Mohamed Bu Lahya

Mohamed Ben Ali el-Oukili
Fonctions
Ministre de la Justice et des Affaires religieuses de la République du Rif
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ⵎⵓⵀⴰⵎⴻⴷ ⴱⴻⵏ ⴰⵍⵉ ⴻⵍ ⵓⴽⵉⵍⵉ
Surnom
Mohamed Bu Lahya
Nationalité
Appartenance ethno-culturelle
Autres informations
Membre de
Conflit

Fqih Mohamed Ben Ali el-Oukili, dit Mohamed Bu Lahya (1857 – 1941), est un militaire et homme politique rifain de la tribu des Aït Touzine. Il fut ministre de la Justice de la République du Rif sous la direction de Abd el-Krim.

Biographie

Jeunesse et formation

Originaire des Aït Touzine, Mohamed Bu Lahya reçoit une éducation religieuse et poursuit ses études à Fès, où il se forme en droit islamique et en théologie[1].

Engagement dans la guerre du Rif

À partir de 1921, il devient un proche collaborateur d’Abd el-Krim, jouant un rôle dans la diffusion des positions du gouvernement rifain et dans la promotion de l’application de la charia. Il partageait cette mission avec le caïd al-Shargi, autre religieux influent dans la région[1].

L’occupation de Nador

Le , après l’évacuation de Nador par l’armée espagnole, des combattants des Aït Ouriaghel et des Iboqayen entrent dans la ville. Leur nombre est estimé entre 200 et 600 hommes. Bu Lahya, désigné par Abd el-Krim comme son calife à Nador, prend alors le commandement. Le lendemain, au marché, il est proclamé représentant personnel d’Abd el-Krim et détenteur de son autorité[2].

Ministre de la Justice

En 1923, il est nommé ministre de la Justice de la République du Rif, poste qui échappe à la domination des Aït Ouriaghel contrairement à la plupart des autres ministères. Abd el-Krim privilégia alors des figures idéologiquement attachées à l’application de la charia, comme Bu Lahya, al-Shargi et Abdallah al-Temsamani[2].

Bu Lahya continue néanmoins à participer à des opérations militaires, ce qui confie une partie de la gestion quotidienne du ministère à ses collaborateurs. Les trois hommes mettent en place un système judiciaire visant à renforcer l’ordre social et religieux au sein de la République du Rif[1].

Fin de la guerre et exil

À la suite de la reddition d’Abd el-Krim en 1926, Bu Lahya est arrêté à Targuist par les autorités françaises. Il est exilé à Safi, dans le Protectorat français au Maroc. Fidèle à ses convictions, il ne renia jamais son engagement dans la guerre ni sa participation au gouvernement rifain. Il y meurt en 1941.

Références

  1. (en) Pennell, « A critical investigation of the opposition of the Rifi confederation led by Muhammed bin 'Abd al-Karim al-Khattabi to Spanish colonial expansion in northern Morocco, 1920-1925, and its political and social background », thèse, University of Leeds,‎ , p. 556 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  2. Vincent Courcelle-Labrousse et Nicolas Marmié, La guerre du Rif (Maroc 1921-1926), Paris, Tallandier,

Voir aussi

Liens externes

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Mohamed Bu Lahya » (voir la liste des auteurs).
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