Moëslains

Moëslains
Moëslains
L'entrée du village.
Blason de Moëslains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise
Maire
Mandat
Michel Hurson
2020-2026
Code postal 52100
Code commune 52327
Démographie
Gentilé Mediolanais, Mediolanaises
Population
municipale
467 hab. (2023 en évolution de +9,88 % par rapport à 2017)
Densité 288 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 16″ nord, 4° 53′ 46″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 157 m
Superficie 1,62 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Saint-Dizier
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Dizier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Dizier-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Moëslains
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Moëslains
Liens
Site web moeslains.fr

Moëslains [mwalɛ̃] est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie

Moëslains est un village situé à 5 km à l'ouest de Saint-Dizier, en aval de la Marne.

Hydrographie

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Marne et le canal d'Amenée du Barrage Réservoir Marne[1],[Carte 1].

La Marne prend sa source sur le plateau de Langres, dans la commune de Saints-Geosmes (Haute-Marne) et se jette dans la Seine entre Charenton-le-Pont et Alfortville (Val-de-Marne) dans le quartier de Conflans-l'Archevêque[2].

Le canal d'amenée du Barrage-réservoir Marne est un canal, chenal et un cours d'eau naturel non navigable de 19 km reliant Saint-Dizier à Giffaumont-Champaubert où il se jette dans le canal de restitution[3].

Les côtes noires, falaise au bord de la Marne à Moëslains
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Moëslains[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 885 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Dizier à 5 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 794,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,5 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Moëslains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Dizier[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[15]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,7 %), forêts (18,2 %), zones urbanisées (16 %), mines, décharges et chantiers (1 %), zones humides intérieures (0,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Castrum Mediolanense (1062) ; Mediolanum castrum (XIe siècle) ; In pago Catalaunensi, ecclesia Sancte Marie apud Mediolanum castrum (1107) ; Moelem (1170) ; Mellain (vers 1172) ; Moeleun (1189) ; Meelen (1190) ; Maalain, Moelin (vers 1200) ; Moielan (1204-1210 environ) ; Molen (1230) ; Moielain (1240) ; Moyelans (1301) ; Moelain (1304) ; Molain (1329) ; Moîlain (1450) ; Moillain (1576) ; Moilin-sur-Marne (1771) ; Moelains (XVIIIe siècle) ; Moëslains (1889)[19].

De l'adjectif gaulois Medio « central » en composition, notamment avec le gaulois lann, « endroit consacré ». C’est ainsi que le curé de Moëslains, qui sait que le village est désigné Mediolanum (Mediolanum castrum au XIe siècle) dans un texte latin, pense « que l’origine de ce mot vient de ce que Moëslains tient le milieu entre les villages de Valcourt et de Hoëricourt »[20].

Traditionnellement les linguistes et toponymistes attribuent à ce toponyme le sens de « [localité au] milieu de la plaine » ou « plaine du milieu »[21] sur la base du gaulois medio- (medios) « du milieu, central », apparenté directement au vieux breton med, met et par l'indo-européen au latin medius[22]. Le second élément -lano- serait un mot *lanon non attesté en gaulois, mais reconstitué d'après le latin plānus « plat ». L'interprétation actuelle est plutôt « sanctuaire entre deux » ou intermédiaire, à mi-lieu[23].

L'historien français Henri Martin a suggéré dès le XIXe siècle que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte[24] et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du XIXe siècle comme exacte[25], avec la nuance toutefois de « centre sacré »[22].

Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».

Histoire

Il existait un château de Moëlain, construit lors de la seconde moitié du XIe, où le seigneur était Vitier de Moëslains qui, de retour de Terre-Sainte fit construire une chapelle dédiée au saint Sépulcre sur le lieu d'ermitage de Saint Louvent[26]. En 1200, la seigneurie dépendait de la châtellenie de Rosnay donc du comté de Vertus[27].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Claudette Vanneau    
2014 en cours Michel Hurson    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2023, la commune comptait 467 habitants[Note 6], en évolution de +9,88 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263264227230268270266253254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
247235218189182204177158174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
138121161158161147156172202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
241252468540606530494486440
2015 2020 2023 - - - - - -
432453467------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Lieux et monuments

  • Église Saint-Nicolas, de la deuxième moitié du XIXe siècle.
  • La Chapelle Saint-Aubin du XVIe siècle, classée Monument Historique en 1862. Elle contient deux statues classées : une Vierge à l'Enfant du XVIe et une statue de saint Aubin du XVIIIe.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Moëslains Blason
Coupé émanché de deux pièces: au 1 de gueules au léopard d'or, au 2 d'azur à deux crosserons adossés d'argent[32].
Détails
Créé par JF Binon. Adopté le 9 novembre 2015

Voir aussi

Bibliographie

  • Berton-Guyot, Haute-Marne l'encyclopédie, éd. Crépin-Leblond, 2001, p232.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Dizier comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Moëslains » sur Géoportail (consulté le 30 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. « Fiche communale de Moëslains », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  2. Sandre, « la Marne »
  3. Sandre, « le canal d'amenée du Barrage-réservoir Marne »
  4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Moëslains et Saint-Dizier », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Saint-Dizier », sur la commune de Saint-Dizier - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Saint-Dizier », sur la commune de Saint-Dizier - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Saint-Dizier », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. Insee, « Métadonnées de la commune de Moëslains ».
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Dizier », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Haute-Marne, Paris, Impr. nationale, , p. 109.
  20. Louis Richard, Le Dictionnaire toponymique de la Haute-Marne [article] : Espace représenté, espace dénommé - Géographie, cartographie, toponymie. Actes du Colloque d’onomastique de Reims (octobre 2005), vol. 13, Paris, coll. « Société française d'onomastique », , p. 314.
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 427a.
  22. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux celtique continental, Paris, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 220 - 221.
  23. Roger Brunet, Trésor du terroir : Les noms de lieux de la France, CNRS éditions (ISBN 978-2-271-09278-6).
  24. Henri Martin, Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Paris, Furne, (BNF 41665440).
  25. (it) Venceslas Kruta, La grande storia dei Celti : la nascita, l'affermazione e la decadenza, Rome, Newton e Compton Editori, , 492 p. (ISBN 88-8289-851-2).
  26. M. Bur, De la villa d'Olonne à la ville de Saint-Dizier, recherches sur le processus d'urbanisation en Champagne du VIIIe au XIIe siècle, SACSAM, CXIII, 1998, Châlons, p111.
  27. A. Lognon, Documents relatifs au comté de Champagne et de Brie, tome I, Paris, 1901.
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  32. Armorial de France, p. 19729.
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