Mohamed Taleb (résistant)
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Mohamed Taleb, né à Maghnia (Marnia) en Algérie en 1894 et mort à Boulogne-Billancourt (France) en 1982, est un militaire et résistant franco-algérien.
Biographie
Taleb Bekai Ould Abdallah Ould Mohamed, dit Mohamed Taleb, naît en mars ou à Marnia, en Algérie française[1]. Il est le fils d’Abdallah ben Ahmad et de Kadia Ben Yaya[2].
Il s'engage en 1914 dans l'armée française, dans le 2ᵉ régiment de spahis algériens. Il prend part dans un premier temps à la campagne du Maroc[3] et reçoit la médaille coloniale en 1915, avant de se battre lors de la Première Guerre mondiale en France à partir d'[2], dans la Somme et la Meurthe-et-Moselle[3]. Blessé, notamment par gaz asphyxiant, il rentre en Algérie dans l’hiver 1917[1].
Il quitte l'armée en 1919 avec le grade de maréchal-des-logis[2]. Il se marie en 1921 avec Khadra Ben Salem[1], deux ans après son retour en Algérie.
De retour en France à partir de 1926, d'abord dans le Nord, il est boucher à Bordeaux, dans le quartier Saint-Michel[1], au commencement de la Seconde Guerre mondiale.
Pendant l’Occupation, Mohamed Taleb s'engage dans la Résistance dès . Avec avec le père Louis de Jabrun, il apporte son aide à des soldats en fuite en fournissant hébergements et faux papiers. Selon la Croix-Rouge, il aurait pris part à l’évasion « de plus d’un millier de soldats français et indigènes enfuis d’Allemagne »[1].
Mohamed Taleb et Louis de Jabrun sont arrêtés le et enfermés au fort du Hâ à Bordeaux[1]. Parmi leurs dénonciateurs figure un autre Algérien ayant choisi la collaboration, Ahmed Bioud.
Le suivant, Mohamed Taleb est déporté à Buchenwald, puis à Dora. Libéré le , il revient vivant, mais psychiquement affecté, perdant la raison et la mémoire[1].
Il vit à Boulogne-Billancourt. Ayant fait le choix de rester en France après l’indépendance de l'Algérie, il meurt en 1982[3].
Postérité
Tombé dans l'oubli, il en sort grâce aux recherches de l'historien Jean-Christophe Notin[3].
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur (1960) ; officier en 1958[2]
Croix de guerre -[3]
Croix du combattant volontaire de la Résistance (1952)[3]
Médaille coloniale (1915)[2]
Références
- Maryan Charruau, « Qui était Mohamed Taleb, résistant oublié de Bordeaux ? », sur Sud Ouest, (consulté le )
- Marie-Cécile Bouju, « TALEB Mohamed », sur maitron.fr, Le Maitron, .
- Stéphanie Trouillard, « Mohamed Taleb, résistant algérien oublié, ressuscité par les réseaux sociaux », sur france24.fr, France 24, .
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Christophe Notin, À la recherche de Mohamed Taleb, Grasset, , 312 p. (EAN 9782246841463)
Articles connexes
Liens externes
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