Michel Canonne
| Michel Canonne | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Nom de naissance | Michel Canonne | |||||||
| Naissance | Le Cateau-Cambrésis (Nord, France) |
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| Ordre religieux | Augustins de l'Assomption | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 79 ans) Montfermeil (Seine-Saint-Denis, France) |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Xavier Ferdinand J. Thoyer | |||||||
| Dernier titre ou fonction | Évêque émérite de Tuléar | |||||||
| Évêque de Tuléar | ||||||||
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
Michel Canonne, né le au Cateau-Cambrésis et mort le à Montfermeil[1], est un évêque catholique français, religieux des Augustins de l'Assomption.
Il est le premier évêque de Tuléar (actuellement Toliara), à Madagascar, de 1959 à 1974.
Biographie
Jeunesse et formation (1911-1943)
Michel Canonne[2] naît dans le diocèse de Cambrai. Il effectue ses études primaires à Séranvillers, puis poursuit sa formation au petit séminaire de Solesmes[Lequel ?] et dans les alumnats assomptionnistes du Bizet et de Clairmarais.
Il prend l’habit religieux chez les Augustins de l'Assomption aux Essarts (Seine maritime)[2] le et prononce sa première profession le [3][2]. Son maître des novice note : « De bon jugement, nature bonne et forte, assez fermée; peut devenir quelqu'un, sait vouloir, sait prendre une certaine indépendance. »[2]. Après des études de philosophie au scolasticat de Scy-Chazelles, interrompues par son service militaire, il exerce comme professeur à l’alumnat du Bizet (Nord)[2]. Il fait profession perpétuelle le [3][2].
Il commence ses études de théologie à Lormoy (Essone) en 1940[2] et est ordonné prêtre le [3][2].
Ministères en France (1943-1953)
De 1943 à 1946, il est professeur à l’alumnat de Soisy-sur-Seine. Il exerce ensuite les fonctions d’économe de la province assomptionniste de Paris et de supérieur de la communauté provinciale, avenue Denfert-Rochereau. Durant cette période, il manifeste un vif intérêt pour les sciences naturelles, notamment la géologie et la botanique[2].
Mission et épiscopat à Madagascar (1953-1974)
En novembre 1953, Michel Canonne est envoyé à Madagascar avec Jean-Gabriel Chatelin et Jean-Louis Balme[2], dans la région de Toliara (Tuléar), récemment confiée aux Assomptionnistes. La mission est érigée en vicariat apostolique en 1957, et il en devient l’administrateur apostolique le [2].
Il est nommé premier évêque du nouveau diocèse de Toliara le [3] et reçoit la consécration épiscopale le .
Durant près de vingt années de ministère, il œuvre au développement religieux, social et éducatif du sud de Madagascar, dans le contexte de l’indépendance nationale. Il soutient l’évangélisation, la formation scolaire, l’organisation des soins de santé, ainsi que divers projets économiques et de presse[2].
Il favorise l’implantation durable de plusieurs congrégations religieuses féminines, dont les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, les Sœurs de la Providence de Rouen, les Sœurs de Sainte Thérèse d'Avesnes et le carmel de Toliara-Belemboka. Il accorde également une attention particulière aux vocations locales et à la formation des catéchistes pour la scolarisation des enfants en brousse[2].
Évêque de Tuléar durant le concile Vatican II, Michel Canonne participe aux quatre sessions du concile œcuménique tenues à Rome entre 1962 et 1965. À ce titre, il fait partie des pères conciliaires appelés à délibérer et voter les textes qui marquent une étape majeure dans l’histoire contemporaine de l’Église catholique[3].
En 1967, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par l’État français et reçoit la croix de l’Ordre national malgache en reconnaissance de son action[2].
En 1972, il obtient la nomination d’un coadjuteur, René Joseph Rakotondrabé (en), qui lui succède automatiquement le [2].
Retraite et fin de vie (1974-1991)
Après son retour en France, Michel Canonne réside d’abord à Paris, puis à partir de 1984 à Livry-Gargan[2]. Malgré une santé déclinante et une quasi-cécité, il continue à exercer divers ministères pastoraux en région parisienne, tout en restant en lien avec Madagascar[2].
Il meurt le à l’hôpital de Montfermeil[2]. Ses obsèques sont célébrées le en l’église Saint-Michel de Gargan, présidé par son successeur René Joseph Rakotondrabé (en), assisté de l'archévêque de Diégo-Suarez, Albert Joseph Tsiahoana (de)[2]. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse[2].
Distinctions
Sources
Bibliographie
- Documents Assomption, Nécrologe V, 1991-1993, p. 16-17.
- Assomption France, Nécrologie 1991, p. 199-205.
- Lakroa, 16 juin 1991, p. 5.
Notes et références
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- Jean-Paul Perrier-Muzet (Archiviste des assomptionnistes), Notices biographiques des religieux de l'Assomption 1850-2000 : Contribution à l'histoire de l'Assomption, t. I : Lettres A-C, Rome, Maison généralice des Augustins de l'Assomption, , 724 p., p. 483
- (en) David M. Cheney, « Bishop Michel-Henri Canonne », sur catholic-hierarchy.org.
Liens externes
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