Mohamed Hamdan Dogolo
| Mohamed Hamdan Dogolo محمد حمدان دقولو | |
Hemedti reçu en audience en Russie le 25 février 2022. | |
| Fonctions | |
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| Président du Conseil présidentiel du gouvernement de paix et d'unité | |
| En fonction depuis le (8 mois et 22 jours) |
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| Vice-président | Abdelaziz al-Hilu |
| Premier ministre | Mohamed Hassan al-Taaychi |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Vice-président du Conseil de souveraineté de transition de la république du Soudan | |
| – (1 an, 6 mois et 8 jours) |
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| Président | Abdel Fattah al-Burhan |
| Prédécesseur | Lui-même |
| Successeur | Malik Agar |
| Vice-président du Conseil de souveraineté de la république du Soudan | |
| – (2 ans, 2 mois et 4 jours) |
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| Président | Abdel Fattah al-Burhan |
| Prédécesseur | Lui-même (vice-président du CMT) |
| Successeur | Lui-même |
| Vice-président du Conseil militaire de transition | |
| – (4 mois et 8 jours) |
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| Président | Abdel Fattah al-Burhan (président du Conseil militaire de transition) |
| Prédécesseur | Kamal Abdelmarouf |
| Successeur | Lui-même (vice-président du CS) |
| Commandant des Forces de soutien rapide (FSR) | |
| En fonction depuis mi-2013 | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Mohamed Hamdan Dogolo Moussa |
| Surnom | Le Boucher du Darfour |
| Date de naissance | (50-51 ans) |
| Lieu de naissance | Soudan ou Tchad |
| Nationalité | Soudanaise |
| Parti politique | Indépendant |
| Fratrie | Abdul Rahim Hamdan Dogolo |
| Profession | Officier |
| Religion | Islam sunnite |
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| Vice-chefs d'État soudanais | |
Mohamed Hamdan Dogolo (ar : محمد حمدان دقولو) (var. : Dagalo, Daglo, Daglu) alias Hemedti (ar : حميدتي) (var. : Hemeti, Hemeidti, Himeidti, Hemmeti, Hemetti, Himeiti, « petit Mohamed »[1]), né en 1975, est un chef de guerre et homme politique soudanais.
Il est le commandant de l'une des plus puissantes milices génocidaires du Darfour pro-gouvernementales, dite janjawid, dans la guerre du Darfour[2]. Puis, il est le chef d'unités régulières paramilitaires qui ne sont en fait que des milices janjawid officialisées, à savoir la Brigade du renseignement aux frontières et depuis 2013 les Forces de soutien rapide (FSR)[3]. Cette milice, financièrement soutenue par le gouvernement des Émirats arabes unis, mène depuis une rébellion contre les Forces armées soudanaises, et contrôle à ce jour certaines parties de la région de la capitale Khartoum, certaines parties de la capitale à proprement parler et de la région du Darfour. Les FSR, qui défendent le suprémacisme baggara, commettent de nombreuses atrocités contre les populations autochtones noires non-arabes du Darfour[4]. Hemedti est un des principaux perpétrateurs du génocide du Darfour, tant dans les années 2000 qu'actuellement dans les années 2020.
Il est accusé d'avoir commis « d'innombrables crimes de guerre. » declare Niemat Ahmadi, fondatrice du Darfur Women Action Group. Elle dit que Hemedti est devenu très connu durant la guerre du Darfour « à cause des personnes qu'il a tuées, du nombre de villages qu'il a détruits, des nombreuses femmes qui ont été violées[5]. » Eric Reeves, chercheur et professeur universitaire spécialiste du Soudan, estime qu'il est probable que Hemedti ait « accumulé plus de sang soudanais sur ses mains dans le conflit au Darfour et dans le conflit au Kordofan du Sud — ainsi qu'à Khartoum et ailleurs — que tout autre homme dans le pays » et que la gestion de la guerre par Hemedti s'est faite « au moyen de crimes atroces en série, y compris un génocide et des crimes contre l'humanité[6]. »
En 2019, à la suite de la chute du régime d'Omar el-Bechir, il devient le numéro deux du Conseil militaire de transition, puis du Conseil de souveraineté, tous deux présidés par le général Abdel Fattah al-Burhan.
Le , il est nommé par al-Burhan vice-président du Conseil de souveraineté de transition de la République du Soudan. En , voulant devenir le seul maître du Soudan, Hemedti rompt son alliance avec al-Burhan et déclenche l'actuelle guerre civile, surnommée la « guerre des généraux » en raison de l'antagonisme personnel entre les deux généraux qui constitue l'élément central de cette guerre[7]. Durant cette guerre, il commet de nouveau un génocide dans le Darfour. Cette guerre contribue à créer une famine qui touche 20 millions de personnes et qui a causé la mort de 522 000 enfants[8].
Hemedti est considéré comme l'homme le plus riche du Soudan ; il emploie sa fortune sans compter pour blanchir son image à la recherche d'une reconnaissance internationale servant ses ambitions politiques.
Jeunesse et famille
Mohamed Hamdan Dogolo, un arabophone des Mahariya des Rizeigat, une tribu membre du peuple baggara[9], est le neveu de Juma Dogolo, leader du clan Aoulad Mansour[2] au sein des Mahariya. Ce dernier aurait dirigé la première grande attaque contre le gouvernement par les Janjawids sur la montagne centrale de Jebel Marra sur Kidinjir, quatre mois avant que les rebelles du Darfour se soient déclarés.
Issu d'un milieu nomade, la date de naissance complète de Hemedti est inconnue, tandis que son année et lieu de naissance ne sont pas connus avec certitude. Il déclare être né au Soudan, mais selon la BBC[10], The Guardian[11] et Al Jazeera[12], il serait plutôt né au Tchad, sa famille s'étant réfugiée au Darfour dans les années 1980 afin de fuir la violence de la guerre civile tchadienne et la sécheresse. Son année de naissance est probablement 1975, mais les années 1973 et 1974 sont également proposées.
Dans une entrevue accordée en 2009 au journaliste et chercheur Jerome Tubiana, spécialiste du Soudan et anciennement membre du International Crisis Group[13], Hemedti déclare que son oncle, Juma Dogolo, a échoué à être reconnu comme chef tribal dans le Darfour du Nord et s'est réfugié avec sa famille dans le Darfour du Sud[12]. Il raconte qu'ils y ont été chaleureusement accueillis par les chefs du peuple masalit qui les autorisent à s'installer sur une terre appartenant au peuple four (deux peuples qui seront plus tard victimes des exactions génocidaires des Janjawid et des FSR de Hemedti)[14]. Dogolo quitte l'école après le primaire, s'installe au Darfour du Nord en 1987[15] et devient marchand de chameaux avant de partir faire ses classes dans les rangs de la milice arabe des Janjawid[1].
Avant l'éclatement de la guerre du Darfour, Dogolo était issu d'une famille de marchands de bétails, d'industriels, de propriétaires miniers et d'entreprises téléphoniques : il est issu d'une famille disposant d'un « empire industriel »[16],[17]. Une source indique qu'il aurait été bandit de grand chemin avant la guerre[18], mais cette affirmation a été réfutée par Jerome Tubiana[19].
Guerre du Darfour
Dogolo aurait été approché par les autorités soudanaises après que des Zaghawas aient attaqué une de ses caravanes, volé 3 400 animaux, et enlevé 77 personnes dont 10 membres de sa famille. Mohamed Hamdan Dogolo et ses hommes ont ainsi été recrutés et armés par le gouvernement soudanais pour combattre les rebelles en 2003 et assurer la sécurité de la zone de Nyala[16]. Dogolo y gagne son nom de guerre « Hemedti » (petit Mohamed) en raison de son visage resté longtemps juvénile[20].
Création de la milice et massacres d'Adwa
La milice arabe rizeigat qu'il dirige est impliquée dans l'attaque sur le village d'Adwa le , une opération planifiée en coordination avec le gouvernement soudanais[2]. Hemedti a aussi été l'un des dirigeants d'un massacre plus important à Adwa le [21]. L'attaque de novembre a commencé le matin à 6h00. Sous les ordres de Hemedti et en participant directement avec ses hommes, la milice rizeigat a tué 126 habitants du village, dont 36 enfants[22], a brûlé toutes les maisons, a violé des filles et a détenu des femmes pendant deux jours. Hemedti a dit aux enquêteurs de l'Union africaine que le massacre a été planifié avec le gouvernement pendant plusieurs mois. La milice a brûlé des corps et jeté d'autres dans des puits afin de cacher des preuves[21].
En , il aurait été reçu à deux reprises par le président Omar el-Bechir qui souhaitait l'encourager à mener une offensive à Um Sidr et Kiryari, dans le nord du Darfour, prises peu de temps auparavant par les rebelles[23].
La milice a ensuite fait défection[24] en 2007 à la suite du mécontentement général des Arabes sur le résultat de l'accord d'Abuja conclu en 2006, et signé un pacte avec le MLS de Abdelwahid al-Nour[25]. Cette mutinerie prendra fin au début de l'année 2008 après que Hemedti et ses hommes eurent vu leurs revendications financières satisfaites[9].
Hemedti est peu à peu promu par le pouvoir de Khartoum, jusqu’à ce que ses Janjawid soient regroupés en 2013 dans un corps paramilitaire, les Forces de soutien rapide (FSR), placées sous la responsabilité d’Omar el-Bachir[1]. Ce dernier appelle alors Dogolo « Himayti »; signifiant « mon protecteur »[1].
Forces de soutien rapide et opération Été décisif
En 2014, les Forces de soutien rapide (FSR) sous la direction de Hemedti lancent l'opération Été décisif (« Decisive Summer ») dans le Darfour du Sud et le Darfour du Nord entre fin février et début , qui a abouti à des tueries, des viols en masse et la torture des civils, le déplacement forcé des communautés entières, ainsi que la destruction de l'infrastructure nécessaire à la survie dans l'environnement désertique dont des puits, des réserves d'alimentation, des abris et des outils d'agriculture. Sous les ordres de Hemedti, les FSR ont plusieurs fois attaqué et brûlé dix villes dans le Darfour du Sud, surtout le et le lendemain, causant la mort de plusieurs hommes, femmes et enfants[26]. Des éléments sur l'implication directe de Hemedti dans ces violences ont été collectés par Human Rights Watch (HRW), notamment dans le village de Hiraiga et celui voisin d'Afouna[26].
En , sous la direction de Hemedti, les FSR se sont déplacés vers le Darfour du Nord où ils ont continué à détruire des villages et tuer et violer des civils. Dans la phase II de l'opération Été décisif, les FSR et d'autres soldats gouvernementaux ont mené une campagne de massacres et de viols de civils dans le Djebel Marra entre et [26], sciemment selon des témoignages recueillis par HRW[26]. Un ancien soldat membre des FSR qui a fait défection du groupe, Ibrahim, raconte dans son témoignage à HRW que Hemedti et d'autres officiers ont ordonné aux soldats « d'abuser des femmes ». Ibrahim raconte qu'il a vu onze femmes être violées lors d'une attaque des FSR et qu'il a lui-même tué une femme qu'il tentait de violer[27].
Hemedti a fondé le groupe Al-Junaid, d'abord destiné à l’exploitation des mines d’or avant de se diversifier, et plusieurs sociétés écrans pour financer la milice[28]. L’ONG Global Witness indique que « Hemedti est aujourd’hui à la tête d’un vaste complexe paramilitaro-industriel. Il contrôle à la fois une puissante force militaire et une source indépendante de richesse[28]. »
Hemedti est le promoteur de l'engagement d'un contingent soudanais au sein de la coalition menée par l'Arabie saoudite dans la guerre du Yémen, depuis 2015[29]. Au Yémen, les soldats de Hemedti ont tué des civils non-armés, détruit des infrastructures civiles et commis d'autres crimes de guerre et crimes contre l'humanité[30],[31],[32].
Révolution soudanaise
Lorsque la révolution soudanaise commence en , Hemedti y voit une fenêtre d'opportunité pour ses ambitions personnelles, et se retourne contre son ancien mentor à la tête du Soudan, Omar el-Bechir[1]. Le , il devient vice-président du Conseil militaire de transition[33].
D'après des témoignages de soldats des Forces de soutien rapide (RSF) recueillis par la BBC, il est celui qui a ordonné le massacre du 3 juin 2019, causant la mort d'au moins 108 personnes[34]. Bien que la lumière n'ait pas été complètement faite sur ce drame à ce jour, la responsabilité directe de Hemedti dans la perpétration de ce massacre a été établie sur la base de plusieurs vidéos, témoignages et entretiens de nombreux soldats et militants civils[35].
Le , un mois après un accord entre l'alliance des Forces de la liberté et du changement (FLC ou ALC) et les putschistes, un Conseil souverain de onze membres dirigé par le général Abdel Fattah Abdelrahmane al-Burhan pour une durée prévue de 21 mois, est formé[36]. Il prête serment le lendemain[37].
Son frère, Abdul Rahim Hamdan Dogolo, est le commandant adjoint des FSR. Celui-ci conduit en une délégation d'officiers soudanais en Israël pour envisager une coopération sécuritaire avec les autorités de ce pays[38].
Coup d'État de 2021 au Soudan
Mohamed Hamdan Dogolo participe au putsch d’octobre 2021 mené par Abdel Fattah al-Burhan, mettant un coup d’arrêt à la transition démocratique[1]. Dix mois plus tard, il déclare que ce putsch a échoué, et relance les négociations avec les Forces de la liberté et du changement, avec qui la junte militaire signe un accord le [1].
En , Hemedti est nommé « homme de l’année » par la Commission nationale soudanaise des droits humains[1]. Il s'agit d'une tentative de blanchir le passé du chef paramilitaire, prêt à tout pour faire oublier son parcours sulfureux et se poser en réconciliateur du Soudan[1].
Rapprochement avec la fédération de Russie
Lors d'une rencontre le , avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, le général al-Burhan salue le déploiement de mercenaires russes de la société militaire privée Wagner aux côtés des Forces de soutien rapide. Hemedti rencontre également Lavrov lors de sa visite au Soudan.
Le , CNN publie une enquête qui révèle que le groupe Wagner aurait livré des missiles sol-air aux Forces de soutien rapide depuis les zones libyennes sous le contrôle de l'Armée nationale libyenne du général Khalifa Haftar. Le groupe Wagner et les FSR ont démenti ces informations.
Guerre civile soudanaise (depuis 2023)
Le , l'armée soudanaise (FAS) accuse les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir attaqué des bases dans tout le pays. Cette rupture par Hemedti de son alliance entre lui et al-Burhan est l'élément déclencheur d'une nouvelle guerre civile. Les soldats du général Dogolo affirment avoir pris le contrôle du palais présidentiel et de l'aéroport de Khartoum et de la base aérienne de Jebel Aulia[39]. À l'aéroport de Khartoum, les miliciens des FSR incendient des avions civils, dont un de la Saudi Airlines.
En réaction, l'armée de l'air soudanaise effectue des raids aériens à Khartoum sur des positions tenues par les FSR[40].
Il est limogé de son poste de vice-président du conseil de souveraineté de transition de la république du Soudan le .
En , Hemedti est la cible de sanctions américaines pour « son rôle dans les atrocités systématiques commises contre le peuple soudanais », incluant des « meurtres systématiques d'hommes et de jeunes garçons ainsi que de viols ciblés de femmes et de jeunes femmes du fait de leur origine ethnique »[41].
Il proclame un gouvernement parallèle avec nouvelle monnaie et documents d’identité, sollicitant la reconnaissance de l'Union africaine, tandis que le gouvernement soudanais suspend les importations kényanes après un accord à Nairobi, aggravant une crise humanitaire marquée par des milliers de morts, des millions de déplacés et un risque de famine selon l’ONU[42],[43].
Le Mouvement populaire de libération du Soudan - Nord (MPLS-N), dirigé par Abdelaziz al-Hilu (en), déclare son soutien à Hemedti et à son gouvernement parallèle[44].
Le , la composition de ce gouvernement parallèle est annoncé et Hemedti est élu à la tête du conseil présidentiel. Au même moment, la situation humanitaire de la populations civile continue de se détériorer très rapidement et de manière catastrophique. Les forces de Hemedti en sont les principaux responsables et créent volontairement une famine comme arme de guerre[45].
Le , les soldats des FSR prennent possession de la ville d'El Fasher et l'armée soudanaise se retire, renforçant la puissance de Hemedti et son contrôle de l'ouest du Soudan. Des vidéos de meurtres de civils sont filmés et diffusées par des soldats des FSR sur les réseaux sociaux[46]. Plus de 460 personnes sont tuées dans une maternité qui était devenue le seul hôpital fonctionnel de la ville[47]. Selon l'ONU, 260 000 personnes, dont la moitié sont des enfants, sont volontairement privés de nourriture, d'eau et de soins médicaux par les FSR[48]. Les tueries se poursuivent dans les jours qui suivent, avec un bilan de plusieurs milliers de morts civils[49].
Personnalité
Le journaliste néerlandais Klaas van Dijken, qui a rencontré Hemedti en 2020, le décrit comme un personnage ambivalent : « très éloquent et agréable, voire sympathique. Mais en même temps, il représente le pouvoir et il le sait. Il a l’aura de celui qui décide si tu quitteras la pièce vivant ou pas. Et sa gentillesse apparente le rend encore plus inquiétant quand on sait de quoi il est accusé »[1].
Notes et références
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- ↑ Voir le reportage « Sudan: Meet the Janjaweed » de Unreported World (en) du 14 mars 2008 dans laquelle Hemidti et ses hommes sont interviewés. [1]
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- ↑ « Après les massacres à El-Fasher, au Soudan, l’implication des Emirats arabes unis et la « responsabilité collective » des Occidentaux », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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