Michel Pacewicz

Michel Pacewicz
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Vigo
Sépulture
Cimetière de Pereiró (d)
Nationalité
Domicile
Activité
Autres informations
Maître
Œuvres principales
Casa Yáñez (d), Edifice El Moderno (d), École municipale des arts de Vigo (d), Casas de Oya (d)

Stéphane, puis Michel Jean Pacewicz, né à Château-Gontier le et mort le [1] à Vigo en Galice, est un architecte français d'origine polonaise[2]. Il a passé ses 17 dernières années d'activité professionnelle à Vigo, où il a conçu certains des bâtiments les plus emblématiques de la ville[3],[4].

Biographie

Origine

Stéphane voit le jour à Château-Gontier le . Issu d’un père polonais Michał Pacewicz (1803-1880), acteur de l'Insurrection de Novembre, faisant partie de la Grande Émigration et de Mathilde Durand, brodeuse et fille de tisserand, originaire de Château-Gontier[4].

Architecte

Après avoir été élève à l’École polonaise des Batignolles - une école polonaise à Paris, il effectue des études d'architecture. Il est le fils aîné de la famille, qui signe sous le nom de Stéphane Pacewicz[4] mais est désigné comme Étienne dans le Bulletin littéraire et scientifique de l'Association des anciens élèves de l'École polonaise, et qui est très actif dans la communauté polonaise de Paris. Étienne est qualifié d'« architecte dessinateur »[4]. En 1860, il débute ses études d'architecture auprès de l'architecte Paul Abadie[5], puis collabore avec Louis-Jules Bouchot.

Vigo

Michel Pacewicz est lié à la ville de Vigo, en Galice, dans laquelle il passe 17 années de sa vie professionnelle et dans laquelle il construit des édifices emblématiques[6].

Extrait du Faro de Vigo, du , nécrologie de l'architecte.

Plus tard, en 1872, il rencontre à Paris le potentat de Vigo, Benito Sanjurjo[7], et, grâce à cette rencontre, il établit des liens avec la bourgeoisie vigoise de l'époque. Il participe à l'Exposition universelle de 1889[4].

Installation à Vigo

Ce n'est qu'en 1904, à l'âge de 61 ans[8], qu'il décide de s'installer définitivement à Vigo avec son épouse pour développer son activité professionnelle dans la ville[9], bien qu'il ait conçu des bâtiments pour la région depuis 1897[10],[11],[12].

Patrimoine

Il demeure l'une des personnalités du patrimoine de la ville de Vigo[13].

Plaque sur le bâtiment Salvador Aranda Graña.

Le style architectural de Pacewicz se caractérise par l'éclectisme[14] avec quelques exemples de néo-médiévalisme[15],[16].

Voici quelques-uns de ses bâtiments les plus emblématiques dans la ville galicienne, classés par ordre chronologique :

  • Hôpital Santa Cristina (1918) sur la rue Sagunto.
  • Cinéma Royal (1916), dans la rue Velázquez Moreno et au coin de la rue Marqués de Valladares
  • Cinéma Odeón (1917), au coin de la [Calle de Urzaiz et de la rue Magallanes. Démoli en 1969.
  • Maisons de Benito Sanjurjo Ramírez de Arellano (1903-1912), rue Urzaiz.
  • Maison de Rosendo Silva (1907, en collaboration avec Jenaro de la Fuente Domínguez, à l'angle de la Place de Compostelle et de la rue Concepción Arenal.
  • Maison de Benito Sanjurjo (1906), à l'angle de la place de Compostelle.
  • Siège du Cercle des travailleurs catholiques (1904), à l'angle des rues Doctor Cadaval et López de Neira.
  • Maison d'Ángel Núñez Berdiales (1904), à l'angle des rues Urzaiz et Hernán Cortés.
  • Casas de Oya (1904)
  • Maison Enrique Lagos (1901), dans la rue Policarpo Sanz.
  • Chalet ou maison de Rosendo Silva (1900), rue López Mora.
  • Maison Yáñez (1900)

Postérité

  • La ville de Vigo reste attentive à la restauration[17] du patrimoine de l'architecte[18].

Galerie

Sources

  • Garrido Rodríguez, Jaime (2000): Arquitectura de la piedra en Vigo. Producción Editorial Galaxia, edición Construcciones Conde, Vigo (ISBN 84-605-9897-7).
  • Michel Pacewicz, Gran Enciclopedia Galega Silverio Cañada (en DVD)

Références

  1. Carlos Prego, Vigo celebrará el centenario de Pacewicz, Voir en ligne, Prensa Ibérica,
  2. Jorge Lamas, Pacewicz tiñe de París la arquitectura viguesa, Voir en ligne, La Voz de Galicia,
  3. Adrián Pérez, Vigo estrena en Vialia su homenaje a la obra de Pacewicz Voir en ligne, Atlántico Diario, Rías Baixas Comunicación,
  4. L'Odyssée des Pacewicz, de la Galicie à la Galice
  5. « Michel Pacewicz (96119) | Musée d'Orsay », sur www.musee-orsay.fr (consulté le )
  6. « L'odyssée de la famille Pacewicz », sur histoire-vesinet.org (consulté le )
  7. Jorge Lamas, La vida de Pacewicz es un misterio; ni sabemos dónde están sus restos [1], La Voz de Galicia,
  8. Eduardo Galovart Alcalá del Olmo, Vigo entre 1903 y 1923 [2], El Faro de Vigo, Prensa Ibérica,
  9. Julio Alonso, El valor de la arquitectura viguesa [3], VigoÉ,
  10. Antonino García, Paseando bajo tesoros arquitectónicos [4], El Faro de Vigo, Prensa Ibérica
  11. Hilda=Gómez, El Vigo de 1900: la transformación de la ciudad en 50 años [5], El Faro de Vigo, Prensa Ibérica,
  12. Abel Ramón Caballero Álvarez, Vigo es su Faro y el Faro es Vigo, [6], El Faro de Vigo, Prensa Ibérica,
  13. (es) « Michel Pacewicz, el misterioso arquitecto que dejó huella en Vigo », sur El Español, (consulté le )
  14. Antonino García, El Vigo que todavía se puede recuperar [7], El Faro de Vigo, Prensa Ibérica,
  15. En busca de Pacewicz, el arquitecto sin rostro del Vigo parisino [8],
  16. Laura Guizán, Martín Curty: "La tradición neomedievalista francesa llega a Vigo de la mano de Pacewicz" [9], El Español, El León de El Español Publicaciones,
  17. (es) Borja Melchor, « Vigo recupera la “joya” obrera... ¿de Pacewicz? », sur Faro de Vigo, (consulté le )
  18. (es) « Profand inicia la rehabilitación de la joya de Pacewicz para su nueva sede », sur La Voz de Galicia, (consulté le )

Liens externes

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