Mlles Lolive, de Beuvry et Cie

Mlles Lolive, de Beuvry et Cie
Création 1796
Disparition 1818
Fondateurs Marie Sophie Lolive, Françoise Pierrette Le Pileur de Beuvry et Etienne Jean Désiré Chemin
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Activité Passementerie, fabrication et vente de lingerie de luxe
Produits Draps, taies d'oreillers, jupes, cravates, sous-vêtements

Mlles Lolive, de Beuvry et Cie est une entreprise de passementerie créée à Paris en 1796 par Marie Sophie Lolive (1763-1847), à laquelle s'associeront plus tard Françoise Pierrette Le Pileur de Beuvry (1770-1842) et Étienne Jean Désiré Chemin (1770-1836). Maison très réputée sous le Ier Empire, elle fournissait la famille impériale, notamment Napoléon Ier, Joséphine de Beauharnais, Marie-Louise d'Autriche puis la famille royale après la Première Restauration[1].

Mémoire de « Mlles Lolive, De Beuvry et Cie » de 1809

Historique

Elle est créée en 1796 par Marie Sophie Lolive sous l'appellation « Lingers : Lolive » et était située rue Nicaise[2], quartier des Tuileries, au 507[3]. En 1802, le commerce est situé au n°7 de la rue du Faubourg Montmartre (aujourd'hui dans le 9e arrondissement de Paris). Françoise Pierrette Le Pileur de Beuvry s'associe plus tard à Marie Sophie Lolive. Elles déménagent ensuite au n°61, rue Neuve-des-Petits-Champs (aujourd'hui Rue des Petits-Champs dans les 1ers et 2èmes arrondissements de Paris). Il se développe sous le Ier Empire en fournissant principalement la famille impériale, notamment l'Empereur et les deux Impératrices successives[4]. Le commerce poursuit ses activités sous les deux Restaurations, puisqu'en 1814, Mlle Lolive est dite « lingère de S. M. (Sa Majesté) ». En 1817, l'almanach du commerce dénomme leur entreprise : « Lolive-de-Beuvry et Comp., Lingers du garde-meuble de la Couronne et du duc d’Orléans, rue Saint-Honoré[5]362[6]». L'entreprise est alors exploitée chacun pour un tiers par Mademoiselle Lolive, Mademoiselle de Beuvry et Monsieur Chemin et ce jusqu'en . Il semble toutefois que Marie Sophie Lolive ait été la principale gestionnaire de l'entreprise car c'est fréquemment sa signature qui apparait sur les mémoires édités par celle-ci.

En 1816, le couple et Mademoiselle Lolive décident d'acquérir conjointement le Château des Hauts (La Chapelle-Saint-Mesmin)[7] en bord de Loire près d'Orléans.

Étienne Jean Désiré Chemin épouse Françoise Pierrette Le Pileur de Beuvry le à Paris. Deux de leurs témoins lors de l'établissement de leur contrat de mariage sont le roi Louis XVIII et le futur roi Charles X[8]. À cette occasion, le couple bénéficie d'une donation de la part de Marie Sophie Lolive.

Le couple et Mademoiselle Lolive viennent s'installer peu après à La Chapelle-Saint-Mesmin, pour y vivre de leurs rentes jusqu'à leurs décès[9].

La maison du 362 rue Saint-Honoré est vendue le à Mlle Lebeuf, également marchande lingère, propriétaire de « À la Balayeuse » à Paris[10].

En , le couple de Beuvry et Mlle Lolive offrent à leur nouvel commune de résidence un local permettant l'ouverture d'une école pour les jeunes filles pauvres de la paroisse, tenue par deux sœurs et s'engagent à pourvoir aux frais de fonctionnement de cette école[11].

Durant la trentaine d'années de résidence dans ce château, ils font l'acquisition d'un nombre conséquent de biens aux alentours : une centaine de parcelles de vignes, un moulin à eau sur la Loire, une auberge[12], quatre maisons situées dans le bourg dont deux situées près de l'église. Le couple possédait également un hôtel particulier[13] rue d'Illiers à Orléans[14]. Le château, le domaine et la plupart des vignes sont revendues en 1844, par Marie Sophie Lolive, les maisons et les parcelles restantes le sont en 1850 après sa mort, par les héritiers Chemin de Beuvry (familles Chemin-Cocheris)[15].

Lingers, lingères et passementiers

Contrairement à aujourd'hui, à cette époque les lingères avaient pour mission de travailler, broder et décorer certains tissus autorisés et de fabriquer les vêtements ou objets commandés.

Avant la Révolution française, la corporation des marchandes lingères régissait un métier strictement féminin exclusivement réservé aux jeunes filles célibataire de religion catholique. L'apprentissage débutait chez une maîtresse lingère et durait plusieurs années.

Faisant suite à la suppression des corporations à la Révolution, l'encadrement de cette profession s’est ensuite largement assoupli[16].

Dans son ouvrage « Histoire de France contemporaine depuis la Révolution jusqu’à la paix de 1919 », Ernest Lavisse affirme qu'à cette époque : « Paris était la capitale européenne de la passementerie. Certaines firmes étaient célèbres, les modes et lingeries de Mlle Lolive, de Beuvry et Cie, les coutures et modes de Leroy (…) ».

Exemples d'articles

Linges de maison

  • Draps
  • Taies d'oreillers[17]
  • Couvre-pieds
  • Couvre-Tables
  • Corbeilles en satin
  • Toiles
  • Madras
  • Serviettes ...

Linges de corps

  • Camisoles
  • Cravates[18]
  • Cols
  • Bonnets
  • Fichus
  • Serre-têtes
  • Linges de sein
  • Jupes
  • Chemises de couches
  • Peignoirs
  • Mouchoirs
  • Dentelles
  • Mousseline
  • Nansouk ...

Françoise Pierrette Le Pileur de Beuvry

Née le à Paris, Françoise Pierrette de Beuvry est la fille de Jean-Baptiste Guillaume Le Pileur, marquis de Beuvry, originaire du département du Nord. Celui-ci vit à Paris. Il est aide major du régiment de Picardie et ancien capitaine de dragons au régiment de Choiseul. Il est marié à Anne Marie Hippolyte De La Salle. Après la mort de celui-ci, Anne Marie a un fils (né vers 1784) de François Charles Vaillant de Villers, qui porte le même nom que son père. Françoise de Beuvry héritera des biens de ce frère utérin à la mort de ce dernier. Au moment de la Révolution française, toute sa famille décide d'émigrer sauf elle[19]. Elle débute alors comme demoiselle d'honneur dans une maison de broderie où l'on note ses progrès rapides et son savoir-faire. C'est vers 1801-1802 qu'elle s'associe à Mlle Lolive. Grâce à l'action de l'Empereur Napoléon Ier, Pierrette de Beuvry récupère ses biens de noblesse confisqués lors de la Révolution. Leur commerce de lingerie prendra alors son essor[20].

Bienfaiteurs de leur nouvelle paroisse, elle et son mari offrent de nombreux objets liturgiques à l'Église Saint-Mesmin de La Chapelle-Saint-Mesmin, dont une statuette en bois peinte de Saint Vincent, patron des vignerons[21]. En , associés à la marquise de La Roussière, le couple de Beuvry fait élever une croix posée sur un socle de trois marches, place de l'église, en l'honneur du retour de la royauté et de la naissance du Duc de Bordeaux[22]. La croix disparaitra à la fin du mois de à la suite des évènements de la révolution de Juillet[23].

Après le décès d'Étienne Jean Désiré Chemin de Beuvry, le , sa veuve fait ériger dans le cimetière dit « du bourg » de la commune, une chapelle sépulcrale, imposant monument funéraire de 23 m2 édifié à la mémoire de son mari[24] en forme de temple grec, auquel on accède par un perron haut de cinq marches, surmonté à chaque coin d'acrotères en arc-de-cercle comportant un motif de palmette à flammes, probablement d'inspiration franc-maçonnique. Pierrette Le Pilleur de Beuvry, qui y repose également, en fit don à la commune[25], ainsi que deux parcelles de terrain du cimetière, afin d'agrandir celui-ci[26].

À la suite de son décès en son château le , le testament de Pierrette Le Pileur de Beuvry prévoit un legs conséquent au bénéfice de la paroisse et de la commune. Dont notamment une maison devant permettre l'établissement d'une école de jeunes filles[27]. Dans celui-ci, elle désigne également Marie Sophie Lolive comme légataire universelle en usufruit du château ainsi que les deux nièces de son mari, légataires universelles à parts égales : Antoinette Louise Joséphine et Jacqueline Marie Chemin-Cocheris[21].

Étienne Jean Désiré Chemin de Beuvry

Photographie en couleurs d'une stèle funéraire de type chapelle au milieu d'un cimetière.
Chapelle Chemin de Beuvry (en haut à droite du cliché).

Né à Paris le , Étienne Jean Désiré Chemin est musicien-compositeur en 1792. Il embrasse la carrière militaire qu'il achève[28] comme lieutenant-colonel du 1er escadron de la Garde nationale[29] à cheval à Paris[30]. Il est Chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur[31].

Il se marie une première fois à Paris le [32] avec Cornélie Bénédicte Wouters, précédemment veuve du baron De Vassé. Celle-ci décédera à Paris le . Le [33], il est reçu le même jour au grade de novice puis à celui de chevalier au convent de franc-maçonnerie de l'Ordre du Temple. La même année, on le trouve également membre de la loge musicale maçonnique parisienne Anacréon[34]. En 1810, il est membre de la loge musicale Les Chevaliers de la Croix à Paris[35].

Peu après son mariage avec Françoise Pierrette de Beuvry, par ordonnance du , Étienne Jean Désiré Chemin est autorisé à ajouter à son nom de famille le patronyme « de Beuvry » de son épouse[36].

De 1822 à 1825 puis de 1831 à sa mort, il préside le Conseil de Fabrique de la paroisse dont dépend l'Église Saint-Mesmin de La Chapelle-Saint-Mesmin.

Le , Chemin de Beuvry signe en tant que témoin l'acte de décès de Louis Ripault, comme lui franc-maçon, et résident du Petit-Château voisin (actuel hôtel de ville de la commune)[37].

À la suite du décès d'Anselme Crignon d'Ouzouer, député royaliste du Loiret, en , Chemin de Beuvry est choisi comme scrutateur provisoire au sein du collège électoral de l'arrondissement d'Orléans réuni le à l'Hôtel Groslot à l'effet de nommer Gabriel-Jacques Laisné de Villévêque comme successeur[38].

En 1828 et 1830[39], il fait l'acquisition respectivement d'une ferme-métairie[40] puis de la tuilerie Montauban[41] toutes deux situées sur le territoire de la commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin[42]. En 1839, après le décès de son mari, sa veuve Françoise Pierrette Chemin de Beuvry revendra l'ensemble des fermes et tuileries acquis précédemment[43].

En 1829 et 1831, il est tiré au sort en tant que juré titulaire pour les assises du département du Loiret[44],[45].

En 1834, avec son épouse, ils sont les parrains de la nouvelle cloche de l'église « Mesmin », fondue par les établissements Bollée de Saint-Jean-de-Braye.

Le , il assiste à Orléans, en tant qu'ancien officier de la Garde nationale, aux obsèques de Joseph Hüe (1800-1836), rédacteur en chef du journal L'Orléanais, et célèbre fabuliste[46] de cette époque[47].

Étienne Jean Désiré Chemin de Beuvry décède dans son château le , des suites d'une pleurésie[48].

Il était le grand-oncle d'Hippolyte Cocheris[49],[50], historien et homme politique[51].

Marie Sophie Lolive

On ne sait pas grand chose de la jeunesse de Marie Sophie Lolive. Dans son acte de décès[52], seul son âge apparait (84 ans). Ne sont mentionnés, ni sa date de naissance, ni le nom de ses parents.

En 1844, Marie Sophie Lolive fait don à la commune d'une maison située place du bourg (actuel café-restaurant) pour permettre l'installation d'une école des filles[53].

Après la vente du château des Hauts en 1844 à l'école ecclésiastique secondaire d'Orléans, Marie Sophie Lolive décéde le , dans le Petit-Château (La Chapelle-Saint-Mesmin), la résidence de campagne située en face de son ancien château, que son ami, le célèbre vaudevilliste à succès Louis-Émile Vanderburch lui avait mise à disposition. Les Chemin de Beuvry reposent au cimetière du Bourg de cette commune. La tombe de Marie Sophie Lolive n'a pas encore été identifiée.

L'inventaire de succession du mobilier est enregistré à Orléans le . Le , dans la résidence du Petit-Château (La Chapelle-Saint-Mesmin), se déroule la vente aux enchères de tous ses biens (mobilier, vaisselle, bijoux, garde-robe, carrosse, livres, vins) dont le bénéfice s'élève à la somme totale de 10 772 francs[54]. La date de déclaration est enregistrée le au profit des parents d'Ernest Godard, le fils de ses anciens domestiques, qui est désigné comme légataire universel de cette vente, afin de lui permettre de poursuivre ses études[55].

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Duverneuil, Jacques de La Tynna et Sébastien Bottin, Almanach du commerce de Paris année 1812, Paris, Editeur de l'Almanach de Paris, , 1039 p. (lire en ligne), p. 251
  • Duverneuil, Jacques de La Tynna et Sébastien Bottin, Almanach du commerce de Paris année 1813, Paris, Editeur de l'Almanach de Paris, , 1056 p. (lire en ligne), p. 252
  • Jacques Claude Beugnot, Napoléon et la police sous la première Restauration d'après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII : annoté par Welvert, Eugène-Nicolas, Paris, R. Roger et F. Chernoviz, , 327 p. (lire en ligne)
  • Danièle Boucher, « La diversité de vos découvertes : Mesdemoiselles Lolive et de Beuvry, marchandes lingères », Le Loiret généalogique n°93,‎ (lire en ligne, consulté le )
  • Aimé Hugon, « La famille Chemin de Beuvry », Bulletin annuel du Groupe d'Histoire Locale n°16,‎ , p. 9-14 (ISSN 0981-0706)
  • Laure Junot d'Abrantès, Mémoires de Madame la Duchesse d'Abrantès ou Souvenirs historiques sur Napoléon, Paris, Ladvocat, (lire en ligne)
  • Jacques Claude Beugnot, Napoléon et la police sous la première Restauration d'après les rapports du comte Beugnot au roi Louis XVIII : annoté par Welvert, Eugène-Nicolas, Paris, R. Roger et F. Chernoviz, , 327 p. (lire en ligne)
  • Alphonse Maze-Sencier, Les fournisseurs de Napoléon Ier et des deux impératrices, Paris, H. Laurens, , 367 p. (lire en ligne)
  • Frédéric Masson, Napoléon chez lui : La journée de l'empereur aux Tuileries, Paris, E. Dentu, , 355 p. (lire en ligne)
  • Frédéric Masson, Napoléon et son fils, Paris, P. Ollendorff, , 379 p. (lire en ligne)
  • Frédéric Masson, Joséphine Impératrice et Reine, Paris, Paul Ollendorff, , 464 p. (lire en ligne), p. 39, 45 et 49
  • Frédéric Masson, Le sacre et le couronnement de Napoléon, Paris, Paul Ollendorff, , 342 p. (lire en ligne)[56]
  • Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : annotée et continuée jusqu'à nos jours par Hyppolite Cocheris, vol. 4, Paris, A. Durand, 1863-1870 (lire en ligne), p. 210

Liens externes

Notes et références

  1. Danièle Boucher, « La diversité de vos découvertes : Mesdemoiselles Lolive et de Beuvry, marchandes lingères », Le Loiret généalogique n°93,‎ , p. 26 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  2. Ou rue Saint-Nicaise située dans le centre de Paris mais qui n'existe plus aujourd'hui.
  3. Almanach du commerce de Paris de l’an VIII (1799-1800).
  4. « Les comptes des deux Impératrices », Le Monde Illustré,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  5. La rue Saint-Honoré est aujourd'hui située dans les 1er et 8e arrondissements de Paris.
  6. En fait, leur maison de commerce avait déménagé dès le 1er août 1811 vers la rue Saint-Honoré : « Annonces et avis divers : Changement de domicile », Le Journal de Paris,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  7. Celui-ci était à l'époque situé sur un domaine d'une superficie de 12 hectares.
  8. Bien que les registres d'état-civil reconstitués de la ville de Paris ne mentionnent pas la présence de ces deux témoins, celle-ci figure bien dans le contrat de mariage établi le 12 mai 1818 devant Me Batardy, notaire ainsi que dans les notes de l'ouvrage de l'abbé Lebeuf annoté par Hyppolite Cocheris : Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris (tome 4, page 210) : « Extrait du registre des actes de mariages de l'an 1818 cote 5Mi1 2339 Vue 20/47 », sur https://archives.paris.fr/, .
  9. Toutefois, Mlle Lolive semble avoir gardé un pied-à-terre à Paris, car une adresse parisienne est mentionnée la concernant dans un article de journal de l'année 1825 : « Annonces diverses », La Quotidienne,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  10. On trouve régulièrement sur les sites internet de ventes aux enchères (Drouot, Sotheby's, ...), des factures éditées au début de la Seconde Restauration par « À la Balayeuse, 21, rue Neuve-des-Petits-Champs, Mlle Lebeuf, marchande lingère de leurs altesses Royales, Monsieur frère du Roi, Mme la Duchesse de Berry, Mme la Duchesse d'Orléans et Son Altesse Sérénissime Mademoiselle. »
  11. Délibération du conseil municipal du .
  12. Il s'agit de l'auberge de l'Écu dont ils feront don à la paroisse afin que le presbytère puisse bénéficier des loyers.
  13. Cette résidence a pu être revendue avant 1836, car leur nom n'apparait pas dans le recensement de cette année-là : « Recensements quinquennaux de la population, Cote 1F6, Recensement de la population d'Orléans de 1836. - Liste nominative : canton ouest (1er et 4e quartiers) », sur https://archives.orleans-metropole.fr, .
  14. Des originaux de courriers adressés chez lui à Orléans dans les années 1820 se trouvent aux archives municipales de La Chapelle Saint-Mesmin.
  15. Matrices cadastrales du cadastre napoléonien, registre cote 1G11, Folios 234-235, archives municipales de La Chapelle Saint-Mesmin.
  16. Danièle Boucher, « La diversité de vos découvertes : Mesdemoiselles Lolive et de Beuvry, marchandes lingères », Le Loiret généalogique n°93,‎ , p. 26 (lire en ligne, consulté le )
  17. On peut découvrir sur le site du Musée des Beaux-Arts de Montréal (Quebec), un modèle de taie d'oreiller ayant appartenu à Joséphine de Beauharnais et réalisée par Mlle Lolive, de Beuvry et Cie en batiste de fil brodé vers 1804 : Mlle Lolive, de Beuvry et Cie, « Taie d'oreiller ayant appartenu à Joséphine de Beauharnais », sur Musée des beaux-arts de Montréal (consulté le ).
  18. On peut découvrir sur le site « napoléon.org », un modèle de cravate (foulard) porté par Napoléon lors de son exil sur l'île d'Elbe et réalisée par Mlle Lolive, de Beuvry et Cie en batiste : Mlle Lolive, de Beuvry et Cie, « Réapparition en Toscane d'une cravate de Napoléon », sur Musée des beaux-arts de Montréal (consulté le ).
  19. Malheureusement, il n'a pas été possible de retrouver trace de leur nom parmi les 100 000 fiches du fichier des émigrés de la Révolution française numérisées et disponibles sur le site des Archives nationales : « Fichier des émigrés de la Révolution française, inventaire, cotes : AB/L/1500/1-AB/L/1500/71 », sur https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr
  20. Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : annotée et continuée jusqu'à nos jours par Hyppolite Cocheris, vol. 4, Paris, A. Durand, 1863-1870 (lire en ligne), p. 210
  21. Aimé Hugon, « La famille Chemin de Beuvry », Bulletin annuel du Groupe d'Histoire Locale n°16,‎ , p. 9-14 (ISSN 0981-0706).
  22. Le discours prononcé à cette occasion par Étienne Jean Désiré Chemin de Beuvry est mentionné dans la délibération du conseil municipal du .
  23. Jacques Maviel, « Que se passait-il alors à La Chapelle ? », Bulletin annuel du Groupe d'Histoire Locale de La Chapelle Saint-Mesmin, no 11,‎ , p. 19 et suivantes (ISSN 0981-0706).
  24. Une plaque de marbre posée à l'intérieur de la chapelle porte cette inscription : « À la Mémoire d'Etienne Jean Désiré Chemin de Beuvry, chevalier de la Légion d'honneur, décédé le 25 mai 1836 et de Françoise Pierrette Le Pileur Chemin de Beuvry, son épouse, décédée le 1er juillet 1842. Les nièces reconnaissantes [Antoinette Louise Joséphine Chemin et Jacqueline Marie Chemin-Cocheris]... Deux amis regrettés dorment sous cette pierre... Pauvres qu'ils ont aimés... Pour eux une prière » : Aimé Hugon, « La famille Chemin de Beuvry », Bulletin annuel du Groupe d'Histoire Locale de La Chapelle Saint-Mesmin, no 16,‎ , p. 9-14 (ISSN 0981-0706).
  25. Par courrier adressé à la Préfecture du Loiret en date du , la commune s'engageait « à conserver, pour architecture et histoire locale, la chapelle de la famille Chemin de Beuvry, car elle a donné une partie du cimetière. »
  26. Le legs est signifié par acte notarié (no 1775) le par Madame Le Pileur de Beuvry par-devant Maître Bigot. L'ordonnance royale du autorise la commune à accepter la donation. Enfin, le , l'acte de donation est signé et Madame veuve de Beuvry s'engage à faire démolir le mur séparant les deux parcelles, entourant le monument, du reste du cimetière.
  27. Ce legs est finalement autorisé par ordonnance royale du 25 mars 1845. Cette maison, située place du bourg est aujourd'hui un café-restaurant : « Chronique locale », Le Journal du Loiret,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  28. En 1823, celui-ci est commandant de cavalerie de la garde nationale parisienne au grade de lieutenant-colonel comme le précise cet article de presse : « France : Nouvelles de la cour du 12 avril », La Quotidienne,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  29. Il est possible que Jean Chemin ait commencé sa carrière dans un orchestre d'harmonie militaire car la Garde nationale parisienne disposait d'une Musique dès 1789 : Axel Chagnon, « Les orchestres de la garde nationale parisienne », sur demusicaemilitari.fr (consulté le ).
  30. Aimé Hugon, « La famille Chemin de Beuvry », Bulletin du GHL n°16, Groupe d'Histoire Locale de La Chapelle-Saint-Mesmin,‎ , p. 9 (ISSN 0981-0706)
  31. Les mentions du nom Chemin (sans prénoms) dans la Base Léonore laissent supposer que cette distinction lui aurait été décernée en 1809 donc à l'époque du Ier Empire : Archives nationales, « Légion d'Honneur », sur Base de données Léonore (consulté le ). Il est plus probable que cette distinction lui fut décernée après la chute de l'Empire, certainement sous la 1re Restauration. En effet, tous les actes consultés concernant EJD Chemin mentionnent bien qu'il est titulaire de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur. La vérité pourrait se trouver dans l'ouvrage intitulé « La garde nationale de Paris jugée par son colonel-général » rédigé juste après la 1ère dissolution de la Garde nationale le 29 avril 1827 par le roi Charles X. En effet, il y est indiqué, pages 11 et suivantes, que cette distinction a été décernée collectivement à tous les officiers et sous-officiers de la Garde nationale de Paris, par ordonnance du roi Louis XVIII, le et remis par le futur roi Charles X (à l'époque Colonel-Général de la Garde nationale) : Anonyme, La garde nationale de Paris jugée par son colonel-général, Paris, A. Coniam, , 39 p. (lire en ligne), p. 11 et suivantes.
  32. Table des mariages parisiens, 1793-1802, « AD75 V10E12 », sur Geneanet.org (consulté le ).
  33. A cette époque, il est précisé qu'il est déjà négociant-propriétaire et qu'il réside au 61 rue neuve des petits-champs à Paris, ce qui signifie probablement qu'il est co-gérant du commerce de Mlles Lolive et de Beuvry.
  34. « Musée virtuel de la musique maçonnique », sur mvmm.org (consulté le ).
  35. Jean Bossu, « Fond maçonnique, fichier Bossu : Cote : FM Fichier Bossu (63) Chauvet-Cheratte, Dossier 169 Chemin, Etienne-Jean-Désiré », sur BNF archives et manuscrits, (consulté le ).
  36. « Partie officielle : Ministère de la justice », Le Moniteur universel,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  37. Jacques Maviel, « Deux inscriptions énigmatiques relevées et résolues au cimetière du Bourg », Bulletin du GHL n°26, Groupe d'Histoire Locale de La Chapelle-Saint-Mesmin,‎ , p. 3 (ISSN 0981-0706)
  38. Denis Lottin, Recherches historiques sur la ville d'Orléans, t. 2, Orléans, Alexandre Jacob, (lire en ligne), p. 246
  39. En 1834, le couple fera également l'acquisition de parcelles de vignes sur le territoire de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin : « Transcriptions », Le Journal du Loiret,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le )
  40. Pour la somme de 90 000 francs : « Tribunal civil d'Orléans : Annonces légales », Le Journal du Loiret,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  41. Pour la somme de 16 000 francs : Il s'agit peut-être de la Tuilerie du Vieux-Bourg en activité depuis le XVIIIe.
  42. « Annonces judiciaires : Purge légale », Le Journal du Loiret,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
  43. « Biens à vendre », Le Journal du Loiret,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le )
  44. « Orléans : Sur les listes électorales », Le Journal du Loiret,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  45. « Orléans : Liste des jurés », Le Journal du Loiret,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
  46. « Joseph Hüe », sur ruedesfables.net, (consulté le ).
  47. « Orléans », Le Journal du Loiret,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  48. « Orléans », Le Journal du Loiret,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  49. En octobre 1832, Etienne de Beuvry viendra à la mairie déclarer le décès du jeune frère d'Hyppolite, âgé de 5 mois et demi, survenu à La Chapelle : « La Chapelle-Saint-Mesmin, Décès : registre d'état civil (1823-1832), 1823 - 1832, 4 NUM 75/12 : Vue 79/84 », sur archives-loiret.fr, (consulté le ).
  50. On remarque que la croix en fer forgé qui surmonte ce petit caveau comporte des cœurs à chaque extrémité ainsi qu'un serpent, symbole probablement d'origine franc-maçonne, rampant vers le ciel. Une plaque d'épitaphe en cuivre complète cette croix, sur laquelle est gravé le texte latin suivant, traduit ici en français : « Ici gît Epidicus, Joseph, Désiré, Ernestus Cocheris disparu du monde après 6 mois de vie, inhumé à La Chapelle Saint-Mesmin le 6 octobre de l'année du Christ 1832 Ne vous lamentez pas sur mon sort Le Royaume des cieux m'appartient. [Signé] Ch. Pollet F. » : Jacques Maviel, « Deux inscriptions énigmatiques relevées et résolues au cimetière du Bourg », Bulletin du GHL n°26, Groupe d'Histoire Locale de La Chapelle-Saint-Mesmin,‎ , p. 2 (ISSN 0981-0706)
  51. Danièle Boucher, « La diversité de vos découvertes : Mesdemoiselles Lolive et de Beuvry, marchandes lingères », Le Loiret généalogique n°93,‎ , p. 26 (lire en ligne, consulté le )
  52. « Acte de décès La Chapelle Saint-Mesmin, 1843-1852, EC 4035 vue 55/114 », sur https://archives-loiret.fr/, .
  53. Monique Veillon et Reine Mothiron, Bulletin du Groupe d'Histoire Locale n°9 (sources: archives municipales, ordonnance royale du et journal L'Orléanais du ), La Chapelle Saint-Mesmin, GHL, , p. 6
  54. « Registre de succession Marie Sophie Lolive, La Chapelle Saint-Mesmin, 1847-1848, 3 Q 32255, Orléans, vue 114/197 », sur https://archives-loiret.fr/, .
  55. « Annonces et avis divers », L'Orléanais,‎
  56. Gaston Deschamps, « La vie littéraire », Le Temps,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le )
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