Mohammad-Reza Aref

Mohammad-Reza Aref
محمدرضا عارف
Illustration.
Mohammad-Reza Aref en 2025.
Fonctions
Premier vice-président de la république islamique d'Iran
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 24 jours)
Président Massoud Pezechkian
Gouvernement Pezechkian
Prédécesseur Mohammad Mokhber

(4 ans et 15 jours)
Président Mohammad Khatami
Prédécesseur Hassan Habibi
Successeur Parviz Davoodi
Vice-président de la république islamique d'Iran

(9 mois et 9 jours)
Président Mohammad Khatami
Prédécesseur Mohammad-Ali Najafi
Successeur Mohammad Sattarifar
Ministre de la Poste, du Télégraphe et des Téléphones

(2 ans, 9 mois et 28 jours)
Président Mohammad Khatami
Prédécesseur Mohammad Gharazi
Successeur Nasrollah Jahangard (intérim)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Yazd (Iran)
Nationalité Iranienne
Parti politique Front de participation à l'Iran islamique
Diplômé de Université Stanford
Université de Téhéran
Profession Ingénieur

Signature de Mohammad-Reza Arefمحمدرضا عارف

Image illustrative de l’article Mohammad-Reza Aref

Mohammad-Reza Aref , né le à Yazd[1], est un scientifique et homme politique iranien. De tendance réformiste, il est premier vice-président de la république islamique d'Iran de 2001 à 2005 et à nouveau depuis 2024.

Biographie

Au début des années 1970, il commence des études à l'université de Téhéran. Arrêté et interrogé par le Savak (« le service secret du chah »), soupçonné d'être un dissident, il part pour les États-Unis en 1975, et étudie l'électrotechnique à l'université Stanford[2],[1]. De retour dans son pays après la révolution iranienne de 1979 qui instaure une république islamique, il entame une carrière de scientifique et d'universitaire, devenant finalement professeur d'électronique à la prestigieuse université de technologie de Sharif[2],[1]. Il mène également une carrière politique, vice-ministre des télécommunications peu après la révolution[2], puis premier vice-président de la république sous Mohammad Khatami de 2001 à 2005[3].

Mohammad-Reza Aref en 2016.

« Réformateur au profil bas », il est jugé suffisamment conservateur et loyal envers le Guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei pour que le Conseil des gardiens de la Constitution l'autorise à se présenter à l'élection présidentielle de juin 2013[1]. Parmi les huit candidats autorisés, il est le seul à être considéré plutôt réformateur, et n'est pas perçu comme l'un des principaux candidats. Pour Azedeh Khian-Thiébaut, spécialiste de l’Iran (université Paris VIII), sa candidature a été permise « pour faire de la figuration, pour donner l’illusion que les candidats ne sont pas tous issus du même rang ». Peu connu, n'ayant « aucun charisme », il ne serait pas apte à mobiliser les électeurs réformateurs[3]. Il est le candidat du Front de participation à l'Iran islamique[4]. Cependant, quatre jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, il retire sa candidature à la demande de Mohammad Khatami, afin de ne pas diviser le camp des modérés[5].

En 2021, il se déclare à nouveau candidat à l'élection présidentielle, mais sa candidature est rejetée par le Conseil des Gardiens[6],[7].

Il redevient premier vice-président de la république islamique d'Iran le après la mort accidentelle du président conservateur Ebrahim Raïssi et l'élection du réformiste Massoud Pezechkian.

Références

  1. (en) "Profiles: Iran election candidates", BBC News, 22 mai 2013
  2. « Mohammad-Reza Aref : le réformateur effacé », Le Monde, 23 mai 2013
  3. « Présidentielle iranienne : "Vers un pouvoir sans partage du Guide suprême" », France 24, 22 mai 2013
  4. (en) "Iran presidential elections: who are the eight candidates?", Euronews, 22 mai 2013
  5. « Présidentielle iranienne : Aref se désiste », Le Monde, 11 juin 2013
  6. (en) « Aref to run for president », sur Tehran Times, (consulté le )
  7. « Sept candidats à l’élection présidentielle approuvés en Iran », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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