Michel Munvez

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Mojsiej Munwez |
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Michel Munvez, né Mojsiej Munwez, le 23 novembre 1907 à Slonim (Russie) et mort le 17 avril 1967 à Toulouse (France), est un architecte français.
Biographie
Jeunesse et formation
Mojsiej Munwez naît dans une famille de Juifs lituaniens, le 23 novembre 1907 à Slonim, une ville du gouvernement de Grodno, dans l'empire russe. Il passe son enfance à Minsk, où son père s'occupe d'exploitation forestière. Pendant la Première Guerre mondiale, la ville passe sous domination allemande en 1915, avant d'être reconquise par l'Armée rouge en décembre 1918 et intégrée le mois suivant à la la République socialiste soviétique de Biélorussie, partie de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) fondée en 1922.
En 1925, il obtient son baccalauréat et il obtient de poursuivre ses études en France. Il suit les cours de l'Institut électrotechnique de Toulouse (actuelle École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications, no 4 boulevard du Professeur-Léopold-Escande). Il part ensuite à Caen où il est élève à l'Institut du Génie civil (actuelle Builders École d’ingénieurs) et où il obtient son diplôme en 1931. Il semble qu'il fréquente également l'École des beaux-arts (actuelle École supérieure d'arts et médias de Caen-Cherbourg). Ses études terminées, malgré l'opposition de sa famille, il refuse de retourner en URSS et s'installe à Toulouse.
Activité
Entre 1931 et 1932, Michel Munvez travaille chez les Charpentiers Toulousains comme ingénieur projeteur. Entre 1932 et 1935, il devient chef d'études pour l'entreprise coopérative muretaine. Finalement, en 1935, il s'installe à son compte et ouvre son premier cabinet (actuel no 32 allées Jean-Jaurès), où il travaille seul, n'ayant pas de dessinateur, ni de collaborateur, ni de secrétaire. Sa première commande est l'immeuble qu'il réalise en 1936 pour Mme Banckaert (actuel no 55 ter avenue Honoré-Serres). Entre 1936 et 1940, il mène pas moins de 25 chantiers, essentiellement des villas et des immeubles de rapport pour une clientèle privée, et, ponctuellement, des édifices commerciaux.
Le 8 avril 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale a éclaté, il est naturalisé français. Il connaît, à partir de juillet 1940, les difficultés quotidiennes des personnes juives. En 1941, il se marie.
En 1948, il s'inscrit à l'Ordre des architectes. Il continue à réaliser quelques villas, essentiellement pour des amis, tels que M. Frenkiel (actuel no 8 rue Sainte-Philomène) et le Dr Bimes (actuel no 44 rue des Chalets). Il participe également à l'effort de construction de l'après-guerre, en réalisant plusieurs résidences et logements collectifs. Il termine sa carrière dans son agence du no 59 rue des Chalets.
Il meurt le 17 avril 1967 à Toulouse.
Œuvres
L'œuvre de Michel Munvez est caractérisée par l'emploi du béton et de la brique en parement, jouant sur la polychromie et l'alternance des deux matériaux.
- 1936-1937 : immeuble de Mme Banckaert (no 55 ter avenue Honoré-Serres) ;
- 1936 : café-hôtel de M. Gautrand (no 48 rue de Périole) ;
- 1936 : villa de M. Viaut (no 12 rue Saunière) ;
- 1937-1938 : maison et cabinet du docteur Girard (no 128 avenue Paul-Crampel et no 1 boulevard de la Marne) ;
- 1937-1939 : villa de M. Cardeillac (no 233 avenue Jean-Rieux et no 1 rue Mireille) ;
- 1937 : villa de M. Estrem (ancien no 67 rue Devic) ;
- 1937 : maison et pharmacie de Mme Daguzan (no 126 avenue Paul-Crampel) ;
- 1938 : immeuble de M. Bertoluzzi (no 12 rue de Caraman) ;
- 1938 : immeuble de M. Barbe (no 14 rue de Caraman) ;
- 1938 : villa de M. Courthial (no 10 rue Panebœuf) ;
- 1938 : villa de M. Cassignol (Portet-sur-Garonne) ;
- 1938 : villa de M. Ramos (no rue Adolphe-Talazac) ;
- 1941-1943 : immeuble (no 1 place Saint-Aubin et no 1 bis boulevard Jules-Michelet) ;
- 1942 : transformation d'un immeuble pour M. Bielfeld (no 8 bis rue des Vases) ;
- 1942 : villa (no 3 rue Henri-de-Toulouse-Lautrec) ;
- 1942 : villa de M. Gisquet (no 67 avenue d'Italie) ;
- 1951 : villa du docteur Bimes (no 44 rue des Chalets) ;
- 1952 : villa de M. Abile-Gal (ancien no 28 route de Bayonne) ;
- 1952 : résidence Guilheméry (no 17 avenue Camille-Pujol) ;
- 1952 : immeuble (no 19 rue de Bayard et no 12 rue Raymond-IV) ;
- 1952 : Institut de recherche agronomique (no 67 boulevard Augustin-Guillaume-Deltour) ;
- 1956 : villa de M. Frenkiel (no 23 rue d'Auriol et no 8 rue Sainte-Philomène) ;
- 1957-1960 : résidence des Grands boulevards (no 15-17 boulevard Lascrosses).
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
- Nelly Desseaux, Paulette Girard, Thierry Mandoul, Vincent Bradel, Jean-Claude Vigato, Rémi Papillaud, Jean Coppolani et Luce Rivet, Toulouse 1920-1940. La ville et ses architectes, CAUE de Haute-Garonne, éd. Ombres, 1991 (ISBN 978-2-90596439-7)
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à l'architecture :
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
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