Michel Maury-Laribière

Michel Maury-Laribière
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Biographie
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Pessac
Nom de naissance
Michel Charles Ernest Maury-Laribière
Nationalité
Formation
Activité
Enfants
Jean-Luc Maury-Laribière
Manuel Maury-Laribière (d)
Autres informations
Membre de
Distinction

Michel Maury-Laribière, né le à Confolens (Charente) et mort le à Pessac (Gironde[1]), est un industriel français, premier vice-président du Conseil national du patronat français en 1986 aux côtés de François Perigot. Il est aussi connu en raison de l'enlèvement dont il a été victime en 1980, épisode qui a eu un retentissement médiatique national.

Il était le père de Jean-Luc Maury-Laribière, pilote automobile.

Biographie

Origines familiales et formation

Après des études secondaires à l'institution Sainte-Croix de Neuilly où il obtient son baccalauréat en 1938[2], il poursuit ses études à la faculté de droit de l'université de Paris.

Carrière jusqu'en 1980

PDG de la société des Tuileries et Briqueteries Françaises (TBF, aujourd'hui intégrée au groupe Terreal) et premier vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF), il participe en mai 1968 à la négociation des accords de Grenelle en tant que représentant des organisations patronales.

L'enlèvement (28 juin-10 juillet 1980)

Le , il est victime d’un enlèvement pour rançon (sans dimension politique) commis par un délinquant de la région parisienne, Jacques Hyver[3], assisté par sa compagne du moment, Dominique Werner.

Ceux-ci demandent trois millions de francs à sa famille. Fait notable, l’ensemble des employés de son entreprise propose de se cotiser pour payer eux-mêmes la rançon, ce qui lui vaut d’être appelé « Maury-Laribière, le patron bien-aimé[4]» par la presse française.

Michel Maury-Laribière est libéré après douze jours de séquestration grâce à l’action conjointe et délicate[pas clair] de la famille et de la police, mais aussi grâce à Narcisse Martin, gendarme en retraite.

Dominique Werner est arrêtée sur le lieu de séquestration. Jacques Hyver l'est quatre mois plus tard, après qu'il ait tué le gérant d'une discothèque d'Andilly (Val-d'Oise), nommé Christian Maury. Condamné à douze ans de prison pour l'enlèvement de Michel Maury-Laribière et vingt ans pour le meurtre de Christian Maury, Jacques Hyver s'évade et part en Suisse, où il est incarcéré après une nouvelle tentative d'enlèvement. Il s'évade de nouveau, puis est repris en France où il purge ses peines (pour ses crimes et ses évasions) jusqu'à sa libération en 2005[5].

Carrière après l'enlèvement

À partir de l'élection de François Mitterrand comme président de la République en 1981, Michel Maury-Laribière mène aux côtés du consensuel[pas clair] Yvon Gattaz une « guerre des tranchées » avec le gouvernement socialo-communiste de Pierre Mauroy afin de défendre l’entreprise privée et le patronat. Il obtient notamment l’exonération de l’outil de travail[pas clair] dans le calcul de l’impôt sur les grandes fortunes, premier avatar de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Avec son ami Michel Frois, spécialiste de l’information et de la communication au CNPF, il réunit 20 000 patrons le à Villepinte pour les « états généraux de l’entreprise au service de la nation ».

Mort et funérailles

Il meurt en 1990.

Famille

Il était marié à Monique Lagache (1924-2024) et père de six enfants, notamment de Jean-Luc Maury-Laribière (né en 1943), pilote automobile.

Citations

« Le succès de l'Entreprise passe par l’accord des Hommes. »[réf. nécessaire]

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur

Notes et références

  1. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
  2. ↑ Annuaire de Sainte-Croix de Neuilly, édition 1982, promotion 1938.
  3. ↑ Amandine Hirou, « L'enlèvement de Michel Maury-Laribière », L'Express,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ VSD n° 148 du 3 juillet 1980.
  5. ↑ Aude Boilley, « Charente : le patron enlevé sur la route de l'usine », sur sudouest.fr,

Voir aussi

Documentaires télévisés

Liens externes

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