Mohssin Harraki
|frameless|upright=1]]| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
محسن حراقي |
| Nationalité | |
| Activité |
Artiste visuel |
| Formation | Institut des Beaux-Arts de Tetouen École nationale supérieure d'art de Dijon |
| Site web |
Mohssin Harraki, né le à Assilah, est un artiste contemporain marocain.
Biographie
Mohssin Harraki naît à Assilah en 1981 où il suit ses études jusqu'à l'âge dix-huit ans ou il obtient son baccalauréat scientifique en 2000. Il rejoint l'Institut des Beaux-Arts de Tétouan en tant qu'étudiant libre en parallèle de ses études à la Faculté des sciences, Université Abdelmalek Essaâdi. En 2003, il s'inscrit officiellement à l'Institut des Beaux-Arts de Tétouan et en 2007, après quatre tentatives de concours, il obtient son diplôme d'art. S'ensuivent son diplôme d'arts plastiques à l'École supérieure d'art et de design Toulon Provence Méditerranée en 2009 et son diplôme supérieur d'expression plastique à l'École nationale supérieure d'art de Dijon en 2011.
Mohssin Harraki déploie une pratique pluridisciplinaire, dessin, vidéo, installation, photographie et performance comme une cartographie sensible des tensions entre histoire, mémoire et imagination collective. Son œuvre interroge les architectures invisibles de la culture, les héritages postcoloniaux et les strates de pouvoir qui façonnent nos sociétés, révélant les systèmes implicites qui gouvernent les formes de vie et de pensée. Il explore la généalogie non seulement comme fil historique, mais comme réseau de flux de mémoire, de désir et de transmission, où le pouvoir circule, se transforme et se réinvente.
Son travail est présenté dans de nombreuses expositions dont « Global(e) Résistance » au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (2020), « Infinie Liberté » (2020) au Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Occitane-France, « How to reappear » (2019) au Beirut Art Center, « Dot, Point, Period » (2019)[1] à la galerie Castelli de New York, « Une Nouvelle Humanité » (2018) à la Biennale de Dakar, « 6e biennale de Marrakech » (2017), « Sentences on the Banks and other activities » (2010) au Darat Al Funun de Amman et « Absence-presence, twice » (2013)[2] à la galerie Imane Farès[3] de Paris, en duo avec Joseph Kosuth.
Il travaille avec le dessin, la vidéo, l’installation, la photographie et la performance, comme autant de moyens de questionner des enjeux sociaux et politiques[4]. Parmi ses installations, on peut citer Tagant (2016)[5], un travail sur le cinéaste marocain Ahmed Bouanani à la biennale de Marrakech, et Chant de l’ombre (2018)[6], dans le cadre de sa participation au projet « Measure The Valleys »[7].
Sa démarche s’ancre dans le dialogue avec d’autres artistes, avec ceux qu’il rencontre, et avec son environnement comme un processus de co-construction d’expériences et de savoirs. Elle fonctionne comme un laboratoire de perception et de temporalité, où chaque installation devient un dispositif de recomposition des traces, un espace liminaire où le visible et l’invisible, l’histoire individuelle et la mémoire collective s’entrelacent. Le livre et l’écriture, objets centraux de ses interventions, se transforment en dispositifs de cartographie poétique, capables de réinventer le rapport au temps, d’inscrire l’intime dans le collectif, et de questionner les modalités de la transmission, de l’oubli et de l’imaginaire.
Expositions collectives (sélection)
- L’inattendu du Tout Monde, un hommage à Goddy Leye, L'Appartement 22, Rabat, invité par Art-O-Rama, 2010[8]
- The Arab Shorts, Independent Short Films and Media Art Festival}, Institut Goethe, Le Caire, 2010[9]
- Sentences on the Banks and Other Activities, Darat Al Funun, Amman[10]
- Travail, Mode d’emploi, CENTRALE for contemporary art, Bruxelles, 2012[11]
- Shuffling Cards, Art-Cade, galerie des grands bains, Marseille, 2012[12]
- Momentarily Learning from Mega-Events, Espace indépendant Makan, Amman[13]
- Absence-presence, twice avec Joseph Kosuth, galerie Imane Farès, Paris, 2013[14]
- Here and Elsewhere, New Museum of Contemporary Art, New York, 2014[15]
- Songs of Loss and Songs of Love, Gwangju Museum of Art, 2014[16]
- Spend, galerie Kulte, Rabat, 2017[17]
- No to the Invasion: Breakdowns and Side Effects, CCS, Center for Curatorial Studies, Bard College, New York, 2017[18]
- Volumes fugitifs, Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain, Rabat, 2016[19]
- Merchants of dreams, Museum of art and visual culture, Odense, 2016[20]
- Metaphorai, The Ancient Bath Centre for Contemporary Art, Plovdiv, 2018[21]
- Une Nouvelle Humanité, Dak'art, Biennale de Dakar, 2018[22]
- Measure The Valleys, Parcours d'art contemporain de la Vallée du Lot, Maison des arts Georges & Claude Pompidou, Cajarc / Maisons Daura, Saint-Cirq-Lapopie, 2018[23]
- How to maneuver: Shape-shifting texts and other publishing tactics, Warehouse421, Abou Dabi, 2019[24]
- How to reappear, Beirut Art Center, Beyrouth, 2019[25]
- Dot, Point, Period, galerie Castelli, New York, 2019[26]
- Material Insanity, Musée d'Art contemporain africain Al-Maaden, Marrakech, 2019[27]
- Anthropology of the image, Université de Californie à Davis, 2019[28]
- Belonging, Hunt Museum, Limerick, 2022[29]
- Infinie Liberté, Frac Nouvelle-Aquitaine MECA, Salle St‐Martin à Souillac, 2020[30]
- Global(e) Resistance, Centre Pompidou, Paris, 2020[31]
- Trilogie marocaine, 1950-2020, Musée national centre d'art Reina Sofía, 2021[32]
- Between now and then, Galerie Anna Marra, Rome, Italie, 2022[33]
- LE LEVANT & LE COUCHANT , Musée d'Art et d'Archéologie du Périgord-
France, 2023[34]
- EXILS: Regards d’artistes , Musée de Louvre-Lens, Lens, France, 2024[35]
- LIRE LE CIEL , MUCEM, Musée des Civilisation de l’Europe et de la
Méditerranée, Marseille, 2025[36]
Expositions personnelles (sélection)
- Greffer, Espalier, Dresser, L'Appartement 22, Rabat, 2014[37].
- Matière Grise , Galerie Imane Fares, Paris. 2017[38]
- Illusions, la présence de l'image participe a sa disparition, galerie Imane Farès, Paris, 2020[39]
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à l'audiovisuel :
Références
- ↑ (en) « 'Dot, Point, Period' - a Curated Installation by Joseph Kosuth - Exhibitions - Castelli Gallery », sur www.castelligallery.com (consulté le )
- ↑ crennjulie, « Compte rendu exposition /// Mohssin Harraki – Joseph Kosuth /Galerie Imane Farès /// Artpress.com », sur Julie Crenn, (consulté le )
- ↑ « Galerie Imane Farès », sur Galerie Imane Farès (consulté le )
- ↑ « Mohssin Harraki », sur r22.fr (consulté le ).
- ↑ « 028 | Tagant | 2016 », sur Mohssin Harraki (consulté le )
- ↑ « MOHSSIN HARRAKI », MAGCP, centre d'art contemporain (consulté le ).
- ↑ « MEASURE THE VALLEYS PARCOURS D’ART CONTEMPORAIN EN VALLÉE DU LOT 01 07 — 02 09 2018 | Maison des arts Georges & Claude Pompidou » (consulté le )
- ↑ « L’inattendu du Tout Monde, un hommage à Goddy Leye », Cécile Bourne-Farell, (consulté le ).
- ↑ (en-US) « The Arab Shorts 2010: Independent Short Films and Media Art Festival », Egypt Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) « Sentences on the Bank… and Other Activities », sur daratalfunun.org (consulté le ).
- ↑ « Travail, mode d'emploi », CENTRALE for contemporary art (consulté le ).
- ↑ « Shuffling Cards, Mouvement aléatoire des Cartes », Cécile Bourne-Farell, (consulté le ).
- ↑ (en-US) « Momentarily: Learning from Mega-Events now Available Online », Western Front (consulté le ).
- ↑ « 'absence-presence, twice' », Galerie Imane Farès (consulté le )
- ↑ (en) « Here and Elsewhere », Contemporary And (consulté le )
- ↑ (en-US) « Songs of Loss and Songs of Love : Art Reoriented » (consulté le ).
- ↑ (en-US) « SPEND » (consulté le ).
- ↑ (en) « No To The Invasion: Breakdowns And Side Effects », CCS Bard (consulté le ).
- ↑ « Volumes fugitifs - Les presses du réel (livre) », sur www.lespressesdureel.com (consulté le )
- ↑ (en-US) « Merchants of dreams »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Brandts.dk (consulté le ).
- ↑ (en) « Art Today Association / Center for Contemporary Art - Plovdiv », sur arttoday.org (consulté le ).
- ↑ « Dak’art 2018 – Biennale de Dakar Edition 2018 » (consulté le ).
- ↑ « Measure The Valleys - Parcours d'art contemporain en vallée du Lot 07 — 02 09 2018 », MAGCP, centre d'art contemporain (consulté le ).
- ↑ (en) « How to Maneuver: Shape-Shifting Texts and Other Publishing Tactics », sur aaa.org.hk, Asia Art Archive (consulté le ).
- ↑ « How to reappear : through the quivering leaves of independent publishing », sur zamanbc.com (consulté le ).
- ↑ (en) « A Curated Installation by Joseph Kosuth - 'Dot, Point, Period' », sur castelligallery.com (consulté le ).
- ↑ « Material Insanity », MACAAL (consulté le ).
- ↑ (en-US) « Mohssin Harraki: Debat imaginaire », sur antimagelab, (consulté le ).
- ↑ (en) « Belonging: February 10 - April 24 », sur huntmuseum.com.
- ↑ « Infinie liberté », sur Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA (consulté le ).
- ↑ « Global(e) Resistance », sur Centre Pompidou (consulté le ).
- ↑ (en) « Moroccan Trilogy », sur museoreinasofia.es (consulté le ).
- ↑ (it) « Between Now and Then », sur Galleria Anna Marra (consulté le )
- ↑ « Le Levant et le Couchant », sur Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA (consulté le )
- ↑ « Exposition Exils - Regards d'artistes », sur Louvre-Lens (consulté le )
- ↑ « Lire le ciel - Mucem », sur mucem.org (consulté le )
- ↑ « Mohssin Harraki | Greffer, Espalier, Dresser », sur www.appartement22.com (consulté le ).
- ↑ (en-US) « Matière grise », sur Galerie Imane Farès (consulté le )
- ↑ « [Expo] Avec Mohssin Harraki, la présence de l’image participe à sa disparition », Diptyk Magazine, (consulté le ).
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