarane l'arrivée
- Allons danser Ginette
- Location familiale
- La Fête au village
- Marie Angèle
- A Saint-André y pleut
- Zangui quatre couleurs
- Sega Sarda Garriga
- Taxi monsieur, taxi madame
- Marie-Jeanne
- Lélé nou't papa
- Grand merci bon Dieu
- Petit mal baron
- Ti femme la mon zaza
- Donne à moin mon bob
- Z'anguille 4 couleurs
- La Guerre z'allemands
- Moin la pa la vek ça
- Crie à moin anin
- Tiens bo lé reins femme là
- Fé marié à moin
Hommages
En 2011, le musicien électronique Jako Maron, alias DJ Thiburce, reprend la chanson Sitarane l'arrivée pour rendre hommage au chanteur[14].
Références
- ↑ « #7= Michel Admette La route en corniche », sur Azenda (consulté le )
- ↑ Michel Admette – Fais Rouler Mounoir / Séga La Route En Corniche (Orange Letters, Vinyl) (lire en ligne)
- ↑ « Quelle est la chanson préférée des Réunionnais ? », sur Réunionnais du Monde (consulté le )
- ↑ (en) « Michel Admette - Phonothèque historique de l'Océan Indien », sur www.phoi.io (consulté le )
- ↑ Albert Weber, L'émigration réunionnaise en France (lire en ligne)
- ↑ « ADMETTE Michel. », sur Réunionnais du Monde (consulté le )
- ↑ Super User, « Dépêches du Mali - People : Le sombre passé de Jamel Debbouze », sur depechesdumali.com (consulté le )
- ↑ « "Au tableau !!!" : devant les enfants, Jamel Debbouze évoque la perte de son bras », sur europe1.fr,
- ↑ « Comment Jamel Debouzze a perdu sa main, on l'accuse de meurtre », sur focusur.fr via Wikiwix, (consulté le ).
- ↑ « SÉGA TREMBLAD, Emmanuel Genvrin - livre, ebook, epub - idée lecture », sur www.editions-harmattan.fr (consulté le )
- ↑ (en) Michel Admette Et La Troupe Lélé - Spécial Maloya, (lire en ligne)
- ↑ « Michel Admette « en l’air », ce samedi à la Possession », sur zinfos974, (consulté le )
- ↑ « Abolition de l'esclavage : concerts, spectacles et ateliers au programme du 20 décembre à La Réunion », sur imazpress.com, (consulté le )
- ↑ Gaëlle Guillou, « Le vinyle trace son sillon », sur infocom974, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Marie Jocher et Alain Kéramoal, Jamel Debbouze, la vérité (dont une petite partie est consacrée à Jean-Paul Admette), Le Seuil, .
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (fr) Portrait de Michel Admette sur le site de RFO
- (fr) Patrimoine Musical de l'Océan Indien
- Portail des musiques du monde
- Portail de La Réunion
- Langues créoles et créolophonie