Mollie Dyer

Mollie Dyer
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Philip Tucker (d)
Mère

Mollie Geraldine Dyer, née en et morte en , est une travailleuse sociale et communautaire aborigène australienne, connue pour avoir cofondé la Victorian Aboriginal Child Care Agency (en) en . Plus tard dans sa vie, elle devient une aînée aborigène et une porte-parole respectée, connue sous le nom de « Tante Mollie ».

Biographie

Mollie Geraldine Dyer est née en à Barmah, dans l'État de Victoria, en Australie, et est d’origine Yorta Yorta[1]. Elle est la fille de Margaret Tucker, une militante aborigène impliquée dans la création de la Ligue des Aborigènes australiens, et de Philip Tucker, un Irlandais[2].

Dyer grandit à Hawthorn et Hastings et est scolarisée dans un pensionnat religieux à Abbotsford, où elle est la seule élève aborigène. Elle se rend fréquemment en Nouvelle-Galles du Sud pour séjourner chez la famille de sa mère à la mission de Cummeragunja. Lorsque son père est mobilisé à l'étranger pendant la Seconde Guerre mondiale, Dyer, âgée de 15 ans, quitte l'école pour entrer dans le monde du travail, où elle est confrontée au racisme[2].

Dans les années et , Dyer travaille avec un groupe de femmes aborigènes pour mettre en place et fournir des services à la communauté aborigène malgré le manque de financement. En , Dyer accepte un poste à temps plein à la Ligue pour la promotion des Aborigènes (en) [2].

Lorsque le Victorian Aboriginal Legal Service est créé en , Dyer y est employée aussi[2].

En , lors d'une conférence nationale sur l'adoption, Dyer prononce un discours qui lance le débat sur la création d'un organisme dirigé par des Aborigènes pour soutenir les enfants et les familles aborigènes. Cela débouche sur la création de l'Agence victorienne de protection de l'enfance aborigène (en anglais : Victorian Aboriginal Child Care Agency) est ainsi créée, et Dyer en devient la directrice des programmes. Rapidement, des organisations similaires sont créées dans d'autres régions d'Australie[3]. En , Dyer contribue à la création du Secrétariat national de la protection de l'enfance aborigène et insulaire (en)(SNAICC)[4],[5],[1],[6].

Dans les années , Dyer devient une aînée respectée et une porte-parole de sa communauté. Elle fait partie du groupe qui fonde le Brambuk Living Cultural Centre à Halls Gap et occupe des postes au sein de nombreux conseils d'administration et comités. Elle organise également plusieurs conférences de sensibilisation pour les fonctionnaires[2].

Vie privée

De son premier mariage avec Alan Burns en sont nés six enfants, qui s'engagent dans le travail communautaire et l'activisme auprès des Aborigènes. Elle épouse ensuite Charlie Dyer[2]. Outre ses six enfants biologiques, Dyer a accueilli 20 enfants en famille d'accueil[1].

Reconnaissance et distinctions

Dyer est nommé membre de l'Ordre d'Australie dans la liste des distinctions honorifiques de l'anniversaire de la Reine en en reconnaissance de ses services rendus à la communauté aborigène[3].

Elle reçoit le prix de l'Année internationale de l'enfant (en) et la médaille Advance Australia. Le siège de l'Agence victorienne de protection de l'enfance aborigène est nommé en son honneur[2].

Mort et héritage

Dyer est morte en [1],[2]. Les mémoires de Dyer, Room for One More: The Life of Mollie Dyer, sont publiées en , mais ont été écrites avant la mort de Dyer en [3].

Son inscription au Victorian Aboriginal Honour Roll indique « Par ses efforts, elle a remis en question les préjugés institutionnalisés aux plus hauts niveaux, forgeant un héritage de respect et de compréhension qui perdure encore aujourd'hui »[2].

En , elle est inscrite au tableau d'honneur des Aborigènes de Victoria[2].

Une rue de la banlieue de Bonner, dans le territoire de la capitale australienne (ACT), porte son nom[2].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mollie Dyer » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Dyer, Mollie », Australian Women's Register, (consulté le )
  2. (en) « Mollie Dyer AM: A voice for those most vulnerable », Victorian Aboriginal Honour Roll, Victoria State Government, (consulté le )
  3. (en) Linda Briskman, The black grapevine: Aboriginal activism and the stolen generations, Federation Press, (ISBN 978-1-86287-449-7)
  4. (en) « Mollie Dyer AM », Bonmarart Leewik (Strong Ancestors) Project, (consulté le )
  5. (en) « A brief history of SNAICC 1983–2013 », SNAICC, , p. 4
  6. (en) Fiona Davis, « Kooris, Ghubbas and Others: Cross-Cultural Collaboration in the Work of Aboriginal Leader Mollie Dyer », dans Founders, Firsts and Feminists: Women Leaders in Twentieth-Century Australia, Melbourne, The University of Melbourne: eScholarship Research Centre, (ISBN 9781921775680, lire en ligne)

Ascendance

Voir aussi

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’Australie